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	<title>Actualit&#233;s scientifiques des allergies</title>
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	<description>actualit&#233;s des allergies : publications scientifiques s&#233;lectionn&#233;es, lues et analys&#233;es pour vous.</description>
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		<title>Actualit&#233;s scientifiques des allergies</title>
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		<title>Staphylocoque dor&#233; : le squatteur des sinus de la face</title>
		<link>https://www.allergique.org/Staphylocoque-dore-le-squatteur-des-sinus-de-la-face.html</link>
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		<dc:date>2026-06-02T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>comprendre</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la rhinosinusite chronique, le microbiote nasal est important : sa densit&#233; change, et le Staphylococcus aureus en devient parfois l'acteur principal. Cet article fait le point sur ses s&#233;cr&#233;tions, sur comment les IgE sp&#233;cifiques peuvent peser dans le r&#233;sultat clinique, et pourquoi mesurer ces IgE anti-staphylocoque pourrait devenir un r&#233;flexe diagnostique. &lt;br class='autobr' /&gt; L'exc&#232;s d'hygi&#232;ne est un probl&#232;me aussi important que le manque d'hygi&#232;ne. La muqueuse nasale n'est pas un champ de bataille qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH79/staphylocoque-aureus-rhinite-65945.png?1780437729' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la rhinosinusite chronique, le microbiote nasal est important : sa densit&#233; change, et le Staphylococcus aureus en devient parfois l'acteur principal. Cet article fait le point sur ses s&#233;cr&#233;tions, sur comment les IgE sp&#233;cifiques peuvent peser dans le r&#233;sultat clinique, et pourquoi mesurer ces IgE anti-staphylocoque pourrait devenir un r&#233;flexe diagnostique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exc&#232;s d'hygi&#232;ne est un probl&#232;me aussi important que le manque d'hygi&#232;ne. La muqueuse nasale n'est pas un champ de bataille qui doit rester st&#233;rile : c'est un &#233;cosyst&#232;me. Dans la rhinosinusite chronique, cet &#233;quilibre se modifie et certaines esp&#232;ces s'installent. Parmi elles, le Staphylococcus aureus, ce vieil habitu&#233; de nos fosses nasales, ne vient pas les mains vides : il produit des facteurs qui peuvent aggraver l'inflammation et influencer la tol&#233;rance. Cet article fait le point sur les liens entre microbiote, S. aureus, et immunit&#233; dans les sinus, avec un clin d'&#339;il aux liens avec l'asthme. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.jaci.2026.01.019&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#246;ker et al. Microbial influences on chronic rhinosinusitis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le m&#234;me sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=5246&#034;&gt;Jeune et na&#239;e : il vaut mieux &#234;tre une souris des champs qu'une souris des villes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=5154&#034;&gt;Biotiques en pr&#233;vention de l'ecz&#233;ma ? Pas encore pr&#233;&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=4858&#034;&gt;L'hypoth&#232;se hygi&#233;niste : il y avait longtemps ! Maintenant c'est avec les antibiotiques.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Revue narrative bas&#233;e sur des &#233;tudes de microbiome (culture et s&#233;quen&#231;age 16S et shotgun), analyses de densit&#233; bact&#233;rienne et d'abondance relative, et travaux de physiopathologie sur les facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s de S. aureus. Les auteurs discutent les d&#233;terminants de la colonisation (barri&#232;re muqueuse, peptides antimicrobiens, r&#233;ponses inn&#233;es) et les strat&#233;gies d'&#233;chappement immunitaire, ainsi que l'impact clinique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre les outils du microbiome : &lt;a href=&#034;https://www.niaid.nih.gov/research/microbiome&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;NIH Microbiome research (NIAID)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le microbiote nasal des patients avec rhinosinusite chronique est alt&#233;r&#233; : densit&#233; bact&#233;rienne plus &#233;lev&#233;e et distribution d'esp&#232;ces modifi&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Staphylococcus aureus est plus souvent abondant dans la rhinosinusite chronique que chez des adultes sains, sugg&#233;rant un d&#233;s&#233;quilibre favorable &#224; ce colonisateur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De nombreux patients d&#233;veloppent des IgE sp&#233;cifiques contre des facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s par S. aureus (ent&#233;rotoxines et prot&#233;ines de type serine protease like), ce qui peut alimenter l'inflammation et la symptomatologie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cette sensibilisation IgE semble concerner des profils de maladie plus s&#233;v&#232;res, et elle fait le lien entre sinus et bronches chez certains patients asthmatiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les auteurs sugg&#232;rent d'int&#233;grer la mesure des IgE sp&#233;cifiques &#224; S. aureus dans l'&#233;valuation diagnostique de routine de la rhinosinusite chronique et de l'asthme, pour aider &#224; identifier des endotypes &#224; risque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En pratique, plus propre ne signifie pas moins allergique : l'usage r&#233;p&#233;titif d'antiseptiques et certains antibiotiques peuvent fragiliser l'&#233;cosyst&#232;me nasal et laisser la place &#224; un squatteur opportuniste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mesurer les IgE sp&#233;cifiques de S. aureus, c'est une fa&#231;on d'objectiver une interaction microbe-syst&#232;me immunitaire dans des maladies qu'on r&#233;duit trop souvent &#224; &#8220;sinus bouch&#233;s&#8221; ou &#8220;asthme mal contr&#244;l&#233;&#8221;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La fronti&#232;re entre colonisation et infection reste floue : l'objectif clinique n'est pas la st&#233;rilisation, mais une coexistence muqueuse apais&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'hygi&#232;ne raisonn&#233;e vaut mieux que l'acharnement : on prot&#232;ge les barri&#232;res (lavages doux, humidification, &#233;viter les agressions chimiques inutiles) et on r&#233;serve les antibioth&#233;rapies aux situations pertinentes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La rhinosinusite chronique s'inscrit dans une histoire de microbiote et d'immunit&#233;. Staphylococcus aureus peut jouer un r&#244;le bien plus actif qu'un simple passager, via ses facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s et les IgE sp&#233;cifiques associ&#233;es. Mieux le caract&#233;riser pourrait affiner le diagnostic et soutenir des strat&#233;gies plus cibl&#233;es, sans promettre une asepsie du nez.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#034;Docteur, c'est parce que j'ai un staphylocoque dor&#233; dans le nez !&#034; C'est un lieu commun de consultation. &#192; l'&#233;poque o&#249; le microbe &#233;tait un ennemi la d&#233;tection d'un malheureux staphylocoque dor&#233; dans le nez donnait lieu &#224; une stigmatisation et &#224; la mise en place d'antibioth&#233;rapies s&#233;quentielles qui n'ont &#233;videmment aucun int&#233;r&#234;t : avoir un staph dor&#233; dans le nez est juste normal. Il y a un &#233;quilibre local et tant sur la peau que dans le nez, cette bact&#233;rie est opportuniste et profitera des l&#233;sions occasionn&#233;es pour faire parler ses toxines et obtenir en retour une sensibilisation &#224; ses antig&#232;nes qui vient amplifier les d&#233;g&#226;ts locaux. Appelez le pape ou le dala&#239;-lama selon vos choix et &#233;coutez les : d&#233;posez les armes, le Staphylocoque dor&#233; n'est pas votre ennemi. Il n'est qu'un adversaire d'un soir, qui r&#233;pond &#224; une guerre d&#233;j&#224; entam&#233;e sans lui. Respectez votre flore microbienne et elle vous le rendra.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Microbiome nasal : quand l'exposition se lit dans les narines</title>
		<link>https://www.allergique.org/Microbiome-nasal-quand-l-exposition-se-lit-dans-les-narines.html</link>
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		<dc:date>2026-04-26T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>hygi&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>comprendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chez l'adolescent, la diversit&#233; et la composition du microbiome nasal varient avec l'environnement (polluants, m&#233;t&#233;o, verdure) et s'associent &#224; des marqueurs respiratoires et allergiques. Cette &#233;tude pose une question tr&#232;s clinique : et si une partie de la rhinite et de l'asthme se n&#233;gociait via l'&#233;cosyst&#232;me microbien du nez ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le nez n'est pas qu'un &#8220;filtre&#8221;, c'est aussi un territoire microbien directement expos&#233; &#224; l'air, aux particules, &#224; l'humidit&#233; et &#224; la temp&#233;rature. Cette &#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Rhinites-.html" rel="directory"&gt;Rhinites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-hygiene-+.html" rel="tag"&gt;hygi&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/microbiome-rhinite-allergique-31c8c.png?1777241862' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;Une allergologue observe un nez stylis&#233; comme une petite ville expos&#233; &#224; la pollution, un enfant le doigt dans le nez tire sur sa blouse&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chez l'adolescent, la diversit&#233; et la composition du microbiome nasal varient avec l'environnement (polluants, m&#233;t&#233;o, verdure) et s'associent &#224; des marqueurs respiratoires et allergiques. Cette &#233;tude pose une question tr&#232;s clinique : et si une partie de la rhinite et de l'asthme se n&#233;gociait via l'&#233;cosyst&#232;me microbien du nez ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nez n'est pas qu'un &#8220;filtre&#8221;, c'est aussi un territoire microbien directement expos&#233; &#224; l'air, aux particules, &#224; l'humidit&#233; et &#224; la temp&#233;rature. Cette &#233;tude s'inscrit dans l'essor des recherches sur le microbiome des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures : elle cherche &#224; relier, chez l'adolescent, l'environnement quotidien, la sant&#233; respiratoire et ce que l'on trouve vraiment dans les narines. L'id&#233;e est simple mais ambitieuse : mieux d&#233;crire le microbiome nasal, et comprendre comment l'exposome &#8220;imprime&#8221; un profil microbien en m&#234;me temps qu'il influence des sympt&#244;mes et des biomarqueurs respiratoires. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111/all.70089&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perez-Garcia et al. The Nasal Microbiome and Associations With Environmental Exposures and Respiratory Health&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le m&#234;me sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Bacteries-et-PNS-association-de-malfaiteurs.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bact&#233;ries et PNS = association de malfaiteurs !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Les-intestins-d-enfants-avec-eczema-allergique-seraient-il-trop-propres.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les intestins d'enfants avec ecz&#233;ma allergique seraient-il trop propres ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Si-maman-mange-varie-pendant-la-grossesse-la-peau-de-bebe-ne-sera-pas-avariee.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Si maman mange vari&#233; pendant la grossesse, la peau de b&#233;b&#233; et le microbiote viennent en aide&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs analysent le microbiome nasal de 416 adolescents issus de la cohorte Project Viva (&#226;ge moyen 13 ans, environ moiti&#233; de filles). Ils caract&#233;risent la diversit&#233; et la composition bact&#233;rienne &#224; partir d'&#233;couvillonnages nasaux (approche de s&#233;quen&#231;age cibl&#233;), puis testent les associations avec :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; des expositions environnementales multi-&#233;chelles (pollution de l'air, conditions m&#233;t&#233;orologiques, humidit&#233;, v&#233;g&#233;tation/verdure) sur plusieurs fen&#234;tres temporelles (court terme, moyen terme, jusqu'&#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des variables respiratoires : asthme, rhinite pollinique (hay fever), sifflements, IgE, sensibilisations aux a&#233;roallerg&#232;nes, FeNO, fonction pulmonaire, etc.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les analyses statistiques utilisent des mod&#232;les de r&#233;gression, une prise en compte de facteurs de confusion, et un contr&#244;le du risque de faux positifs (seuil FDR strict). La force de cette d&#233;marche est d'int&#233;grer &#224; la fois l'exposome et des crit&#232;res cliniques/biom&#233;dicaux. Mais comme toujours en microbiome, on garde en t&#234;te la variabilit&#233; technique, la sensibilit&#233; aux param&#232;tres bioinformatiques, et le fait qu'association n'implique pas causalit&#233;. Pour mieux comprendre ces approches, un bon point d'entr&#233;e est le concept de diversit&#233; microbienne (alpha-diversity) et l'analyse par communaut&#233;s/nasotypes : &lt;a href=&#034;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3820981/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction aux indices de diversit&#233; microbiologique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats sugg&#232;rent que le microbiome nasal &#8220;bouge&#8221; avec l'environnement et la sant&#233; respiratoire :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 13 genres bact&#233;riens sont associ&#233;s &#224; des expositions environnementales et 8 &#224; des outcomes respiratoires,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; plusieurs genres se situent au croisement des deux mondes (exposome et respiration) : Staphylococcus, Corynebacterium, Pelomonas, Lactococcus, ainsi qu'un Lachnospiraceae non class&#233; et Faecalibacterium,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la diversit&#233; bact&#233;rienne est associ&#233;e positivement &#224; la rhinite pollinique et &#224; l'exposition &#224; court terme au NO&#8322;, et n&#233;gativement &#224; la temp&#233;rature,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; certains &#8220;nasotypes&#8221; (profils de communaut&#233;s) sont &#233;galement li&#233;s &#224; des expositions ou &#224; des traits respiratoires, ce qui renforce l'id&#233;e d'un nez &#8220;ensemble&#8221; plut&#244;t qu'une bact&#233;rie isol&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Globalement, l'&#233;tude d&#233;crit un paysage nasal o&#249; l'environnement et la clinique se refl&#232;tent dans des signatures microbiennes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces donn&#233;es sont stimulantes car elles connectent des disciplines qui dialoguent trop rarement : pollution/urbanisme, microbiologie, allergologie. Elles soutiennent une vision exposomique : la sant&#233; respiratoire n'est pas uniquement une histoire d'allerg&#232;nes, mais aussi de climat int&#233;rieur/ext&#233;rieur, de polluants et de micro-organismes compagnons du quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le nez devient un marqueur potentiellement utile, car facilement accessible et directement expos&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les associations avec NO&#8322; et temp&#233;rature parlent aux cliniciens : ce sont des facteurs concrets, discutables en pr&#233;vention.