Le VEMS au pays du Soleil levant : chinoiserie respiratoire fonctionnelle ! !
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publié le 13 janvier 2003
Il y a depuis quelques temps déjà des discussions sur la limite du VEMS dans l’étude de l’asthme. Beaucoup d’auteurs suggèrent d’utiliser de préférence un autre paramètre lié à la résistance bronchique. Quelles sont les places respectives de ces 2 paramètres, l’un par rapport à l’autre ?
Comparaison des apports et limites de 2 paramètres dans le test de provocation bronchique en utilisant une équation simple. : Yuan Y, Wang Y, Yang L, He T, Zeng J, Luo Y. Department of Internal Medicine, The First Affiliated Hospital, WCUMS, Chengdu 610041 dans Hua Xi Yi Ke Da Xue Xue Bao 2000 Mar ;31(1):86-7, 97
Le but de cette étude a été d’étudier les relations (intérêts et point faibles) de 2 paramètres : le VEMS et la conductance spécifique, lors du test de provocation bronchique.
36 patients asthmatiques ont eu un test de provocation bronchique avec une mesure simultanée de ces 2 paramètres.
Une équation simple a été utilisée. La concentration en traitement bronchoconstricteur nécessaire pour entraîner une diminution de 20% du VEMS (PC20VEMS) et de 35% de la conductance spécifique (PC35%sGaw) a été calculée.
Les résultats montrent
* que les doses nécessaires sont respectivement de 2.73 +/- 2.92 g/l et 1.5 +/- 2.03 g/l pour diminuer le VEMS et la conductance.
* Une différence significative entre les doses nécessaires pour chacune de ces mesures est notée : p<0.05, et le coefficient de corrélation est de r = 0.738.
* L’équation de régression linéaire est : PC35%sGaw = 0.100 + 0.513xPC20 VEMS.
* La PC35sGaw est manifestement plus basse que la PC20VEMS, la quantité de broncho-constricteur pour diminuer la conductance est presque de moitié celle nécessaire pour diminuer le VEMS, ce qui indique donc que la conductance est beaucoup plus sensible que le VEMS comme paramètre d’étude du test de provocation bronchique.
* Le VEMS, cependant nécessite peu de matériel et est plus facile à obtenir et est plus populaire.


Commentaire de l'auteur :
Dans cet article les auteurs démontrent que le VEMS est un paramètre beaucoup moins sensible que la conductance dans l’interprétation d’un test de provocation bronchique chez des asthmatiques.
Cette étude confirme de nombreuses études précédentes. L’intérêt de ce travail est d’avoir appliqué cette recherche au test de provocation bronchique ce qui permet d’avoir effectivement une bonne idée de la sensibilité de ce test puisqu’il faut moins de produit pour entraîner une chute de 35% de cette conductance.
Cependant surtout dans les travaux épidémiologiques le VEMS reste un paramètre de référence car facile à calculer et à réaliser. Alors que la conductance repose sur des techniques qui sont encore discutées et pas totalement standardisées.
référence :
http://www.allergique.org/article746.html
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