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	<title>Actualit&#233;s scientifiques des allergies</title>
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	<description>actualit&#233;s des allergies : publications scientifiques s&#233;lectionn&#233;es, lues et analys&#233;es pour vous.</description>
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		<title>Actualit&#233;s scientifiques des allergies</title>
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		<title>Staphylocoque dor&#233; : le squatteur des sinus de la face</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>comprendre</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la rhinosinusite chronique, le microbiote nasal est important : sa densit&#233; change, et le Staphylococcus aureus en devient parfois l'acteur principal. Cet article fait le point sur ses s&#233;cr&#233;tions, sur comment les IgE sp&#233;cifiques peuvent peser dans le r&#233;sultat clinique, et pourquoi mesurer ces IgE anti-staphylocoque pourrait devenir un r&#233;flexe diagnostique. &lt;br class='autobr' /&gt; L'exc&#232;s d'hygi&#232;ne est un probl&#232;me aussi important que le manque d'hygi&#232;ne. La muqueuse nasale n'est pas un champ de bataille qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH79/staphylocoque-aureus-rhinite-65945.png?1780437729' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la rhinosinusite chronique, le microbiote nasal est important : sa densit&#233; change, et le Staphylococcus aureus en devient parfois l'acteur principal. Cet article fait le point sur ses s&#233;cr&#233;tions, sur comment les IgE sp&#233;cifiques peuvent peser dans le r&#233;sultat clinique, et pourquoi mesurer ces IgE anti-staphylocoque pourrait devenir un r&#233;flexe diagnostique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exc&#232;s d'hygi&#232;ne est un probl&#232;me aussi important que le manque d'hygi&#232;ne. La muqueuse nasale n'est pas un champ de bataille qui doit rester st&#233;rile : c'est un &#233;cosyst&#232;me. Dans la rhinosinusite chronique, cet &#233;quilibre se modifie et certaines esp&#232;ces s'installent. Parmi elles, le Staphylococcus aureus, ce vieil habitu&#233; de nos fosses nasales, ne vient pas les mains vides : il produit des facteurs qui peuvent aggraver l'inflammation et influencer la tol&#233;rance. Cet article fait le point sur les liens entre microbiote, S. aureus, et immunit&#233; dans les sinus, avec un clin d'&#339;il aux liens avec l'asthme. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.jaci.2026.01.019&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#246;ker et al. Microbial influences on chronic rhinosinusitis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le m&#234;me sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=5246&#034;&gt;Jeune et na&#239;e : il vaut mieux &#234;tre une souris des champs qu'une souris des villes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=5154&#034;&gt;Biotiques en pr&#233;vention de l'ecz&#233;ma ? Pas encore pr&#233;&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=4858&#034;&gt;L'hypoth&#232;se hygi&#233;niste : il y avait longtemps ! Maintenant c'est avec les antibiotiques.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Revue narrative bas&#233;e sur des &#233;tudes de microbiome (culture et s&#233;quen&#231;age 16S et shotgun), analyses de densit&#233; bact&#233;rienne et d'abondance relative, et travaux de physiopathologie sur les facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s de S. aureus. Les auteurs discutent les d&#233;terminants de la colonisation (barri&#232;re muqueuse, peptides antimicrobiens, r&#233;ponses inn&#233;es) et les strat&#233;gies d'&#233;chappement immunitaire, ainsi que l'impact clinique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre les outils du microbiome : &lt;a href=&#034;https://www.niaid.nih.gov/research/microbiome&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;NIH Microbiome research (NIAID)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le microbiote nasal des patients avec rhinosinusite chronique est alt&#233;r&#233; : densit&#233; bact&#233;rienne plus &#233;lev&#233;e et distribution d'esp&#232;ces modifi&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Staphylococcus aureus est plus souvent abondant dans la rhinosinusite chronique que chez des adultes sains, sugg&#233;rant un d&#233;s&#233;quilibre favorable &#224; ce colonisateur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De nombreux patients d&#233;veloppent des IgE sp&#233;cifiques contre des facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s par S. aureus (ent&#233;rotoxines et prot&#233;ines de type serine protease like), ce qui peut alimenter l'inflammation et la symptomatologie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cette sensibilisation IgE semble concerner des profils de maladie plus s&#233;v&#232;res, et elle fait le lien entre sinus et bronches chez certains patients asthmatiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les auteurs sugg&#232;rent d'int&#233;grer la mesure des IgE sp&#233;cifiques &#224; S. aureus dans l'&#233;valuation diagnostique de routine de la rhinosinusite chronique et de l'asthme, pour aider &#224; identifier des endotypes &#224; risque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En pratique, plus propre ne signifie pas moins allergique : l'usage r&#233;p&#233;titif d'antiseptiques et certains antibiotiques peuvent fragiliser l'&#233;cosyst&#232;me nasal et laisser la place &#224; un squatteur opportuniste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mesurer les IgE sp&#233;cifiques de S. aureus, c'est une fa&#231;on d'objectiver une interaction microbe-syst&#232;me immunitaire dans des maladies qu'on r&#233;duit trop souvent &#224; &#8220;sinus bouch&#233;s&#8221; ou &#8220;asthme mal contr&#244;l&#233;&#8221;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La fronti&#232;re entre colonisation et infection reste floue : l'objectif clinique n'est pas la st&#233;rilisation, mais une coexistence muqueuse apais&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'hygi&#232;ne raisonn&#233;e vaut mieux que l'acharnement : on prot&#232;ge les barri&#232;res (lavages doux, humidification, &#233;viter les agressions chimiques inutiles) et on r&#233;serve les antibioth&#233;rapies aux situations pertinentes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La rhinosinusite chronique s'inscrit dans une histoire de microbiote et d'immunit&#233;. Staphylococcus aureus peut jouer un r&#244;le bien plus actif qu'un simple passager, via ses facteurs s&#233;cr&#233;t&#233;s et les IgE sp&#233;cifiques associ&#233;es. Mieux le caract&#233;riser pourrait affiner le diagnostic et soutenir des strat&#233;gies plus cibl&#233;es, sans promettre une asepsie du nez.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#034;Docteur, c'est parce que j'ai un staphylocoque dor&#233; dans le nez !&#034; C'est un lieu commun de consultation. &#192; l'&#233;poque o&#249; le microbe &#233;tait un ennemi la d&#233;tection d'un malheureux staphylocoque dor&#233; dans le nez donnait lieu &#224; une stigmatisation et &#224; la mise en place d'antibioth&#233;rapies s&#233;quentielles qui n'ont &#233;videmment aucun int&#233;r&#234;t : avoir un staph dor&#233; dans le nez est juste normal. Il y a un &#233;quilibre local et tant sur la peau que dans le nez, cette bact&#233;rie est opportuniste et profitera des l&#233;sions occasionn&#233;es pour faire parler ses toxines et obtenir en retour une sensibilisation &#224; ses antig&#232;nes qui vient amplifier les d&#233;g&#226;ts locaux. Appelez le pape ou le dala&#239;-lama selon vos choix et &#233;coutez les : d&#233;posez les armes, le Staphylocoque dor&#233; n'est pas votre ennemi. Il n'est qu'un adversaire d'un soir, qui r&#233;pond &#224; une guerre d&#233;j&#224; entam&#233;e sans lui. Respectez votre flore microbienne et elle vous le rendra.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeune et na&#239;ve : il vaut mieux &#234;tre une souris des champs qu'une souris des villes</title>
		<link>https://www.allergique.org/Jeune-et-naive-il-vaut-mieux-etre-une-souris-des-champs-qu-une-souris-des.html</link>
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		<dc:date>2026-03-02T07:10:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>atopie</dc:subject>
		<dc:subject>hygi&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>comprendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette &#233;tude r&#233;alis&#233;e sur la souris sugg&#232;re une id&#233;e int&#233;ressante : quand le syst&#232;me immunitaire a d&#233;j&#224; &#171; beaucoup appris &#187; en contact d'un environnement riche (microbes vari&#233;s, stimulations), il r&#233;agit moins facilement en mode allergique. Au lieu de fabriquer surtout des IgE (les anticorps qui d&#233;clenchent l'allergie), il produit davantage d'IgG, qui peuvent bloquer l'allerg&#232;ne, et il peut aussi installer une forme de tol&#233;rance. Cela ne signifie pas qu'il faut chercher des