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En revanche, l'&#233;tude reste observationnelle : on ne sait pas si l'environnement change le microbiome, qui change la sant&#233;, ou si c'est l'inverse (m&#233;dicaments, inflammation, etc.).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le microbiome nasal est aussi influenc&#233; par des d&#233;tails &#8220;banals&#8221; : saison, infections virales r&#233;centes, lavage nasal, tabac passif, animaux domestiques&#8230; difficile de tout capturer.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enfin, la traduction clinique n'est pas imm&#233;diate : on n'est pas encore &#224; &#8220;la probioth&#233;rapie nasale&#8221; ou au diagnostic microbiome de routine, mais on peut d&#233;j&#224; mieux argumenter des mesures d'exposition (air, humidit&#233;, verdure) dans des parcours allergiques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le microbiome nasal appara&#238;t comme un trait respiratoire &#224; part enti&#232;re : &#224; l'adolescence, sa diversit&#233; et certains genres bact&#233;riens sont associ&#233;s &#224; l'environnement et aux marqueurs allergiques/respiratoires. Ces r&#233;sultats renforcent l'id&#233;e que pr&#233;vention et allergologie se jouent aussi dans les expositions du quotidien&#8230; jusque dans le nez.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ce papier confirme ce qu'on pressent au cabinet : le nez n'est pas uniquement victime des pollens, il est aussi un biotope. Entre NO&#8322;, m&#233;t&#233;o, humidit&#233; et &#8220;verdure disponible&#8221;, on comprend mieux pourquoi certains adolescents &#8220;font de la rhinite&#8221; d&#232;s qu'ils changent de ville, d'&#233;cole ou de saison. Et nous, allergologues, on se retrouve finalement &#224; parler microbiome&#8230; tout en continuant &#224; prescrire du lavage nasal. Clinique moderne : on garde les gestes simples, mais on pense plus large et finalement, le doigt dans le nez de nos chers petits n'est-il pas le juste ensemencement microbien n&#233;cessaire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Polypose : ne plus se sentir vivre est d&#233;sesp&#233;rant</title>
		<link>https://www.allergique.org/Polypose-ne-plus-se-sentir-vivre-est-desesperant.html</link>
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		<dc:date>2026-03-22T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


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		<dc:subject>respirer</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La perte d'odorat n'est pas un &#171; sympt&#244;me annexe &#187; de la polypose naso-sinusienne. En r&#233;alit&#233;, c'est souvent le sympt&#244;me le plus invalidant pour les patients. Cette &#233;tude de 2026 explore les raisons de cette perte d'odorat (obstruction et inflammation de type 2) et examine les traitements les plus efficaces pour la restaurer, mettant en &#233;vidence l'&#233;mergence des bioth&#233;rapies. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (CRSwNP/polypose), l'odorat est tr&#232;s important : s&#233;curit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Rhinites-.html" rel="directory"&gt;Rhinites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-respirer-+.html" rel="tag"&gt;respirer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/handicap-odorat-polypose-bf244.png?1774222626' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La perte d'odorat n'est pas un &#171; sympt&#244;me annexe &#187; de la polypose naso-sinusienne. En r&#233;alit&#233;, c'est souvent le sympt&#244;me le plus invalidant pour les patients. Cette &#233;tude de 2026 explore les raisons de cette perte d'odorat (obstruction et inflammation de type 2) et examine les traitements les plus efficaces pour la restaurer, mettant en &#233;vidence l'&#233;mergence des bioth&#233;rapies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (CRSwNP/polypose), l'odorat est tr&#232;s important : s&#233;curit&#233; (fum&#233;e/gaz/aliments avari&#233;s), plaisir gustatif, humeur, vie sociale. Les auteurs rappellent &#233;galement un point pratique : on sous-estime souvent l'odorat en consultation, alors qu'il s'agit d'un excellent &#171; thermom&#232;tre &#187; pour mesurer l'&#233;volution de la maladie.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1002/clt2.70149&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Higgins TS et al. Importance of Smell Loss to Patients With Chronic Rhinosinusitis With Nasal Polyps : Options for Management and Recovery. Clin Transl Allergy. 2026 ;e70149&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour approfondir cette question, nous vous invitons &#224; consulter :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Qualite-de-vie-de-la-PNS-pas-terrible-d-avoir-le-nez-bouche-et-de-n-avoir-ni.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qualit&#233; de vie de la PNS : pas terrible d'avoir le nez bouch&#233; et de n'avoir ni go&#251;t, ni odorat !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Quand-les-anti-IgE-s-attaquent-aux-polypes.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Quand les anti-IgE s'attaquent aux polypes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; structur&#233; des donn&#233;es sur :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'impact de la perte de l'odorat (anosmie) ou de sa diminution (hyposmie) dans la maladie nasale chronique r&#233;currente avec polypose nasale (CRSwNP),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les m&#233;canismes sous-jacents,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les outils d'&#233;valuation,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'efficacit&#233; compar&#233;e des traitements (corticost&#233;ro&#239;des, chirurgie, bioth&#233;rapies) dans la restauration de l'odorat.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Points cl&#233;s en pratique (comment on mesure l'odorat) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Auto-&#233;valuation (VAS)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Questionnaires sur les sympt&#244;mes/QdV, y compris l'item &#171; smell/taste &#187; du SNOT-22&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tests psychophysiques : UPSIT (pr&#233;f&#233;r&#233; aux &#201;tats-Unis), Sniffin' Sticks (pr&#233;f&#233;r&#233; en Europe), ainsi que des tests plus r&#233;cents.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;finitions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; SNOT-22 (questionnaire sinonasal) : &lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=SNOT-22+validated+questionnaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SNOT-22&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; UPSIT : anosmie si score &#8804;18/40 (rep&#232;res ; &lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=University+of+Pennsylvania+Smell+Identification+Test+UPSIT&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;UPSIT&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sniffin' Sticks : score TDI, anosmie si &#8804;16,5 (&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1879726115001461&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sniffin'Sticks&lt;/a&gt;)
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La perte d'odorat est extr&#234;mement fr&#233;quente dans la CRS. La pr&#233;sence de polypes est l'un des facteurs associ&#233;s &#224; l'anosmie/hyposmie (environ 67 &#224; 78 % de troubles olfactifs dans la CRS).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C'est un sympt&#244;me jug&#233; &#8220;majeur&#8221; par les patients et les cliniciens : dans une enqu&#234;te, 71% des patients CRSwNP citent l'odorat comme leur sympt&#244;me le plus invalidant ; et 80% des ORL l'utilisent comme marqueur d'importance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans les essais de bioth&#233;rapies chez les patients atteints de CRSwNP s&#233;v&#232;re, la ligne de base est souvent une anosmie franche et l'item &#171; smell/taste &#187; du SNOT-22 est souvent &#233;valu&#233; comme &#171; s&#233;v&#232;re/au maximum &#187;. L'olfaction peut s'am&#233;liorer rapidement sous cortico&#239;des syst&#233;miques ou dupilumab, ce qui sugg&#232;re un r&#244;le direct de la baisse de l'inflammation de type 2 au-del&#224; du simple &#171; d&#233;blocage m&#233;canique &#187; des polypes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce papier est utile en allergologie, car il &#8220;recentralise&#8221; l'odorat comme objectif th&#233;rapeutique explicite, et pas seulement comme un sympt&#244;me parmi d'autres. En pratique m&#233;canisme* : obstruction (polypes, fente olfactive) + inflammation de type 2 agissant sur l'&#233;pith&#233;lium/neurones olfactifs.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;tablir l'&#233;valuation : Posez la question lors de chaque consultation et, id&#233;alement, essayez de l'objectiver (au moins VAS + item SNOT-22 ; test psychophysique si l'enjeu est &#233;lev&#233;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il est recommand&#233; de se r&#233;f&#233;rer aux crit&#232;res d'escalade. Selon les recommandations (EPOS 2020, les bioth&#233;rapies peuvent &#234;tre envisag&#233;es chez certains patients pr&#233;sentant des polypes bilat&#233;raux persistants malgr&#233; une chirurgie, en fonction de certains crit&#232;res (par exemple des corticost&#233;ro&#239;des syst&#233;miques, une qualit&#233; de vie alt&#233;r&#233;e, une perte d'odorat ou de l'asthme).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Message , c'est une d&#233;cision partag&#233;e&lt;/strong&gt; : certains patients veulent d'abord &#171; respirer &#187; ; d'autres veulent surtout &#171; remanger avec plaisir &#187; (odorat/go&#251;t). Il faut proposer l'option (topiques, cures OCS, chirurgie, bioth&#233;rapie qui am&#233;liore la satisfaction et la trajectoire de soins.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Limites :&lt;/strong&gt; Il s'agit d'une revue narrative (et non d'une m&#233;ta-analyse), et les comparaisons directes entre strat&#233;gies restent difficiles (populations, outils, finalit&#233;). Malgr&#233; cela, la coh&#233;rence des essais pivots et des donn&#233;es &#171; vraie vie &#187; renforce l'id&#233;e que l'odorat est une finalit&#233; centrale, mesurable et tr&#232;s parlante pour les patients.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chez les patients atteints de CRSwNP (rhinite chronique avec polypes), &#171; retrouver l'odorat &#187; est un objectif clinique majeur, qui rev&#234;t une importance fonctionnelle et &#233;motionnelle d&#233;mesur&#233;e par rapport &#224; une simple question de questionnaire. Cette revue 2026 sugg&#232;re une m&#233;thode pratique : &#233;valuer r&#233;guli&#232;rement l'odorat, identifier la composante &#171; type 2 &#187; et s&#233;lectionner plus t&#244;t l'option th&#233;rapeutique (chirurgie/bioth&#233;rapie) qui correspond aux d&#233;sirs du patient, plut&#244;t que de subir une s&#233;rie de traitements &#224; base de cortico&#239;des.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La polypose nasale peut &#171; couper &#187; l'odorat, parfois totalement, ce qui n'est pas anodin. On perd le plaisir des repas, on se sent en ins&#233;curit&#233; (fum&#233;e, gaz, aliments p&#233;rim&#233;s), et le moral peut chuter. L'impact de la perte d'odorat est tel qu'une &lt;a href=&#034;https://anosmie.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;association s'est cr&#233;&#233;e pour g&#233;rer ce probl&#232;me en communaut&#233;&lt;/a&gt;. Cette &#233;tude rappelle qu'il y a deux causes &#224; cela : les polypes obstruent le nez, et l'inflammation &#171; allergique &#187; (de type 2) perturbe &#233;galement la zone de l'odorat. Les sprays et parfois une courte cure de cortisone peuvent aider. Cependant, si le probl&#232;me revient rapidement, la chirurgie et/ou certaines bioth&#233;rapies peuvent r&#233;ellement am&#233;liorer l'odorat chez des patients bien choisis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.allergique.org/IMG/pdf/article-sniffin-test.pdf" length="130213" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://www.allergique.org/IMG/pdf/snot_22.pdf" length="107265" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://www.allergique.org/IMG/pdf/upsit.pdf" length="259951" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alternaria : le calendrier des spores est moisi</title>
		<link>https://www.allergique.org/Alternaria-le-calendrier-des-spores-est-moisi.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/Alternaria-le-calendrier-des-spores-est-moisi.html</guid>
