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La jolie pariétaire se déshabille enfin, rien que pour vos yeux !

par Dr Stéphane Guez

publié le  11 avril 2003

Connaissez-vous la structure des allergènes de la pariétaire, et pourriez vous soutenir une conversation sur le sujet pendant 1heure ? Non, mais cela vous intéresse alors cet article est pour vous.

Les allergènes de la pariétaire. : Colombo P, Bonura A, Costa M, Izzo V, Passantino R, Locorotondo G, Amoroso S, Geraci D. Istituto di Biomedicina e di Immunologia Molecolare ’Alberto Monroy’ del Consiglio Nazionale delle Ricerche, Palermo, Italy dans Int Arch Allergy Immunol 2003 Mar ;130(3):173-9

La pariétaire est un genre des herbacées dicotylédonées de la famille des urticacées qui incluent plusieurs espèces, et son grain de pollen est une des sources d’allergènes les plus importantes de la région méditerranéenne.

Les espèces qui appartiennent à ce genre induisent des réponses IgE chez environ 10 millions de personnes.

L’identification des allergènes par des stratégies indépendantes suggère que les allergènes des 2 espèces les plus communes, la pariétaire judaica et la pariétaire officinalis, ont des poids moléculaires entre 10 et 14 kD et que les allergènes des 2 extraits allergéniques ont une réactivité croisée élevée.

L’analyse biochimique et le clonage moléculaire ont permis d’isoler et de caractériser sur le plan immunologique les 2 allergènes majeurs du pollen de la p judaica : Par j 1 et Par j 2.

La comparaison des séquence suggèrent que la famille des allergènes majeurs Pj de la p judaica appartiennent à la famille non spécifique des protéines de transfert des lipides, et une reconstitution en 3 dimensions par homologie a révélé que l’ensemble des protéines présentent un motif structural très conservé composé de 4 hélices alpha.

L’analyse immunologique a montré que Par j 1 et Par j 2 sont capables de lier la plupart des IgE vis-à-vis de la pariétaire judaica et quelques uns des déterminants ont été séquencés.

Les allergènes recombinants de Par j 1 et Par j 2 ont des propriétés immunologiques équivalentes à leurs correspondants naturels et leur disponibilité représente un outil fondamental pour le diagnostic et le traitement de l’allergie aux pollens de pariétaires.

 Dr Stéphane Guez

Commentaire de l'auteur :

Dans cet article les auteurs font le point sur l’état des connaissances concernant les allergènes de la pariétaire, qui appartiennent à la famille des protéines de transfert des lipides.

La possibilité de produire des allergènes recombinants ouvre des perspectives importantes aussi bien sur le plan thérapeutique que diagnostic.

Il s’agit donc d’un article de synthèse.

Le fait que les allergènes de la pariétaire appartiennent à la famille des protéines de transfert des lipides peut expliquer des allergies croisées alimentaires avec par exemple pêche, abricot, prune cerise etc.

Les recombinants semblent de bonne qualité puisque se liant fortement aux IgE spécifiques des patients allergiques à la pariétaire.

Il y a donc là une possibilité de proposer dans un avenir proche une désensibilisation peut-être plus efficace.

Enfin dans le domaine de la biologie, ces connaissances devraient permettre de disposer de produits d’une plus grande qualité aussi bien pour le diagnostic d’allergie à la pariétaire que pour celui des allergies croisées éventuelles qui y seraient associées.

référence :

http://www.allergique.org/article1039.html


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