infections, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-atopie-+.html" rel="tag"&gt;atopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-hygiene-+.html" rel="tag"&gt;hygi&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/souris-immunite-allergie-hygieniste-263c5.png?1772789240' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette &#233;tude r&#233;alis&#233;e sur la souris sugg&#232;re une id&#233;e int&#233;ressante : quand le syst&#232;me immunitaire a d&#233;j&#224; &#171; beaucoup appris &#187; en contact d'un environnement riche (microbes vari&#233;s, stimulations), il r&#233;agit moins facilement en mode allergique. Au lieu de fabriquer surtout des IgE (les anticorps qui d&#233;clenchent l'allergie), il produit davantage d'IgG, qui peuvent bloquer l'allerg&#232;ne, et il peut aussi installer une forme de tol&#233;rance. Cela ne signifie pas qu'il faut chercher des infections, mais cela contribue &#224; &#233;clairer le fait que l'allergie se d&#233;veloppe souvent t&#244;t dans la vie, alors que l'exp&#233;rience immunitaire est encore limit&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un mod&#232;le murin, des souris expos&#233;es &#224; un environnement &#171; immunostimulant &#187; (type animalerie non SPF) deviennent nettement moins capables de d&#233;velopper une allergie s&#233;v&#232;re &#224; un nouvel antig&#232;ne. Cette protection semble passer par une m&#233;moire adaptative crois&#233;e qui favorise des r&#233;ponses IgG (et/ou une tol&#233;rance) au d&#233;triment d'une polarisation allergique de type II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le m&#234;me sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Theorie-hygieniste-mythe-ou-realite.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Th&#233;orie hygi&#233;niste : mythe ou r&#233;alit&#233; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/Hypothese-hygieniste-et-immunologie-fondamentale-a-vous-degouter-du-savon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Hypoth&#232;se hygi&#233;niste et immunologie fondamentale : &#224; vous d&#233;go&#251;ter du savon ! !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/L-hypothese-hygieniste-il-y-avait-longtemps-Maintenant-c-est-avec-les.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'hypoth&#232;se hygi&#233;niste : il y avait longtemps ! Maintenant c'est avec les antibiotiques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les auteurs comparent des souris &#171; SPF &#187; (&#034;Specific Pathogen Free&#034; c'est &#224; dire &#233;lev&#233;es en conditions tr&#232;s contr&#244;l&#233;es) &#224; des souris &#171; pet shop &#187; (d'animalerie, donc non SPF), porteuses d'expositions microbiennes et de pathog&#232;nes plus vari&#233;s, document&#233;s par tests infectieux, microbiote f&#233;cal et profil s&#233;rologique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Induction d'une sensibilisation allergique &#224; l'ovalbumine de poulet (cOVA) par diff&#233;rentes voies de barri&#232;re (intestinale, pulmonaire, cutan&#233;e) avec des adjuvants favorisant une r&#233;ponse de type II, suivie d'une provocation syst&#233;mique et d'une mesure de l'anaphylaxie (notamment par la baisse de temp&#233;rature).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Exploration des m&#233;canismes par transfert passif de s&#233;rums riches en IgG sp&#233;cifiques (effet &#171; bloquant &#187;) et par mod&#232;les r&#233;ductionnistes d'empreinte &#187; immunitaire. L'exposition pr&#233;alable &#224; des orthologues d'ovalbumine dans un contexte de r&#233;ponse de type I (adjuvant de Freund complet, CFA) est suivie d'une sensibilisation allergique standard.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mise en &#233;vidence d'une m&#233;moire crois&#233;e gr&#226;ce &#224; la cartographie d'&#233;pitopes (outil d'affichage de peptides fond&#233; sur eCPX) et &#224; l'analyse de la r&#233;activit&#233; envers des orthologues d'OVA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Volet &#171; tol&#233;rance &#187; : mod&#232;le de tol&#233;rance orale &#224; cOVA, suivi d'un test de protection crois&#233;e vis-&#224;-vis d'orthologues, et enfin essais avec des extraits prot&#233;iques complexes de l&#233;gumineuses (expositions plus proches du r&#233;el).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;D&#233;finitions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Adjuvant de Freund complet (CFA) : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Adjuvant_de_Freund&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Adjuv...