		<dc:date>2026-02-25T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>asthme</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les saisons de spores d'Alternaria ne sont pas &#171; fixes &#187; : elles se d&#233;calent dans le temps sur une p&#233;riode de vingt ans, ce qui peut allonger ou d&#233;placer les p&#233;riodes &#224; risque pour les patients. &#192; Islamabad, l'exposition reste principalement au printemps et en automne, avec un lien &#233;vident avec la temp&#233;rature et certains param&#232;tres atmosph&#233;riques. &lt;br class='autobr' /&gt; Alternaria est une moisissure ext&#233;rieure majeure en allergologie respiratoire (rhinite, asthme, parfois s&#233;v&#232;re). Si la &#171; fen&#234;tre &#187; de spores se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-asthme-6-+.html" rel="tag"&gt;asthme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/alternaria-calendrier-des-spores-1fa34.png?1772060746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les saisons de spores d'Alternaria ne sont pas &#171; fixes &#187; : elles se d&#233;calent dans le temps sur une p&#233;riode de vingt ans, ce qui peut allonger ou d&#233;placer les p&#233;riodes &#224; risque pour les patients. &#192; Islamabad, l'exposition reste principalement au printemps et en automne, avec un lien &#233;vident avec la temp&#233;rature et certains param&#232;tres atmosph&#233;riques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alternaria est une moisissure ext&#233;rieure majeure en allergologie respiratoire (rhinite, asthme, parfois s&#233;v&#232;re). Si la &#171; fen&#234;tre &#187; de spores se d&#233;place, nos rep&#232;res pratiques (pr&#233;vention, ajustement th&#233;rapeutique, messages d'&#233;viction) doivent devenir plus &#171; dynamiques &#187; et adapt&#233;s &#224; la situation locale. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1038/s41598-026-40133-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Humayun, M., Ullah, K., Naseem, S. et al. Temporal shifts in alternaria spore seasons increase the risk of allergy. Sci Rep (2026).&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le m&#234;me sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Alternaria-une-moisissure-ras-des-paquerettes.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Alternaria : une moisissure &#8220;ras des p&#226;querettes&#8221; !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Alternaria-vous-monte-au-nez.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Alternaria vous monte au nez ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Un-champignon-atopique-ca-fait-boum-aussi.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un champignon atopique, &#231;a fait boum aussi ? (Alt a 1 / Alt a 8, diagnostic mol&#233;culaire)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alternaria en pratique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Quel est son milieu de d&#233;veloppement ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Principalement, les v&#233;g&#233;taux : feuilles, tiges, fleurs fan&#233;es, fruits et l&#233;gumes, restes de r&#233;colte, compost, paille, grains, semences.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Elle prosp&#232;re gr&#226;ce &#224; la d&#233;composition de mati&#232;res organiques, telles que des d&#233;bris v&#233;g&#233;taux et des sols riches en humus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dans quelles conditions ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La sporulation est stimul&#233;e par des cycles d'humidit&#233; et de s&#233;cheresse, des temp&#233;ratures mod&#233;r&#233;es &#224; &#233;lev&#233;es, du vent (dispersion des spores) et des saisons de croissance et de d&#233;p&#233;rissement des plantes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'humidit&#233; favorise la croissance sur les supports, mais une humidit&#233; atmosph&#233;rique &#233;lev&#233;e peut parfois &#171; plaquer &#187; les spores, r&#233;duisant ainsi leur dispersion. C'est une des raisons pour lesquelles les corr&#233;lations m&#233;t&#233;o varient selon les lieux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;O&#249; la trouve-t-on ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Alternaria est pratiquement pr&#233;sente partout dans le monde, principalement dans les r&#233;gions temp&#233;r&#233;es et chaudes, dans les milieux ruraux, p&#233;riurbains et urbains (parcs et jardins) o&#249; il y a de la v&#233;g&#233;tation et des d&#233;bris organiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le niveau d'exposition d&#233;pend principalement du climat, des pratiques agricoles, de la flore locale et des conditions m&#233;t&#233;orologiques &#224; court terme.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;tude d'a&#233;robiologie sur 20 ans (2004 &#224; 2023) &#224; Islamabad, incluant l'analyse des d&#233;placements saisonniers (d&#233;buts/fins, intensit&#233;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Donn&#233;es m&#233;t&#233;orologiques (temp&#233;rature, humidit&#233;, etc.) et donn&#233;es sur les polluants pour une p&#233;riode plus courte (2022-2023), avec moyennes mensuelles.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Analyse statistique des corr&#233;lations entre les spores, les donn&#233;es m&#233;t&#233;orologiques et les polluants ; indicateurs d'exposition saisonni&#232;re.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;D&#233;finitions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pi&#232;ge volum&#233;trique de type Hirst (standard en a&#233;robiologie). &lt;a href=&#034;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4473279/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4473279/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Int&#233;grale saisonni&#232;re (exposition cumul&#233;e sur une p&#233;riode). &lt;a href=&#034;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6209030/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6209030/&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La saison observ&#233;e s'&#233;tend g&#233;n&#233;ralement de mars &#224; octobre, avec des niveaux importants d'avril &#224; octobre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les concentrations sont corr&#233;l&#233;es positivement &#224; la temp&#233;rature et au CO&#8322;, et corr&#233;l&#233;es n&#233;gativement &#224; l'humidit&#233; relative.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Message principal : entre 2004 et 2023, les auteurs d&#233;crivent un d&#233;placement temporel des saisons d'Alternaria, susceptible de modifier la p&#233;riode d'exposition &#224; risque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Clinique : un d&#233;calage de saison peut expliquer des sympt&#244;mes &#171; hors calendrier habituel &#187;, ainsi que des exacerbations d'asthme plus difficiles &#224; pr&#233;voir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pratique : il serait b&#233;n&#233;fique d'utiliser des calendriers locaux (a&#233;robiologie) et d'alertes d'exposition pour adapter traitement de fond et plan d'action.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Environnement : les spores, la m&#233;t&#233;o et la pollution interagissent ; raison de plus pour int&#233;grer l'environnement dans l'&#233;ducation th&#233;rapeutique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude souligne que l'allergie aux moisissures ext&#233;rieures ne se manifeste pas selon un calendrier fixe. En effet, les saisons d'Alternaria peuvent varier sur le long terme, exposant les patients &#224; des risques plus pr&#233;coces, tardifs ou prolong&#233;s. Pour l'allergologue, l'avantage est surtout organisationnel : adapter la pr&#233;vention et l'intensification des traitements aux donn&#233;es locales d'a&#233;robiologie plut&#244;t qu'&#224; des rep&#232;res th&#233;oriques s'av&#232;re plus efficace. Voici les limites majeures de cette &#233;tude : les r&#233;sultats proviennent d'un seul site, la p&#233;riode d'observation est courte pour les polluants et les associations statistiques ne d&#233;montrent pas de lien de causalit&#233;. Cependant, il y a un potentiel int&#233;ressant : &#233;tablir un lien entre les courbes de spores et les donn&#233;es cliniques (consultations, urgences, exacerbations) pour cr&#233;er des alertes r&#233;ellement utiles pour les patients.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Si vous &#234;tes allergique aux moisissures comme Alternaria, vos sympt&#244;mes peuvent varier d'une ann&#233;e &#224; l'autre, et non pas seulement selon &#171; le printemps &#187; ou &#171; l'&#233;t&#233; &#187;. Cette &#233;tude d&#233;montre que, dans la ville d'Islamabad, les spores se propagent principalement au cours de la p&#233;riode allant du printemps &#224; l'automne, mais qu'elles sont davantage pr&#233;sentes lorsque la temp&#233;rature est &#233;lev&#233;e. De plus, l'humidit&#233; semble les ralentir. L'id&#233;e pratique : si vos sympt&#244;mes respiratoires r&#233;apparaissent &#224; des moments inattendus, il est possible que la saison des spores ait chang&#233;. Parlez-en avec votre allergologue pour ajuster pr&#233;vention et traitement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;dicaments pour la rhinite allergique : le choix des patients</title>
		<link>https://www.allergique.org/Medicaments-pour-la-rhinite-allergique-le-choix-des-patients.html</link>
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		<dc:date>2026-01-25T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La rhinite allergique se juge d&#233;sormais aussi &#224; la satisfaction r&#233;elle des patients, car l'insatisfaction pousse &#224; empiler les traitements, &#224; les arr&#234;ter, et &#224; multiplier les prises &#8220;en urgence&#8221;. &#192; partir de 28 177 journ&#233;es d&#233;clar&#233;es dans l'appli MASK-air, le rapport EAACI 2025 montre qu'en vie r&#233;elle les sprays intranasaux (cortico&#239;des, et surtout associations INAH+INCS) sont globalement plus satisfaisants que les antihistaminiques oraux, et que la co-m&#233;dication est un marqueur de contr&#244;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Rhinites-.html" rel="directory"&gt;Rhinites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aerien-+.html" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/rhinite-allergique-choix-dupatient-traitement-fcc88.png?1773233946' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La rhinite allergique se juge d&#233;sormais aussi &#224; la satisfaction r&#233;elle des patients, car l'insatisfaction pousse &#224; empiler les traitements, &#224; les arr&#234;ter, et &#224; multiplier les prises &#8220;en urgence&#8221;. &#192; partir de 28 177 journ&#233;es d&#233;clar&#233;es dans l'appli MASK-air, le rapport EAACI 2025 montre qu'en vie r&#233;elle les sprays intranasaux (cortico&#239;des, et surtout associations INAH+INCS) sont globalement plus satisfaisants que les antihistaminiques oraux, et que la co-m&#233;dication est un marqueur de contr&#244;le insuffisant, appelant &#224; mieux &#233;duquer, r&#233;&#233;valuer&#8230; voire discuter une immunoth&#233;rapie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rhinite allergique demeure l'une des maladies les plus courantes en allergologie, mais les patients ne se contentent plus d'un simple &#171; nez qui coule un peu moins &#187;. Ils &#233;valuent et ajustent leurs traitements, prennent plusieurs m&#233;dicaments en m&#234;me temps et les arr&#234;tent parfois lorsqu'ils ne sont pas satisfaits. Ainsi, la satisfaction r&#233;elle &#224; l'&#233;gard du traitement devient un enjeu crucial, car elle influence l'observance, la persistance et l'utilisation (ou l'abus) de m&#233;dicaments associ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111%2Fall.70055&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le rapport du comit&#233; m&#233;thodologique de l'EAACI, conduit par B. Sousa-Pinto et coll. et publi&#233; dans Allergy en 2025&lt;/a&gt;, s'attaque pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette question. Il utilise les donn&#233;es de l'application &lt;a href=&#034;https://www.mask-air.com/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MASK-air&lt;/a&gt; pour effectuer une analyse en situation r&#233;elle des diff&#233;rentes classes de m&#233;dicaments utilis&#233;s pour traiter la rhinite allergique. Les r&#233;sultats sont bas&#233;s sur deux crit&#232;res tr&#232;s concrets : le degr&#233; de satisfaction d&#233;clar&#233; par les patients et la fr&#233;quence de co-m&#233;dication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des r&#233;sultats chiffr&#233;s, ce travail illustre la capacit&#233; de l'EAACI &#224; structurer une d&#233;marche moderne : donn&#233;es num&#233;riques en vie r&#233;elle, m&#233;thodologie statistique robuste, int&#233;gration dans ARIA 2024&#8211;2025 et production de recommandations vraiment centr&#233;es sur le patient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Type d'&#233;tude&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il s'agit d'une &#233;tude observationnelle en vie r&#233;elle, utilisant les donn&#233;es de l'application mobile &lt;a href=&#034;https://www.mask-air.com/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MASK-air&lt;/a&gt;, disponible dans une trentaine de pays.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Population : les participants doivent &#234;tre &#226;g&#233;s d'au moins 16 ans (ou de 13 ans selon la l&#233;gislation locale) et d&#233;clarer souffrir d'une rhinite allergique entre mai 2023 et juin 2024.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Source de donn&#233;es : appli MASK-air&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chaque jour, le patient &#233;value ses sympt&#244;mes via plusieurs &#233;chelles visuelles analogiques (EVA) 0&#8211;100 et indique les traitements utilis&#233;s (liste de sp&#233;cialit&#233;s, prescrites ou en OTC).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lorsqu'il signale un traitement pour rhinite, il &#233;value &#233;galement sa satisfaction globale &#224; l'&#233;gard de ce traitement sur une EVA (&#171; VAS satisfaction &#187;, 0 = pas du tout satisfait, 100 = totalement satisfait).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour en savoir plus sur les EVA, on peut consulter par exemple : &lt;a href=&#034;https://pediadol.org/eva-echelle-visuelle-analogique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;chelle visuelle analogique de la douleur&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;M&#233;dicaments analys&#233;s&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Quatre grandes classes :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; corticost&#233;ro&#239;des intranasaux (INCS) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; antihistaminiques intranasaux (INAH) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; associations fixes INAH+INCS ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; antihistaminiques oraux (OAH).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Analyse s&#233;par&#233;e de plusieurs mol&#233;cules au sein de chaque classe (par exemple fluticasone furoate, fluticasone propionate, desloratadine, rupatadine, fexof&#233;nadine&#8230;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Crit&#232;res de jugement&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Niveau de satisfaction (VAS satisfaction) pour chaque jour o&#249; un traitement est pris.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Probabilit&#233; d'&#234;tre utilis&#233; en co-m&#233;dication (c'est-&#224;-dire en association, le m&#234;me jour, avec au moins un autre traitement de rhinite).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Analyse statistique&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Mod&#232;les de r&#233;gression multivari&#233;e ajust&#233;s en fonction des caract&#233;ristiques des utilisateurs et du niveau de contr&#244;le de la rhinite (score combin&#233; sympt&#244;mes-m&#233;dicaments, CSMS).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour une pr&#233;sentation p&#233;dagogique de la r&#233;gression logistique multivari&#233;e, on peut se r&#233;f&#233;rer &#224; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gression_logistique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cette page Wikip&#233;dia&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Donn&#233;es analys&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Parmi les 1 691 utilisateurs de MASK-air qui remplissaient les crit&#232;res, 28 177 journ&#233;es ont &#233;t&#233; prises en compte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour toutes les classes de m&#233;dicaments, l'utilisation concomitante est associ&#233;e &#224; une satisfaction moindre, ce qui sugg&#232;re que le recours &#224; plusieurs traitements traduit souvent une rhinite insuffisamment contr&#244;l&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comparaison des classes de m&#233;dicaments (monoth&#233;rapies)&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les OAH (antihistaminiques oraux) sont les moins satisfaisants : la VAS satisfaction est en moyenne inf&#233;rieure de 1,7 point &#224; celle des INCS et de 2,1 points &#224; celle des combinaisons INAH+INCS.