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tol&#233;rance orale : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Tol%C3%A9rance_immunitaire#Tol%C3%A9rance_orale&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Tol%C...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#201;pitope (d&#233;terminant antig&#233;nique) : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pitope&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;cepteur Fc&#947;RIIb (signal inhibiteur, &#171; IgG bloquantes &#187;) : &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/FCGR2B&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/FCGR2B&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultat&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les souris &#171; pet shop &#187; font beaucoup moins d'anaphylaxie apr&#232;s provocation &#224; la cOVA, quelle que soit la voie de sensibilisation. Ce n'est pas le cas pour les souris SPF qui font un choc anaphylactique net&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cette protection n'est pas expliqu&#233;e uniquement par une baisse d'IgE. Apr&#232;s sensibilisation cutan&#233;e, les IgE anti-cOVA peuvent &#234;tre comparables, voire plus &#233;lev&#233;es, ce qui sugg&#232;re un frein au niveau effecteur (ou une comp&#233;tition par d'autres anticorps).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les souris &#171; pet shop &#187; pr&#233;sentent un profil humorale orient&#233; vers un ratio IgG:IgE plus &#233;lev&#233;, compatible avec un effet protecteur de type &#171; IgG bloquantes &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le transfert passif de s&#233;rum riche en IgG sp&#233;cifiques r&#233;duit l'anaphylaxie chez des souris allergiques SPF, ce qui renforce l'hypoth&#232;se d'un m&#233;canisme IgG-d&#233;pendant&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une exposition ant&#233;rieure &#224; des homologues d'OVA dans un contexte &#171; type I &#187; (CFA) prot&#232;ge ult&#233;rieurement contre la r&#233;activit&#233; allergique &#224; cOVA. Elle peut m&#234;me att&#233;nuer une allergie pr&#233;existante en augmentant les IgG anti-cOVA par rapport aux IgE.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En contexte tol&#233;rant (tol&#233;rance orale), la protection crois&#233;e est &#233;galement observable, avec une relation g&#233;n&#233;rale entre similarit&#233; des homologues et intensit&#233; de la cross-tol&#233;rance, et l'effet peut s'&#233;tendre &#224; des expositions complexes (extraits de l&#233;gumineuses).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le travail propose un m&#233;canisme concret reliant &#171; environnement &#187; et &#171; risque allergique &#187;. En effet, l'exp&#233;rience immunitaire accumul&#233;e imprimerait des portions d'espace antig&#233;nique &#187; avec des r&#233;ponses non typiques (type I ou tol&#233;rantes), ce qui rendrait moins probable l'installation d'un &#233;tat allergique durable.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Point fort : une structure logique existe entre l'observation &#171; naturaliste &#187; (souris non SPF) et les preuves r&#233;ductionnistes (homologues, IgG, tol&#233;rance), y compris un indicateur possible de &#171; r&#233;versibilit&#233; &#187; partielle apr&#232;s sensibilisation.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Prudence : le mod&#232;le murin, les antig&#232;nes s&#233;lectionn&#233;s (ovalbumines, extraits), les adjuvants exp&#233;rimentaux (CFA) et les crit&#232;res d'&#233;valuation (hypothermie/anaphylaxie) ne peuvent pas &#234;tre facilement extrapol&#233;s &#224; l'&#234;tre humain. Les chercheurs eux-m&#234;mes mettent en doute l'existence de couches suppl&#233;mentaires de protection, telles que les infections chroniques, l'&#233;tat mastocytaire et les facteurs de dose/voie/g&#233;n&#233;tique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ouverture clinique : Ce texte relance une id&#233;e &#171; simple &#187; mais fonctionnelle : la pr&#233;vention de l'allergie pourrait &#234;tre li&#233;e autant au contexte immunologique d'une exposition antig&#233;nique (infection, microbiote, tol&#233;rance) qu'&#224; l'antig&#232;ne lui-m&#234;me.