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les INCS (cortico&#239;des intranasaux) et, surtout, les associations INAH+INCS obtiennent les meilleurs niveaux de satisfaction d&#233;clar&#233;e en monoth&#233;rapie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Co-m&#233;dication&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les INCS sont plus souvent utilis&#233;s en co-m&#233;dication que les antihistaminiques oraux ou que les associations INAH+INCS (OR autour de 1,3).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cette co-m&#233;dication peut refl&#233;ter la gravit&#233; plus importante des patients expos&#233;s aux INCS, ou une tendance &#224; &#171; empiler &#187; les traitements lorsqu'on vise un contr&#244;le optimal.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comparaison des mol&#233;cules individuelles&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La fluticasone furoate et la fluticasone propionate sont souvent utilis&#233;es en association, ce qui sugg&#232;re qu'elles sont r&#233;serv&#233;es plus volontiers aux patients pr&#233;sentant des sympt&#244;mes plus graves.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Parmi les antihistaminiques, la desloratadine et la rupatadine semblent procurer une satisfaction accrue, tandis que la fexof&#233;nadine est davantage utilis&#233;e en co-m&#233;dication, ce qui laisse penser qu'elle n'est pas suffisante seule dans de nombreux cas.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Ce que montre l'&#233;tude&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'application a permis de mesurer de fa&#231;on structur&#233;e le &#171; ressenti &#187; des patients. Les classes de traitements se distinguent clairement, alors que les essais randomis&#233;s montrent souvent des efficacit&#233;s proches.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les antihistaminiques oraux sont probablement utilis&#233;s trop tard dans l'histoire de la crise et ils sont alors moins satisfaisants que les sprays intranasaux, en particulier les associations INAH+INCS, en monoth&#233;rapie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Apports m&#233;thodologiques&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'EAACI, par l'interm&#233;diaire de son comit&#233; m&#233;thodologique, d&#233;montre qu'il est possible d'incorporer des donn&#233;es num&#233;riques de la vie r&#233;elle (MASK-air) dans la r&#233;vision des lignes directrices ARIA 2024&#8211;2025.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.mask-air.com/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MASK-air&lt;/a&gt;est d&#233;j&#224; reconnue comme &#171; Good Practice &#187; par la Commission europ&#233;enne et &#171; Best Practice &#187; par l'OCDE pour l'int&#233;gration des maladies chroniques, ce qui renforce la cr&#233;dibilit&#233; de ces r&#233;sultats.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Limites&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Diagnostic auto-d&#233;clar&#233; de rhinite allergique, non confirm&#233; syst&#233;matiquement par un allergologue.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Biais de s&#233;lection : utilisateurs relativement technophiles, peut-&#234;tre plus impliqu&#233;s que la moyenne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On observe des corr&#233;lations sans prouver de lien de causalit&#233; : une faible satisfaction peut d&#233;couler de la s&#233;v&#233;rit&#233; initiale autant que du m&#233;dicament choisi.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Cons&#233;quences pratiques pour le cabinet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Centrer nos prescriptions sur les cortico&#239;des intranasaux et, lorsque c'est pertinent, sur les associations INAH+INCS, en expliquant clairement leur mode d'action et la n&#233;cessit&#233; d'un usage r&#233;gulier.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Rappeler le caract&#232;re avant tout pr&#233;ventif des antihistaminiques oraux, qui doivent id&#233;alement &#234;tre pris en amont ou au tout d&#233;but des sympt&#244;mes, et non comme un &#171; pommier magique &#187; &#224; avaler en urgence quand la crise est d&#233;j&#224; install&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S'assurer de la satisfaction du patient, au-del&#224; des seuls sympt&#244;mes (&#171; Avec ce spray, &#234;tes-vous vraiment satisfait de votre nez et de vos yeux ? &#187;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Utiliser MASK-air comme outil d'enseignement et de suivi, en s'inscrivant dans la continuit&#233; des approches ARIA et EAACI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour un rappel sur le couplage rhinite&#8211;asthme et l'int&#233;r&#234;t d'un contr&#244;le rigoureux de la rhinite, on pourra relire la brochure &#171; &lt;a href='https://www.allergique.org/IMG/pdf/BrochureGP_RhinitisAsthma_FR.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;La rhinite m&#232;ne-t-elle &#224; l'asthme ?&lt;/a&gt; &#187;, d&#233;j&#224; mise en ligne sur allergique.org.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En s'appuyant sur des dizaines de milliers de journ&#233;es d&#233;clar&#233;es par des patients dans MASK-air, ce rapport de l'EAACI confirme un message simple mais puissant : tous les traitements de la rhinite allergique ne procurent pas le m&#234;me niveau de satisfaction en vraie vie, et les sprays intranasaux, seuls ou en association, prennent clairement l'avantage sur les antihistaminiques oraux. En donnant une place centrale &#224; la voix du patient, en s'adossant &#224; une m&#233;thodologie solide et en int&#233;grant ces donn&#233;es dans ARIA, l'EAACI montre la voie d'une allergologie num&#233;rique, pragmatique et vraiment centr&#233;e sur les besoins de nos patients. Pr&#233;venir reste toutefois pr&#233;f&#233;rable &#224; gu&#233;rir : quand un patient doit multiplier les m&#233;dicaments ou que ceux-ci &#171; ne font plus effet &#187;, il devient urgent de discuter d'une immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique, seul traitement capable de modifier durablement l'histoire naturelle de sa rhinite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ce travail s'inscrit dans une profonde &#233;volution de notre pratique. Nous ne pouvons plus nous contenter de &#171; respecter les recommandations &#187; en empilant des pilules et des sprays. Dans nos consultations, nous voyons tous ces patients qui jonglent avec diff&#233;rents antihistaminiques, ajoutent un spray au hasard, puis abandonnent tout parce qu'ils n'obtiennent pas le soulagement attendu. MASK-air nous rappelle que, du point de vue du patient, les antihistaminiques oraux ne suffisent souvent pas et que les cortico&#239;des intranasaux, pourtant au c&#339;ur d'ARIA depuis des ann&#233;es, restent sous-valoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cete &#233;tude fait &#233;cho &#224; plusieurs articles d&#233;j&#224; publi&#233;s sur allergique.org, qui questionnent la place respective des traitements locaux et g&#233;n&#233;raux dans la rhinite allergique. On pense bien s&#251;r &#224; &#171; &lt;a href='https://www.allergique.org/La-rhinite-allergique-comparaison-du-traitement-local-avec-le-traitement.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La rhinite allergique : comparaison du traitement local avec le traitement syst&#233;mique&lt;/a&gt; &#187;, qui montrait d&#233;j&#224; la sup&#233;riorit&#233; des traitements intranasaux pour soulager la crise. Le &#171; &lt;a href='https://www.allergique.org/Podcast-la-rhinite-allergique.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Podcast : la rhinite allergique&lt;/a&gt; &#187; replace ces choix th&#233;rapeutiques dans une vision globale de la maladie, tandis que &#171; &lt;a href='https://www.allergique.org/La-rhinite-allergique-de-l-enfant-est-bien-nez-quelque-part.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La rhinite allergique de l'enfant est bien nez quelque part&lt;/a&gt; &#187; insiste sur l'enjeu de rep&#233;rage pr&#233;coce et de pr&#233;vention. L'article pr&#233;sent vient compl&#233;ter ce triptyque en ajoutant la voix des patients, mesur&#233;e au quotidien dans leur vie r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi redonner aux antihistaminiques oraux leur vraie place : celle d'un traitement de fond ou de pr&#233;vention, &#224; commencer avant la pleine saison pollinique ou d&#232;s les premiers picotements, quand l'inflammation est encore mod&#233;r&#233;e. Pris r&#233;guli&#232;rement en amont, ils peuvent lisser les sympt&#244;mes et limiter les pics. Aval&#233;s &#171; en pompier &#187; au milieu d'une crise avec obstruction nasale, conjonctivite et &#233;ternuements en salves, ils d&#233;&#231;oivent presque toujours, d'o&#249; le sentiment d'inefficacit&#233; capt&#233; par &lt;a href=&#034;https://www.mask-air.com/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MASK-air&lt;/a&gt;. Aux stades tardifs, ce sont les cortico&#239;des intranasaux, &#233;ventuellement associ&#233;s &#224; un INAH, qui offrent le meilleur rapport effort/b&#233;n&#233;fice pour le patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport met donc en lumi&#232;re deux leviers d'action tr&#232;s concrets pour les allergologues : mieux expliquer le timing d'utilisation des antihistaminiques oraux, pour qu'ils retrouvent leur r&#244;le pr&#233;ventif, et simplifier les sch&#233;mas th&#233;rapeutiques autour de sprays intranasaux correctement utilis&#233;s. Et lorsque, malgr&#233; ces optimisations, les m&#233;dicaments deviennent insuffisants ou trop nombreux, c'est le signal d'alarme : il est temps de proposer une immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique, qui vise enfin la cause plut&#244;t que les seuls sympt&#244;mes. &#192; nous, praticiens, d'int&#233;grer ces r&#233;sultats dans nos protocoles, d'&#233;valuer r&#233;guli&#232;rement la satisfaction de nos patients et, pourquoi pas, de recommander l'utilisation de MASK-air &#224; ceux qui sont dispos&#233;s &#224; surveiller leur rhinite au quotidien. De cette mani&#232;re, la m&#233;decine de pr&#233;cision s'enracinera v&#233;ritablement dans notre cabinet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;sensibiliser son enfant, on y gagne quoi ?</title>
		<link>https://www.allergique.org/Desensibiliser-son-enfant-on-y-gagne-quoi.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/Desensibiliser-son-enfant-on-y-gagne-quoi.html</guid>
		<dc:date>2026-01-11T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>asthme</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;sensibilisation sublinguale aux acariens chez l'enfant ne sert pas seulement &#224; &#8220;mieux respirer du nez&#8221; : en vie r&#233;elle, elle est associ&#233;e &#224; moins d'hospitalisations et &#224; une baisse de la consommation d'antibiotiques, sans explosion des co&#251;ts globaux malgr&#233; un suivi plus structur&#233;. L'article montre aussi la limite centrale du terrain (et de la vraie vie) : l'observance chute avec le temps, ce qui impose d'inventer des parcours plus engageants pour transformer cette strat&#233;gie en b&#233;n&#233;fice (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Traitements-.html" rel="directory"&gt;Traitements&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aerien-+.html" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-asthme-6-+.html" rel="tag"&gt;asthme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/benefice-risque-desnsibilisation-ita-68ef8.png?1773235505' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;sensibilisation sublinguale aux acariens chez l'enfant ne sert pas seulement &#224; &#8220;mieux respirer du nez&#8221; : en vie r&#233;elle, elle est associ&#233;e &#224; moins d'hospitalisations et &#224; une baisse de la consommation d'antibiotiques, sans explosion des co&#251;ts globaux malgr&#233; un suivi plus structur&#233;. L'article montre aussi la limite centrale du terrain (et de la vraie vie) : l'observance chute avec le temps, ce qui impose d'inventer des parcours plus engageants pour transformer cette strat&#233;gie en b&#233;n&#233;fice durable pour les familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'immunoth&#233;rapie sublinguale (SLIT) aux acariens est bien &#233;tablie dans les recommandations pour les enfants scolaris&#233;s. Cependant, nos pr&#233;occupations quotidiennes demeurent tr&#232;s concr&#232;tes : au-del&#224; de l'am&#233;lioration des sympt&#244;mes, a-t-elle un impact sur les infections, les hospitalisations, les prescriptions d'antibiotiques et les co&#251;ts pour le syst&#232;me de soins ? Ces questions restent d'actualit&#233;, m&#234;me lorsqu'on s'&#233;loigne des essais cliniques tr&#232;s contr&#244;l&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude japonaise de Y. Okubo et coll., publi&#233;e en 2025 dans Allergy, exploite une base de donn&#233;es gigantesque d'assurances pour comparer plus de 10 000 enfants trait&#233;s par comprim&#233;s sublinguaux acariens (Miticure, Actair) &#224; des t&#233;moins appari&#233;s, suivis pendant trois ans. Elle tente ainsi de r&#233;pondre &#224; une question simple, mais cruciale : la SLIT aux acariens &#171; vaut-elle &#187; ses contraintes, en vraie vie, chez les 5&#8211;19 ans ayant une rhinite allergique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le site &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/&#034;&gt;allergique.org&lt;/a&gt;, nous avons d&#233;j&#224; abondamment discut&#233; de l'efficacit&#233; clinique de la SLIT acariens dans le traitement de la rhinite allergique chez l'enfant et elle est &#233;videmment tr&#232;s largement d&#233;montr&#233;e. Cette &#233;tude apporte un &#233;clairage &#171; sant&#233; publique &#187; et antibiotique particuli&#232;rement int&#233;ressant pour la pratique m&#233;dicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111%2Fall.16646&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Real-World Effectiveness for Sublingual AllergenImmunotherapy Among School-Aged Childrenand Adolescents Yusuke Okubo and al.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#201;tude de cohorte r&#233;trospective&lt;/strong&gt;, &#224; partir de la base de donn&#233;es de remboursements JMDC (environ 15 millions d'assur&#233;s au Japon), incluant 1 746 401 enfants et parents ayant un diagnostic de rhinite allergique.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une cohorte r&#233;trospective reconstitue a posteriori le parcours de patients &#224; partir de dossiers existants (ici, donn&#233;es de remboursement) pour comparer les trajectoires des groupes expos&#233;s et non expos&#233;s. &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_de_cohorte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Population&lt;/strong&gt; : enfants et adolescents &#226;g&#233;s de 5 &#224; 19 ans qui ont re&#231;u des comprim&#233;s d'acariens SLIT (Der p/Der f) entre 2015 et 2021.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Parmi les 13 449 initiateurs de SLIT, on compte finalement 10 985 paires apr&#232;s l'&#233;tape d'appariement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Appariement par propensity score&lt;/strong&gt; (PS) sur une multitude de variables (&#226;ge, sexe, comorbidit&#233;s, utilisation des soins et des m&#233;dicaments avant SLIT, caract&#233;ristiques des structures de soins).
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le propensity score repr&#233;sente la probabilit&#233; qu'un patient donn&#233; re&#231;oive un traitement en fonction de ses caract&#233;ristiques. Il permet de cr&#233;er des groupes trait&#233;s/t&#233;moins plus &#233;quitables qu'un simple ajustement. &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Score_de_propension&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Trois ans apr&#232;s le d&#233;but de l'entretien avec SLIT, les crit&#232;res principaux suivis &#233;taient&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Co&#251;ts globaux en mati&#232;re de sant&#233;,&lt;/strong&gt; y compris les frais d'hospitalisation et de soins ambulatoires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Crit&#232;res secondaires : &lt;strong&gt;nombre de jours de traitement&lt;/strong&gt; (DOT) par antibiotiques, cortico&#239;des syst&#233;miques, antihistaminiques, anti-LTRA, etc., ainsi que les co&#251;ts des m&#233;dicaments.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Analyses de robustesse&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Event-study design : mod&#233;lisation de l'&#233;volution des crit&#232;res avant/apr&#232;s introduction de SLIT pour simuler le sc&#233;nario contrefactuel sans traitement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Event_study&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Event study&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Co&#251;ts et recours aux soins &lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Aucune augmentation notable des d&#233;penses globales en sant&#233; &#224; 36 mois (&#233;cart moyen d'environ +38 000 yens par b&#233;n&#233;ficiaire, avec une marge d'erreur suffisamment large pour inclure z&#233;ro ; rapport de d&#233;penses : 1,089).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Hausse de 44 % de l'utilisation globale des ressources de soins (jours de consultations, examens, etc.), traduisant un suivi plus intensif des patients sous SLIT.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diminution nette du nombre de jours d'hospitalisation (ratio &#8776; 0,35), soit une r&#233;duction d'environ 0,9 jour par patient sur trois ans.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;M&#233;dicaments &lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Baisse de la consommation globale d'antibiotiques : rapport d'environ 0,86 (environ 4,3 jours de traitement en moins par patient en trois ans).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diminution de l'utilisation de cortico&#239;des syst&#233;miques (ratio d'environ 0,79), ce qui sugg&#232;re une meilleure gestion des exacerbations respiratoires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Augmentation parall&#232;le de certains traitements de fond (par exemple antihistaminiques, anti-LTRA), ce qui indique un renforcement de la prise en charge globale dans le groupe SLIT.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Analyses suppl&#233;mentaires&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Effets similaires dans les deux tranches d'&#226;ge (5&#8211;10 ans et 11&#8211;19 ans).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;sultats robustes dans les diff&#233;rentes approches statistiques (PS-matching, event-study, intention de traiter, IPCW).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Voici les r&#233;sultats de l'&#233;tude&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'utilisation de la SLIT chez les enfants et les adolescents, dans la vie r&#233;elle, entra&#238;ne une diminution des hospitalisations et de la consommation d'antibiotiques, sans entra&#238;ner une augmentation des d&#233;penses globales de sant&#233;, malgr&#233; une hausse attendue des consultations et de certains traitements de fond.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'&#233;tude confirme que l'immunoth&#233;rapie ne se limite pas &#224; &#171; soulager le nez &#187;, mais qu'elle peut effectivement r&#233;duire les complications infectieuses respiratoires et les crises d'asthme, probablement gr&#226;ce &#224; une meilleure gestion de l'inflammation et &#224; une restauration de la r&#233;ponse antivirale inn&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Hypoth&#232;ses &lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; R&#233;duction de l'IgE fonctionnelle et de la liaison crois&#233;e sur les cellules dendritiques plasmacyto&#239;des, entra&#238;nant une production accrue d'interf&#233;rons de type I et une am&#233;lioration de la d&#233;fense antivirale.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Am&#233;lioration des sympt&#244;mes de rhinite, limitant les sinusites, les toux persistantes et les prescriptions inappropri&#233;es d'antibiotiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Suivi plus r&#233;gulier et intensification raisonn&#233;e des traitements de fond de l'asthme (ICS, LTRA), contribuant &#224; la baisse des hospitalisations.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Limites &lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Donn&#233;es de remboursement : risque de classification erron&#233;e des diagnostics (codes CIM-10) et absence de donn&#233;es cliniques d&#233;taill&#233;es (score symptomatique, VEMS&#8230;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Population sp&#233;cifique (enfants dont les parents sont couverts par des assurances d'entreprise japonaises), ce qui pourrait entra&#238;ner un biais socio-&#233;conomique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Adh&#233;sion &#224; la SLIT mod&#233;r&#233;e apr&#232;s trois ans (environ 50 % de &#171; hauts observants &#187;), ce qui limite la g&#233;n&#233;ralisation, mais repr&#233;sente mieux la r&#233;alit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Suivi limit&#233; &#224; trois ans : les effets au-del&#224; de l'arr&#234;t de la SLIT restent &#224; documenter.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette vaste &#233;tude sur des enfants et des adolescents souffrant de rhinite allergique aux acariens montre que l'introduction de comprim&#233;s de SLIT entra&#238;ne une baisse durable des hospitalisations et de l'utilisation d'antibiotiques. Les surco&#251;ts &#224; court terme sont minimes et pourraient &#234;tre compens&#233;s si les avantages persistent au-del&#224; de trois ans. Elle d&#233;fend l'utilisation de la SLIT comme une strat&#233;gie non seulement curative, mais aussi potentiellement pr&#233;ventive contre les complications infectieuses respiratoires et les crises d'asthme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le praticien, ces donn&#233;es confortent les directives m&#233;dicales sugg&#233;rant la prescription pr&#233;coce d'immunoth&#233;rapie sp&#233;cifique (ITA) d&#232;s 5 ans dans les rhinites allergiques mod&#233;r&#233;es &#224; s&#233;v&#232;res mal contr&#244;l&#233;es, tout en rappelant l'enjeu majeur de l'observance et du suivi r&#233;gulier. En France, ces donn&#233;es nourrissent les discussions sur les co&#251;ts associ&#233;s &#224; l'ITA et sur la lutte contre l'utilisation excessive d'antibiotiques : un investissement th&#233;rapeutique dirig&#233; par un allergologue peut entra&#238;ner une diminution des hospitalisations et de la consommation d'antibiotiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cette &#233;tude japonaise tombe &#224; pic pour alimenter nos discussions de consultation avec les familles : &#171; Docteur, &#224; quoi sert vraiment ce comprim&#233; sous la langue, hormis &#233;viter le nez bouch&#233; ? &#187; En effet, nous savons maintenant que, dans la vraie vie, chez des milliers d'enfants, la SLIT acariens s'accompagne d'un peu plus de visites m&#233;dicales programm&#233;es, mais nettement moins d'hospitalisations et d'antibiotiques. Dit autrement, on transforme des crises impr&#233;visibles aux urgences en un suivi coordonn&#233; par l'allergologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que certaines questions aient &#233;t&#233; r&#233;solues, il reste encore des &#233;nigmes non &#233;lucid&#233;es. Les donn&#233;es sont japonaises, issues d'une population socio-professionnelle sp&#233;cifique, et ne disent rien de la qualit&#233; de vie ou de la pr&#233;vention &#224; long terme de l'asthme. L'observance chute de moiti&#233; en trois ans, ce qui ressemble furieusement &#224; ce que nous observons en cabinet. Il reste donc &#224; inventer, chez nous, des parcours d'ITA plus engageants, mieux expliqu&#233;s, peut-&#234;tre appuy&#233;s par le num&#233;rique, pour que les familles tiennent la dur&#233;e. En attendant, ce travail nous donne des arguments solides pour d&#233;fendre la SLIT acariens comme un investissement raisonnable en sant&#233; publique : elle co&#251;te, mais elle &#233;vite des co&#251;ts plus lourds, en lits d'hospitalisation, en antibiotiques et en jours d'&#233;cole perdus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Place du local en allergologie : la rhinite sans allergie est parfois allergique et il faut alors faire une d&#233;sensibilisation</title>
		<link>https://www.allergique.org/Place-du-local-en-allergologie-la-rhinite-sans-allergie-est-parfois-allergique.html</link>
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		<dc:date>2025-12-03T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>comprendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La rhinite allergique locale (LAR) correspond &#224; ce que l'on appelle commun&#233;ment une &#171; rhinite allergique &#187; qui coche toutes les cases cliniques&#8230; mais avec des prick-tests et des IgE sp&#233;cifiques s&#233;rum parfaitement n&#233;gatifs, tandis qu'un test de provocation nasale positif, montrant une inflammation IgE-d&#233;pendante strictement locale. On estime que la LAR touche environ 20 % des cas de rhinites chroniques &#171; non atopiques &#187;. Elle a tendance &#224; s'aggraver au fil du temps, augmentant ainsi le risque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Traitements-.html" rel="directory"&gt;Traitements&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aerien-+.html" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/rhinite-locale-81061.webp?1766660385' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rhinite allergique locale (LAR) correspond &#224; ce que l'on appelle commun&#233;ment une &#171; rhinite allergique &#187; qui coche toutes les cases cliniques&#8230; mais avec des prick-tests et des IgE sp&#233;cifiques s&#233;rum parfaitement n&#233;gatifs, tandis qu'un test de provocation nasale positif, montrant une inflammation IgE-d&#233;pendante strictement locale. On estime que la LAR touche environ 20 % des cas de rhinites chroniques &#171; non atopiques &#187;. Elle a tendance &#224; s'aggraver au fil du temps, augmentant ainsi le risque de d&#233;velopper de l'asthme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes randomis&#233;es ont d&#233;montr&#233; l'efficacit&#233; de l'immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique (AIT) chez des patients atteints de LAR, que ce soit pour les acariens ou pour les gramin&#233;es. Cependant, cette efficacit&#233; n'est observ&#233;e que pendant la dur&#233;e du traitement. La question cruciale &#233;tait de savoir ce qui se passe dix ans plus tard. C'est pr&#233;cis&#233;ment ce que l'&#233;tude de Testera-Montes et coll. a cherch&#233; &#224; d&#233;couvrir en comparant les r&#233;sultats &#224; long terme de l'AIT chez des patients LAR r&#233;pondants &#224; une cohorte t&#233;moin de patients LAR non trait&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/all.70153&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Long-Term Effect of Allergen Immunotherapy in ResponderLocal Allergic Rhinitis Patients : Symptom Control, andPrevention of Asthma and Allergic SensitizationsAlmudena Testera-Montes and al.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Type d'&#233;tude&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cohorte prospective appari&#233;e et enrichie en r&#233;pondants, avec une p&#233;riode de suivi de 10 ans, comprenant une phase de trois ans de th&#233;rapie immunologique par voie sous-cutan&#233;e, suivie d'une p&#233;riode de sept ans sans traitement. &#65532;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Population&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
66 patients adultes LAR (rhinite chronique, prick-tests et IgE s&#233;rum n&#233;gatifs, mais test de provocation nasale positif) :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 32 patients ayant re&#231;u AIT (cohorte AIT)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 34 patients LAR refusant l'AIT, suivis comme t&#233;moins (cohorte non-AIT)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Appariement en fonction de l'&#226;ge, du sexe et de l'allerg&#232;ne (gramin&#233;es Phleum pratense ou acariens Dermatophagoides pteronyssinus).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Intervention&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Utilisation de SCIT (sous-cutan&#233;) avec des extraits standardis&#233;s de pollen de gramin&#233;es ou d'acariens, suite &#224; des essais al&#233;atoires en double aveugle la premi&#232;re ann&#233;e, puis poursuite de l'AIT (administration d'immunoth&#233;rapie sp&#233;cifique) pendant trois ans chez les personnes r&#233;pondant positivement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Crit&#232;res principaux&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Score de sympt&#244;mes rhino-oculaires sur une &#233;chelle visuelle analogique (VAS 0&#8211;100 mm).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Utilisation de traitements de secours (antihistaminiques, cortico&#239;des nasaux).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nombre de jours sans m&#233;dicament (Medication-Free Days, MFD).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Crit&#232;res secondaires&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'incidence de l'asthme, le contr&#244;le (ACT) et la VEMS (FEV1).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qualit&#233; de vie (Rhinitis Quality of Life Questionnaire, RQLQ).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Visites aux urgences pour exacerbation respiratoire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;couvertes de nouvelles sensibilisations locales, d&#233;tect&#233;es par test de provocation nasale multi-allerg&#233;nique (NAC-M).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;tablissement complet, tant sur le plan clinique qu'immunologique (contr&#244;le des sympt&#244;mes, test nasal n&#233;gatif et normalisation des param&#232;tres).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Rappels&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; LAR : rhume caract&#233;ris&#233; par des sympt&#244;mes sp&#233;cifiques, associ&#233; &#224; un test de provocation nasale positif, malgr&#233; des r&#233;sultats n&#233;gatifs pour les tests cutan&#233;s et IgE sanguins.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nasal Allergen Challenge ou test de provocation nasal (NAC) : instillation nasale d'allerg&#232;ne (en mono- ou multi-allerg&#232;nes : NAC-S, NAC-M) avec &#233;valuation symptomatique et objective (&lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5126.html&#034;&gt;rhinomanom&#233;trie&lt;/a&gt; ou rhinom&#233;trie acoustique).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26509001/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;VAS&lt;/a&gt; : r&#233;glette 0&#8211;100 mm o&#249; le patient place son niveau de g&#234;ne globale. Un gain &#8805; 23 mm est consid&#233;r&#233; comme cliniquement pertinent (MCID).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; RQLQ, ACT, FEV1 : scores et mesures standardis&#233;s utilis&#233;s dans la rhinite et l'asthme (&lt;a href=&#034;https://ginasthma.org/wp-content/uploads/2016/01/GINA_AtAGlance_2014.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GINA&lt;/a&gt;, ARIA).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir davantage au sujet de ces outils, vous pouvez consulter les fiches m&#233;thodologiques de l'EAACI ou encore les recommandations de la &lt;a href=&#034;https://www.sforl.org/wp-content/uploads/2020/07/Recommandation-SFORL-Prise-en-charge-diagnostique-et-th&#233;rapeutique-des-Rhinites-Allergiques-par-lORL-2020.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SFORL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Am&#233;lioration durable des sympt&#244;mes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 10 ans, la m&#233;diane du VAS est de 0 (0-40) dans le groupe AIT et de 68 (31-95) dans le groupe non-AIT, avec une diff&#233;rence de &#8722;68 mm et une tr&#232;s forte taille d'effet (r &#8722;0,86). La diminution du VAS est significative d&#232;s la 1&#691;&#7497; ann&#233;e et se maintient sur tout le suivi.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Moins de m&#233;dicaments (MFD), plus de jours &#171; libres &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les patients AIT cumulent significativement plus de jours sans traitement (MFD) d&#232;s la 3&#7497; ann&#233;e, avec une m&#233;diane de 30 jours/mois &#224; 10 ans contre 0 dans le groupe non-AIT. Pr&#232;s de 70 % des patients AIT ne prennent plus aucun traitement de rhinite &#224; 10 ans, contre 0 % dans le groupe non trait&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;vention de l'asthme&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un asthme est diagnostiqu&#233; chez 40,7 % des patients LAR non-AIT, contre seulement 8 % des patients AIT (p = 0,021), ce qui correspond &#224; un risque multipli&#233; par environ 5 en l'absence d'immunoth&#233;rapie. Le contr&#244;le de l'asthme et le recours aux urgences sont &#233;galement meilleurs dans le groupe AIT.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Fonction respiratoire et &#171; one airway &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le VEMS (FEV1) progresse dans le groupe AIT et diminue dans le groupe non-AIT, ind&#233;pendamment du statut d'asthmatique, ce qui illustre le continuum des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures/inf&#233;rieures&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;vention de nouvelles sensibilisations&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des sensibilisations locales in&#233;dites ont &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;es chez 38,2 % des patients non-AIT, comparativement &#224; 6,3 % de ceux atteints d'AIT. La diff&#233;rence est particuli&#232;rement nette pour &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/spip.php?recherche=alternaria+alternata&amp;page=recherche&#034;&gt;Alternaria alternata&lt;/a&gt; (0 % vs 17,6 %).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;mission&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 10 ans, la r&#233;mission clinique est obtenue chez 59,4 % des patients atteints de l'AIT, la r&#233;mission immunologique chez 65,6 %, et la r&#233;mission compl&#232;te chez 59,4 %, tous avec un test nasal n&#233;gatif. Aucun patient du groupe non-AIT n'atteint la r&#233;mission.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude longitudinale d&#233;montre que, chez des patients LAR r&#233;pondeurs ne se contente pas de soulager la saison : elle modifie l'histoire naturelle de la maladie, avec un b&#233;n&#233;fice maintenu 7 ans apr&#232;s l'arr&#234;t, sur les sympt&#244;mes, la qualit&#233; de vie, le contr&#244;le de l'asthme et les nouvelles sensibilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le profil immunologique (pic transitoire d'IgG4 &#224; 1 an, puis retour &#224; la ligne de base, tol&#233;rance nasale accrue et n&#233;gativation de la provocation) est conforme aux mod&#232;les actuels de tol&#233;rance induite par l'AIT (r&#244;le des T r&#233;gulateurs, IL-10, possible &#171; trained immunity &#187; des cellules &#233;pith&#233;liales et pr&#233;sentatrices d'antig&#232;nes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message pratique est fort : LAR n'est pas une &#171; rhinite non allergique &#187; anodine ; chez les r&#233;pondeurs, trois ans de SCIT peut pr&#233;venir l'escalade vers l'asthme, rejoignant les donn&#233;es historiques de modification de maladie de l'AIT dans la rhinite allergique classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limites : absence de randomisation du groupe t&#233;moin, inclusion uniquement de r&#233;pondeurs &#224; 1 an, monocentrique, taille modeste et variables socio-&#233;conomiques ou d'observance imparfaitement contr&#244;l&#233;es. Mais la coh&#233;rence des effets sur tous les crit&#232;res cliniques et immunologiques renforce la robustesse des conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour un patient atteint de LAR ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une premi&#232;re ann&#233;e d'AIT, cette &#233;tude sugg&#232;re de consid&#233;rer une th&#233;rapie de remplacement de trois ans. Elle met en &#233;vidence les avantages &#224; long terme, tels que la r&#233;duction des sympt&#244;mes, du nombre de traitements n&#233;cessaires, de l'asthme et du risque de nouvelles r&#233;actions allergiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ces donn&#233;es prolongent les &#233;tudes pr&#233;c&#233;dentes publi&#233;es sur allergique.org &#224; propos de l'&lt;strong&gt;immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique&lt;/strong&gt; et de la &lt;strong&gt;d&#233;sensibilisation&lt;/strong&gt; : l'objectif n'est pas seulement de &#171; calmer une saison &#187;, mais de r&#233;orienter la trajectoire allergique du patient. Le lecteur pourra relire &#224; ce sujet nos dossiers accessibles via :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/spip.php?recherche=immunoth%C3%A9rapie%20allerg%C3%A9nique&amp;page=recherche&#034;&gt;Recherche &#171; immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique &#187; sur allergique.org&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/spip.php?recherche=d%C3%A9sensibilisation&amp;page=recherche&#034;&gt;Recherche &#171; d&#233;sensibilisation &#187; sur allergique.org&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; &#233;tudier : la diff&#233;rence entre SCIT et SLIT dans le LAR, l'extension aux formes p&#233;diatriques, la d&#233;tection de biomarqueurs pr&#233;dictifs de r&#233;mission, et le r&#244;le respectif de l'AIT et des bioth&#233;rapies dans les formes s&#233;v&#232;res combinant LAR, polypose nasale et asthme de type 2.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La rhinite allergique locale (LAR) longtemps rel&#233;gu&#233;e au rayon des curiosit&#233;s (&#171; rhinite non allergique mais quand m&#234;me un peu allergique &#187;), s'impose peu &#224; peu comme un vrai ph&#233;notype &#224; part enti&#232;re. Ce travail malagu&#232;ne nous rappelle que ces patients ne sont pas des &#171; faux allergiques &#187; : ils font des sympt&#244;mes, ils font de l'asthme et r&#233;agissent &#224; de nouveaux allerg&#232;nes&#8230; et ils r&#233;pondent &#224; l'immunoth&#233;rapie comme les autres, avec &#224; la cl&#233; une r&#233;mission durable pour pr&#232;s de deux tiers d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'allergologue praticien, le message est clair : si l'histoire et le test de provocation nasale indiquent une allergie aux acariens ou aux gramin&#233;es, il ne faut pas se d&#233;courager si les prick-tests sont n&#233;gatifs. Ce sont justement ces patients qui pourraient tirer le meilleur profit d'un programme de trois ans d'AIT, &#224; condition d'&#234;tre bien choisis, bien inform&#233;s, et suivis sur une longue p&#233;riode. La possibilit&#233; de pr&#233;venir l'asthme ne se limite plus aux &#171; beaux atopiques &#187; st&#233;r&#233;otypiques : elle s'&#233;tend maintenant &#224; cette zone grise du test cutan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude apporte une nouvelle preuve &#224; l'appui &#224; notre opinion clinique d&#233;j&#224; bien &#233;tablie sur l'immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique et la d&#233;sensibilisation. Cette &#233;tude de dix ans de recul confirme notre intuition et renforce notre conviction sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a toutefois un probl&#232;me de taille : le diagnostic repose sur le test de provocation nasal et aucun test de provocatio nasal n'est commercialis&#233; en France &#224; l'heure o&#249; ces lignes sont &#233;crites. Ils sont commercialis&#233;s dans d'autres pays d'Europe mais pas en France. Belle perte de chance pour nos patients fran&#231;ais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour &#234;tre tout &#224; fait honn&#234;te, j'ajouterai que peu d'allergologues sont &#233;quip&#233;s de &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5126.html&#034;&gt;rhinomanom&#232;tres&lt;/a&gt; ou de rhinom&#232;tres acoustiques mais c'est probablement la cons&#233;quence du premier point&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les incendies br&#251;lent aussi les atopiques : effet des particules fines et des &#233;manations gazeuses d'incendies sur la peau, le nez et les bronches de nos patients atopiques</title>
		<link>https://www.allergique.org/Les-incendies-brulent-aussi-les-atopiques-effet-des-particules-fines-et-des.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>asthme</dc:subject>
		<dc:subject>ecz&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>atopie</dc:subject>
		<dc:subject>respirer</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les incendies de v&#233;g&#233;tation deviennent de plus en plus intenses et fr&#233;quents, dispersant sur des centaines de kilom&#232;tres un m&#233;lange de gaz et de particules. La fraction PM2,5 (particules de &#8804; 2,5 &#181;m) &#233;merge comme l'un des composants les plus toxiques de ce m&#233;lange. Les auteurs soulignent que ces panaches, qui sont plus oxydants et pro-inflammatoires que la pollution atmosph&#233;rique &#171; typique &#187; des villes, aggravent les maladies allergiques telles que l'asthme, la rhinite allergique et la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/incendie-atopiques-4e2ac.png?1766660386' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les incendies de v&#233;g&#233;tation deviennent de plus en plus intenses et fr&#233;quents, dispersant sur des centaines de kilom&#232;tres un m&#233;lange de gaz et de particules. La fraction &lt;strong&gt;PM2,5&lt;/strong&gt; (particules de &#8804; 2,5 &#181;m) &#233;merge comme l'un des composants les plus toxiques de ce m&#233;lange. Les auteurs soulignent que ces panaches, qui sont plus oxydants et pro-inflammatoires que la pollution atmosph&#233;rique &#171; typique &#187; des villes, aggravent les maladies allergiques telles que l'asthme, la rhinite allergique et la dermatite atopique (DA). &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111/all.70116&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wildfires and Atopic Diseases : A Review by Alex Ha and al. in Allergy, 2025 ; 0:1&#8211;12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Revue syst&#233;matique des recherches publi&#233;es au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie et identifi&#233;es dans les bases de donn&#233;es PubMed et Embase (p&#233;riode de janvier &#224; mars 2024). Inclusion : travaux (observations/exp&#233;rimentations) analysant l'exposition aux &lt;strong&gt;PM2,5&lt;/strong&gt; d'origine feux et un crit&#232;re clinique d'atopie ; exclusion des &#233;ditoriaux, narratifs non syst&#233;matiques, articles non anglophones et &#233;tudes sans PM2,5. Si n&#233;cessaire, les auteurs ont compl&#233;t&#233; les donn&#233;es avec des informations sur la &#171; pollution ambiante &#187; hors incendies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Asthme&lt;/strong&gt; : l'association est la plus solide. Pendant l'&#233;pisode canadien de 2023, les concentrations de PM 2,5 quotidiennes &#224; New York ont atteint 101 &#181;g/m&#179; et les visites aux urgences pour asthme ont augment&#233; de 44 % (RR 1,44). D'autres &#233;tudes (Oregon 2013, San Diego 2007, Australie) confirment : +5&#8211;8 % d'&#233;v&#233;nements/10 &#181;g/m&#179; et jusqu'&#224; +112 % d'urgences aux pics.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Rhinite allergique&lt;/strong&gt; : signal plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne, possiblement &#171; seuil-d&#233;pendant &#187;. En pr&#233;sence de taux &#233;lev&#233;s de particules fines PM 2,5 (environ 100 &#181;g/m&#179; &#224; Beijing), une augmentation de 0,47 % des consultations m&#233;dicales est observ&#233;e pour chaque augmentation de 10 &#181;g/m&#179;. Les m&#233;ta-analyses r&#233;v&#232;lent une association claire en Asie, mais moins marqu&#233;e en Am&#233;rique et en Europe (des niveaux de fond plus bas et des compositions diff&#233;rentes).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dermatite atopique&lt;/strong&gt; : &#224; court terme (2 semaines), une augmentation de 10 &#956;g/m&#179; de PM 2,5 entra&#238;ne une hausse de 5 % des consultations p&#233;diatriques pour la dermatite atopique et de 8 % pour le prurit. Chez l'adulte, cela entraine une hausse des consultations et des prescriptions syst&#233;miques (RR 1,45). De plus, les pics de pollution sont associ&#233;s &#224; une augmentation des recherches en ligne sur les termes &#171; eczema/itch/red skin &#187;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Diff&#233;rences de vuln&#233;rabilit&#233;&lt;/strong&gt; : les impacts sanitaires des feux sont in&#233;gaux (quartiers d&#233;favoris&#233;s, &#233;coles mal ventil&#233;es, m&#233;tiers expos&#233;s). Les auteurs abordent les leviers &#171; justice environnementale &#187; : subventions pour purificateurs HEPA, salles d'air pur &#224; l'&#233;cole, habitations plus r&#233;silientes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il s'agit d'un effet sp&#233;cifique car les feux peuvent contribuer &#224; 25-70 % des niveaux de PM 2,5 r&#233;gionaux lors des pics de pollution. Leur m&#233;lange (PAH, HAP, COV, cendres) est particuli&#232;rement pro-oxydant et pro-inflammatoire, ce qui entra&#238;ne des effets toxicologiques plus importants que ceux du PM 2,5 &#171; urbain &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;M&#233;canismes plausibles&lt;/strong&gt; : stress oxydant, inflammation &#233;pith&#233;liale, potentialisation des allerg&#232;nes a&#233;roport&#233;s ; synergies pollution/allerg&#232;nes plausibles pour asthme, rhinite et DA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Limites des donn&#233;es&lt;/strong&gt; : Mesures d'exposition environnementales (nombre limit&#233; de capteurs individuels), h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des m&#233;thodes et des m&#233;langes de fum&#233;es, crit&#232;res d'&#233;valuation centr&#233;s sur les hospitalisations plut&#244;t que sur les sympt&#244;mes quotidiens tels que le prurit ou la g&#234;ne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Pistes d'am&#233;lioration&lt;/strong&gt; : protocoles avec capteurs individuels ; cohortes prospectives ; essais d'interventions (pi&#232;ces &#224; air filtr&#233; HEPA, masques &lt;strong&gt;FFP2/N95&lt;/strong&gt;, messages cibl&#233;s) ; indicateurs centr&#233;s patients (qualit&#233; de vie, sommeil, consommation de dermocortico&#239;des).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion et limites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse renforce un message clair : la fum&#233;e des incendies agit comme un &lt;strong&gt;acc&#233;l&#233;rateur&lt;/strong&gt; de l'asthme (&gt; rhume des foins &gt; ecz&#233;ma), avec une intensit&#233; variable selon le niveau d'exposition et les vuln&#233;rabilit&#233;s sociales. Il existe des preuves solides pour l'asthme, des preuves croissantes pour la DA, et des preuves encore fragmentaires pour la rhinite. Elle plaide pour &lt;strong&gt;anticiper&lt;/strong&gt; (plans d'action, filtration de l'air, masque, adaptation th&#233;rapeutique en p&#233;riode de fum&#233;es) et pour &lt;strong&gt;mieux mesurer&lt;/strong&gt; (exposition r&#233;elle, issues patient-centr&#233;es) afin de guider des politiques publiques justes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'exposition &#224; la &#171; fum&#233;e des feux &#187; est une combinaison de particules fines qui s'infiltrent profond&#233;ment, de gaz irritants et de compos&#233;s organiques qui endommagent la barri&#232;re et favorisent une inflammation de type 2. Pour l'asthme, le signal est assez net pour recommander des conduites proactives : consulter l'index de qualit&#233; de l'air, garder chez soi au moins une pi&#232;ce filtr&#233;e &lt;strong&gt;HEPA&lt;/strong&gt;. Pr&#233;voir une &lt;strong&gt;escalade temporaire&lt;/strong&gt; (ICS/formot&#233;rol en relais selon GINA). Porter un &lt;strong&gt;FFP2&lt;/strong&gt; dehors lorsque l'indice s'envole, et caler un plan d'action &#233;crit. En ce qui concerne la dermatite atopique (DA), les jours de fum&#233;es invitent &#224; &#171; surgrasser &#187; (&#233;mollients riches), &#224; prot&#233;ger la peau (douches br&#232;ves, pas d'huiles essentielles), &#224; pr&#233;voir une fen&#234;tre de traitement anti-inflammatoire court et &#224; filtrer l'air de la chambre. Pour la rhinite, des lavages de nez associ&#233;s &#224; un cortico&#239;de nasal peuvent pr&#233;venir l'&#233;volution vers une crise bronchique. Il reste cependant l'aspect &#171; in&#233;galit&#233;s &#187; : tout le monde n'a pas acc&#232;s &#224; un purificateur d'air ni &#224; des fen&#234;tres &#233;tanches. Le m&#233;decin peut &#234;tre prescripteur de &lt;strong&gt;conseils efficaces et r&#233;alistes&lt;/strong&gt; (port de pi&#232;ce unique filtr&#233;e, fourniture de masques par la mairie ou l'&#233;cole, adaptation des horaires d'activit&#233;, fermeture des arriv&#233;es d'air quand l'indice grimpe). De son c&#244;t&#233;, la communaut&#233; peut plaider en faveur de &lt;strong&gt;salles d'air propre&lt;/strong&gt; dans les &#233;coles et de subventions pour les &#233;quipements. Bref : anticiper, prot&#233;ger les plus vuln&#233;rables, et soigner au plus pr&#232;s du v&#233;cu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les soci&#233;t&#233;s de m&#233;decine traditionnelles chinoises proposent leur Guideline sur la prise en charge de la rhinite allergique (Bi Yuan)</title>
		<link>https://www.allergique.org/Les-societes-de-medecine-traditionnelles-chinoises-proposent-leur-Guideline-sur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/Les-societes-de-medecine-traditionnelles-chinoises-proposent-leur-Guideline-sur.html</guid>
		<dc:date>2025-11-02T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces recommandations 2025 tentent de &#171; normaliser &#187; l'usage de la m&#233;decine traditionnelle chinoise (plantes, acupuncture, moxibustion, etc.) dans la rhinite allergique via une adaptation de GRADE (GRADE-TCM), en s'appuyant sur 351 essais randomis&#233;s et un large processus de consensus. Elles concluent &#224; des b&#233;n&#233;fices possibles (sympt&#244;mes, qualit&#233; de vie, moindre recours aux traitements), mais avec un niveau de preuve global jug&#233; faible et h&#233;t&#233;rog&#232;ne, l'acupuncture en compl&#233;ment du traitement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/rhinite-medecine-traditionelle-chinoise-20f98.png?1766670804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces recommandations 2025 tentent de &#171; normaliser &#187; l'usage de la m&#233;decine traditionnelle chinoise (plantes, acupuncture, moxibustion, etc.) dans la rhinite allergique via une adaptation de GRADE (GRADE-TCM), en s'appuyant sur 351 essais randomis&#233;s et un large processus de consensus. Elles concluent &#224; des b&#233;n&#233;fices possibles (sympt&#244;mes, qualit&#233; de vie, moindre recours aux traitements), mais avec un niveau de preuve global jug&#233; faible et h&#233;t&#233;rog&#232;ne, l'acupuncture en compl&#233;ment du traitement conventionnel &#233;tant la seule intervention class&#233;e avec une preuve &#171; forte &#187; selon leurs crit&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rhinite allergique (RA) est une maladie fr&#233;quente qui entraine une morbidit&#233; importante, des troubles du sommeil, une baisse de la productivit&#233;, ainsi qu'un co&#251;t social consid&#233;rable. Les directives mondiales, telles que celles de l'ARIA et de la GINA, se fondent sur l'&#233;viction, les m&#233;dicaments traditionnels (antihistaminiques, corticost&#233;ro&#239;des nasaux), l'immunoth&#233;rapie et, plus r&#233;cemment, les th&#233;rapies biologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude pr&#233;sent&#233;e propose pour la premi&#232;re fois des directives internationales fond&#233;es sur des preuves pour l'utilisation de la m&#233;decine traditionnelle chinoise (MTC) dans le traitement de la polyarthrite rhumato&#239;de. Cette initiative est remarquable, car elle cherche &#224; combiner des pratiques m&#233;dicales anciennes avec une approche m&#233;thodologique moderne. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111/all.70057&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;International Evidence-Based Guidelines for Traditional Chinese Medicine Management of Allergic Rhinitis by Qin-Wei Fu and al. in Allergy, 2025 ; 0:1&#8211;20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les auteurs ont utilis&#233; une m&#233;thode cr&#233;&#233;e par le groupe de MTC adapt&#233;e de GRADE, appel&#233;e &lt;a href=&#034;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5690955/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GRADE-TCM&lt;/a&gt;, pour &#233;valuer la qualit&#233; des preuves et formuler des recommandations.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 351 essais randomis&#233;s contr&#244;l&#233;s (RCT) ont &#233;t&#233; inclus, repr&#233;sentant un total de 43 276 patients. Les crit&#232;res &#233;valu&#233;s incluent l'efficacit&#233; sur les sympt&#244;mes de la RA, la qualit&#233; de vie et les effets ind&#233;sirables.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des sources compl&#233;mentaires atypiques (textes classiques de MTC, archives m&#233;dicales, consensus d'experts) ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;es, ce qui repr&#233;sente une diff&#233;rence m&#233;thodologique majeure par rapport aux guidelines ARIA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le processus a comport&#233; cinq tours de consensus d'experts (80 experts, &gt;10 000 r&#233;ponses), permettant d'affiner les recommandations. Rappellons que les consensus d'experts sont de bas niveau de preuve scientifique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les interventions &#233;valu&#233;es comprenaient les m&#233;dicaments &#224; base de plantes, les formules brevet&#233;es chinoises, l'acupuncture, la &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Moxibustion&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;moxibustion&lt;/a&gt; et les techniques d&#233;riv&#233;es des points d'acupuncture.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;32 recommandations ont &#233;t&#233; &#233;mises : 10 fortes, 22 faibles&lt;/strong&gt; .&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les avantages constat&#233;s comprenaient :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une diminution des sympt&#244;mes nasaux,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une r&#233;duction de la d&#233;pendance aux m&#233;dicaments traditionnels,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de vie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; unebaisse du taux de rechutes&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les auteurs soulignent un profil de tol&#233;rance favorable avec peu d'effets secondaires graves rapport&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les preuves sont hi&#233;rarchis&#233;es : 1 intervention avec un niveau A (preuve solide), 10 de niveau B, 17 de niveau C et quelques recommandations de niveau D/E, bas&#233;es sur des donn&#233;es indirectes ou limit&#233;es.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La preuve de niveau A est : l'acupuncture en compl&#233;ment du traitement conventionnel&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Plusieurs essais randomis&#233;s multicentriques ont montr&#233; une am&#233;lioration significative des scores de sympt&#244;mes nasaux et de la qualit&#233; de vie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'effet est document&#233; tant &#224; court terme qu'&#224; moyen terme (jusqu'&#224; 12 mois).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La tol&#233;rance est bonne, avec peu d'effets ind&#233;sirables rapport&#233;s (l&#233;ger h&#233;matome local).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les preuves de niveau B sont monocentriques, parfois non aveugl&#233;s et rarement compar&#233;s au traitement conventionnel, portant uniquement sur des populations Chinoises&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La m&#233;decine traditionnelle chinoise (MTC) accorde une grande importance &#224; la &#171; constitution corporelle &#187; et &#224; la pr&#233;vention individuelle, des aspects qui ne sont pas directement repr&#233;sent&#233;s dans ARIA.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Effets secondaires d&#233;crits&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Acupuncture et &#233;lectroacupuncture&lt;/strong&gt; : r&#233;actions locales b&#233;nignes : douleur transitoire, petits h&#233;matomes, sensation de chaleur ou de picotement ; tr&#232;s rarement : malaise vagal, vertiges, syncope (souvent chez patients anxieux ou hypoglyc&#233;miques).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Moxibustion &lt;/strong&gt; (application de moxa br&#251;lant sur points d'acupuncture) : br&#251;lures superficielles ou irritation cutan&#233;e ; inconfort li&#233; &#224; la fum&#233;e (toux, irritation oculaire).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Phytoth&#233;rapie&lt;/strong&gt; (formules classiques ou brevets chinois) : troubles digestifs l&#233;gers (naus&#233;es, diarrh&#233;es, douleurs abdominales) ; r&#233;actions cutan&#233;es isol&#233;es (prurit, rash) rapport&#233;es dans quelques essais ; rare : &#233;l&#233;vation transitoire des enzymes h&#233;patiques (non syst&#233;matiquement reli&#233;e &#224; la formule).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Catgut embedment therapy&lt;/strong&gt; (pose de fils r&#233;sorbables) : douleur au point d'implantation, inflammation locale, sensation de corps &#233;tranger ; infections locales anecdotiques, toutes r&#233;solutives.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Points positifs &lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Premi&#232;re tentative globale de normaliser l'approche de la m&#233;decine traditionnelle chinoise (MTC) en r&#233;adaptation.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Int&#233;gration &#224; une d&#233;marche fond&#233;e sur des preuves, ce qui renforce sa reconnaissance internationale.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mise en &#233;vidence d'une potentielle compl&#233;mentarit&#233; avec les th&#233;rapies conventionnelles, particuli&#232;rement pour diminuer la prise de cortico&#239;des nasaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; B&lt;strong&gt;iais et limites&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; H&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des &#233;tudes incluses (qualit&#233; m&#233;thodologique tr&#232;s variable, parfois sans contr&#244;le aveugle).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Utilisation de sources non conventionnelles (anciens textes, registres) pouvant entra&#238;ner un biais culturel et subjectif.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Risque de publication partial : la plupart des &#233;tudes ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es en Chine et peu ont &#233;t&#233; r&#233;pliqu&#233;es internationalement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Absence de comparaisons directes avec les normes ARIA, telles que les corticost&#233;ro&#239;des nasaux ou l'AIT.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les niveaux de preuve sont diff&#233;rents selon la m&#233;thode GRADE-TCM, cr&#233;&#233;e par la m&#233;decine traditionnelle Chinoise pour la m&#233;decine traditionelle Chinoise, qui exige moins de preuves qu'habituellement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comparaison avec ARIA&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; ARIA recommande clairement les corticost&#233;ro&#239;des intranasaux comme traitement de premi&#232;re ligne et l'immunoth&#233;rapie allerg&#233;nique comme traitement de fond.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La MTC n'est pas mentionn&#233;e en tant qu'option approuv&#233;e, car il manque de preuves solides.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les lignes directrices TCM 2025 sont donc en d&#233;calage, en mettant l'accent sur des approches alternatives qui ne sont pas acceptables selon des normes scientifiques rigoureuses.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces directives constituent une tentative maladroite de cr&#233;ation d'un guideline de la m&#233;decine traditionnelle chinoise (MTC) pour le traitement de la rhinite allergique. Elles offrent une structure qui hi&#233;rarchise les soins &#224; proposer, mais les preuves sous-jacentes sont faibles et in&#233;gales, avec comme seul grade fort selon leurs crit&#232;res cr&#233;&#233;s sur mesure un effet b&#233;n&#233;fique de l'ajout de l'acupuncture au traitement conventionnel de la rhinite allergique. Il existe un &#233;cart notable avec les lignes directrices ARIA : celles-ci accordent la priorit&#233; aux preuves solides et aux traitements &#233;prouv&#233;s, tandis que les directives MTC int&#232;grent des &#233;l&#233;ments issus de traditions m&#233;dicales, souvent appuy&#233;es par des donn&#233;es fragiles. Il est difficile de d&#233;fendre une place de la MTC dans l'arsenal th&#233;rapeutique mondial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Voici une &#233;tude qui s'efforce d'int&#233;grer la m&#233;decine traditionnelle chinoise (MTC) aux directives internationales. Pour ce faire les auteurs s'appuyent sur une &#233;chelle de gradation de preuve cr&#233;&#233;e tout expr&#232;s par la soci&#233;t&#233; des m&#233;decine traditionnelles Chinoises pour eux-m&#234;mes. Les allergologues europ&#233;ens vont &#234;tre d&#233;pays&#233;s : les r&#233;f&#233;rentiels &#233;tudi&#233;s sont traditionnels, comme le &#12298;&#40644;&#24093;&#20869;&#32463;&#12299; (Huangdi Neijing, &#8220;Canon interne de l'Empereur Jaune&#8221;), texte fondateur de la m&#233;decine chinoise (IIe si&#232;cle av. J.-C. &#8211; IIe si&#232;cle ap. J.-C.), qui d&#233;crit les d&#233;sordres du &#8220;Bi Yuan&#8221; (rhinite chronique) et leur lien avec le d&#233;s&#233;quilibre du Poumon et du Rein, et les niveaux de preuve sont parfois &#233;tranges. Il va falloir &#234;tre prudents. Il semble probable que certains patients, qui ont d&#233;j&#224; recours &#224; des soins alternatifs, pourraient tirer profit d'un ajout d'acupuncture au traitement conventionnel mais on restera l&#224; pour les &#233;l&#233;ments qui semblent aider. En pratique, il faut &#233;videmment privil&#233;gier l'application des recommandations de l'ARIA dont les niveaux de preuve sont autrement plus solides, c'est-&#224;-dire les cortico&#239;des nasaux, les antihistaminiques et l'immunoth&#233;rapie sp&#233;cifique. La &lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sciences-chrono/medecine-traditionnelle-chinoise-l-invention-d-un-mythe-9227811), qui est une invention r&#233;cente&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MTC (m&#233;decine traditionnelle chinoise&lt;/a&gt;, peut &#234;tre utilis&#233;e comme un traitement compl&#233;mentaire, &#224; condition d'&#233;valuer la qualit&#233; des pr&#233;parations, d'&#233;viter les interactions potentielles et de surveiller attentivement les effets secondaires. Il y a une tendance croissante vers une m&#233;decine &#034;globale&#034; qui serait &#233;loign&#233;e de la m&#233;decine occidentale : c'est un leurre. Il faut surtout souligner l'importance cruciale de la rigueur scientifique qui est peu pr&#233;sente dans ce &#034;guideline&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La rhinite allergique de l'enfant est bien nez quelque part</title>
		<link>https://www.allergique.org/La-rhinite-allergique-de-l-enfant-est-bien-nez-quelque-part.html</link>
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		<dc:date>2025-09-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>hygi&#232;ne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La rhinite allergique (RA) chez l'enfant d'&#226;ge pr&#233;scolaire est un probl&#232;me de sant&#233; publique croissant. Cette m&#233;ta-analyse internationale, qui a port&#233; sur pr&#232;s de 95 000 enfants, a pour objectif de d&#233;terminer les facteurs de risque familiaux et environnementaux de la RA &#224; cet &#226;ge crucial. Les r&#233;sultats de l'&#233;tude montrent que la RA peut alt&#233;rer la qualit&#233; de vie des enfants et perturber leur apprentissage, et qu'elle peut &#233;galement favoriser la progression vers l'asthme. Identifier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Rhinites-.html" rel="directory"&gt;Rhinites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aerien-+.html" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-hygiene-+.html" rel="tag"&gt;hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/rhinite-allergique-enfant-9aa62.jpg?1766670804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5192.html&#034;&gt;rhinite allergique (RA)&lt;/a&gt; chez l'enfant d'&#226;ge pr&#233;scolaire est un probl&#232;me de sant&#233; publique croissant. Cette m&#233;ta-analyse internationale, qui a port&#233; sur pr&#232;s de 95 000 enfants, a pour objectif de d&#233;terminer les facteurs de risque familiaux et environnementaux de la RA &#224; cet &#226;ge crucial. Les r&#233;sultats de l'&#233;tude montrent que la RA peut alt&#233;rer la qualit&#233; de vie des enfants et perturber leur apprentissage, et qu'elle peut &#233;galement favoriser la progression vers l'asthme. Identifier pr&#233;cocement les facteurs de risque permet de cibler la pr&#233;vention. Cette m&#233;ta-analyse internationale, portant sur pr&#232;s de 95 000 enfants, apporte des donn&#233;es solides sur les d&#233;terminants familiaux et environnementaux de la RA &#224; cet &#226;ge cl&#233;. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1186/s12887-025-05906-z&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Risk factors for allergic rhinitis in preschool children : a meta-analysis and systematic review by Nannan Si and al.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Recherche syst&#233;matique (PubMed, Embase, Cochrane, Web of Science) jusqu'en janvier 2025, selon les recommandations PRISMA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Inclusion : &#201;tudes longitudinales incluant des enfants &#226;g&#233;s de 3 &#224; 6 ans, pr&#233;sentant un diagnostic clinique ou biologique de RA, fournissant des r&#233;sultats statistiques utilisables (OR, RR, HR avec IC95 %).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#201;tudes exclues : Manque de crit&#232;res diagnostiques pr&#233;cis, informations insuffisantes, enregistrements en double, documentation non traduisible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#201;valuation de la qualit&#233; &#224; l'aide de l'&#233;chelle Newcastle-Ottawa (NOS) ; pond&#233;ration des r&#233;sultats en fonction du score (&#8805;7 = haute qualit&#233;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Analyse statistique : calcul des OR combin&#233;s par mod&#232;les &#224; effets al&#233;atoires ou fixes selon l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; (I&#178;) ; analyse de sensibilit&#233; ; biais de publication &#233;valu&#233; par Egger et funnel plots.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 10 cohortes (94 774 enfants, 3&#8211;6 ans) analys&#233;es ; 4 &#233;tudes chinoises, autres en Europe et Asie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Facteurs de risque identifi&#233;s :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ant&#233;c&#233;dent parental de RA : OR = 2,40 (IC95 % : 2,01&#8211;2,87).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ant&#233;c&#233;dent parental d'ecz&#233;ma : OR = 1,72 (1,48&#8211;1,99).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ant&#233;c&#233;dent parental d'asthme : OR = 2,45 (1,53&#8211;3,93).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sexe masculin : OR = 1,54 (1,37&#8211;1,72).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Naissance par c&#233;sarienne : OR = 1,32 (1,08&#8211;1,61).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5176.html&#034;&gt;Humidit&#233; au domicile&lt;/a&gt; : OR = 1,24 (1,08&#8211;1,42).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Facteur protecteur : pr&#233;sence d'animaux domestiques : OR = 0,57 (0,41&#8211;0,78).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Analyses de sensibilit&#233; : r&#233;sultats stables pour les principaux facteurs, malgr&#233; une h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; mod&#233;r&#233;e pour certains.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Biais de publication possible, surtout pour parentalit&#233; asthmatique, pr&#233;sence d'animaux, sexe, c&#233;sarienne et humidit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Caract&#233;ristiques de l'enfant d'&#226;ge pr&#233;scolaire : syst&#232;me immunitaire encore immature, exposition principalement domestique (acariens, moisissures), poids plus important des facteurs g&#233;n&#233;tiques. Les sympt&#244;mes peuvent &#234;tre atypiques (changements de comportement).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Poids des ant&#233;c&#233;dents familiaux : transmission h&#233;r&#233;ditaire de g&#232;nes de susceptibilit&#233; (IL-4, IL-13, etc.) et environnement familial favorable aux allerg&#232;nes. Mesures recommand&#233;es : d&#233;pistage pr&#233;coce, contr&#244;le de l'exposition, allaitement prolong&#233;, conseil g&#233;n&#233;tique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Animaux domestiques : soutien &#224; l'&#171; hypoth&#232;se hygi&#233;niste &#187; : l'exposition pr&#233;coce modifie la r&#233;ponse immunitaire et la flore domestique, r&#233;duisant ainsi le risque de RA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sexe masculin : les r&#233;ponses immunitaires sont davantage orient&#233;es vers Th2 et les voies respiratoires sont plus vuln&#233;rables &#224; l'inflammation. Les gar&#231;ons pr&#233;sentant un terrain atopique familial doivent &#234;tre surveill&#233;s de pr&#232;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C&#233;sarienne : D&#233;faut d'exposition initiale au microbiote maternel, ce qui peut entra&#238;ner une tol&#233;rance immunitaire alt&#233;r&#233;e. L'allaitement et les probiotiques peuvent aider &#224; soutenir le microbiote.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5176.html&#034;&gt;Humidit&#233; domestique&lt;/a&gt; : favorise les moisissures et augmente la charge allerg&#233;nique. Il est donc important d'assurer une bonne ventilation et de r&#233;duire l'humidit&#233;, en particulier pour les enfants pr&#233;sentant un risque accru.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Limitations : H&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; entre les &#233;tudes, contr&#244;le insuffisant des facteurs confondants, relation de cause &#224; effet non d&#233;montr&#233;e (corr&#233;lation).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;disposition g&#233;n&#233;tique (ant&#233;c&#233;dents familiaux) et les facteurs environnementaux (humidit&#233;, mode de naissance, contact avec les animaux) contribuent au d&#233;veloppement de la RA chez les jeunes enfants. La pr&#233;sence d'animaux semble plut&#244;t protectrice, tandis que l'humidit&#233; et la c&#233;sarienne augmentent le risque. Ces donn&#233;es montrent l'int&#233;r&#234;t d'une pr&#233;vention cibl&#233;e d&#232;s la petite enfance. Elles sugg&#232;rent le d&#233;pistage des enfants &#224; risque, l'optimisation de l'environnement domestique, le soutien du microbiote et, &#233;ventuellement, une exposition contr&#244;l&#233;e aux animaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une vaste analyse portant sur pr&#232;s de 95 000 enfants d'&#226;ge pr&#233;scolaire r&#233;v&#232;le que &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5192.html&#034;&gt;la rhinite allergique&lt;/a&gt;, bien plus qu'un simple &#171; rhume &#187;, trouve souvent ses racines dans l'histoire familiale et l'environnement domestique. &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article5176.html&#034;&gt;Humidit&#233;&lt;/a&gt;, c&#233;sarienne, pr&#233;sence d'animaux, ant&#233;c&#233;dents parentaux : autant de facteurs qui peuvent, d&#232;s la petite enfance, orienter le destin allergique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;ta-analyse confirme ce que de nombreux cliniciens observent : la rhinite allergique du jeune enfant n'est pas qu'un simple &#171; rhume des foins &#187; miniature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ant&#233;c&#233;dents familiaux constituent un signal d'alerte fort, traduisant un terrain atopique sur lequel se greffent des facteurs environnementaux d&#233;terminants. L'effet protecteur des animaux domestiques illustre l'importance de l'&#233;ducation immunitaire pr&#233;coce, probablement via une exposition microbienne diversifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, ces r&#233;sultats plaident pour une approche proactive : rep&#233;rage des enfants &#224; risque d&#232;s la PMI ou la cr&#232;che, conseils d'am&#233;nagement du domicile, pr&#233;vention de l'humidit&#233;, r&#233;flexion sur le mode d'accouchement lorsque c'est possible, et ouverture &#224; des strat&#233;gies innovantes de modulation du microbiote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un suivi r&#233;gulier, m&#234;me en l'absence de sympt&#244;mes francs, permettrait de limiter l'&#233;volution vers l'asthme ou d'autres pathologies allergiques, r&#233;duisant ainsi le poids global de l'atopie dans cette tranche d'&#226;ge vuln&#233;rable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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