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude propose une th&#233;orie solide : un environnement riche en stimulations immunitaires peut engendrer une m&#233;moire adaptative crois&#233;e (IgG et/ou tol&#233;rance) qui d&#233;tourne l'immunit&#233; d'une voie allergique de type II, m&#234;me face &#224; des antig&#232;nes &#171; nouveaux &#187; et &#224; des situations complexes d'exposition. La limite principale demeure la transposition &#224; l'humain. Cependant, l'&#233;tude fournit une grille de lecture utile pour comprendre pourquoi l'allergie s'installe surtout t&#244;t, quand l'exp&#233;rience immunitaire &#187; est encore pauvre, et pourquoi les approches pr&#233;ventives devront probablement raisonner en termes de contexte d'exposition, pas seulement d'&#233;viction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alors oui, &#233;videmment c'est une &#233;tude chez la souris et m&#234;me chez la souris SPF, c'est &#224; dire qui n'a eu aucun contact avec l'environnement microbien habituel mais justement, c'est la raison qui justifie la publication par Nature de cette &#233;tude : une preuve de concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se hygi&#233;niste veut que l'absence de contact avec un environnement microbien suffisant dans les premiers mois de vie facilit&#233; l'&#233;mergence des allergies. De nombreux &#233;l&#233;ments vont en ce sens : les c&#233;sariennes qui induisent un peu plus d'allergiques que les naissances par voie basse, les antibioth&#233;rapies pr&#233;coces, les usages de d&#233;sinfectants, le rang de naissance dans la fratrie&#8230; cela laisse bien &#224; penser que ce contact avec l'environnement : les microbes habituels, mod&#232;le et oriente notre immunit&#233; &#224; venir mais nous n'avions pas de preuve de concept : c'est chose faite. Cette &#233;tude &#034;caricature&#034; montre que c'est tr&#232;s clairement une mani&#232;re d'influer sur notre futur immunologique que de d&#233;cider de notre environnement microbien in initial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un petit rappel toutefois : le contact avec les microbes habituels pr&#233;vient les allergies DANS UNE POPULATION, pas chez un individu et pour chaque individu, le contact microbien induit un risque&#8230;d'infection.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si maman mange vari&#233; pendant la grossesse, la peau de b&#233;b&#233; ne sera pas avari&#233;e</title>
		<link>https://www.allergique.org/Si-maman-mange-varie-pendant-la-grossesse-la-peau-de-bebe-ne-sera-pas-avariee.html</link>
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		<dc:date>2025-10-26T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>aliment</dc:subject>
		<dc:subject>ecz&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>atopie</dc:subject>
		<dc:subject>comprendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question de savoir si l'alimentation de la m&#232;re pendant la grossesse influence le risque d'ecz&#233;ma atopique (dermatite atopique) chez l'enfant intrigue m&#233;decins et chercheurs depuis des d&#233;cennies. Jusqu'ici, les &#233;tudes restaient contradictoires : certains travaux sugg&#233;raient qu'une exposition pr&#233;coce &#224; une grande vari&#233;t&#233; d'aliments pourrait &#171; &#233;duquer &#187; le syst&#232;me immunitaire f&#339;tal, tandis que d'autres n'y voyaient qu'un effet limit&#233;. Cette &#233;tude ta&#239;wanaise apporte un &#233;clairage original en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aliment-+.html" rel="tag"&gt;aliment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-eczema-+.html" rel="tag"&gt;ecz&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-atopie-+.html" rel="tag"&gt;atopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH100/alimentation-grossesse-atopie-257e4.png?1767243802' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question de savoir si l'alimentation de la m&#232;re pendant la grossesse influence le risque d'ecz&#233;ma atopique (dermatite atopique) chez l'enfant intrigue m&#233;decins et chercheurs depuis des d&#233;cennies. Jusqu'ici, les &#233;tudes restaient contradictoires : certains travaux sugg&#233;raient qu'une exposition pr&#233;coce &#224; une grande vari&#233;t&#233; d'aliments pourrait &#171; &#233;duquer &#187; le syst&#232;me immunitaire f&#339;tal, tandis que d'autres n'y voyaient qu'un effet limit&#233;. Cette &#233;tude ta&#239;wanaise apporte un &#233;clairage original en croisant habitudes alimentaires maternelles et composition du microbiote intestinal du nourrisson. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111%2Fpai.70200&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Influence of maternal dietary diversity during pregnancy on infant atopic dermatitis : Exploring the microbiome link in a Taiwanese birth cohort by Linh Ba Phuong Huynh and al.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#233;tude a inclus 677 duos m&#232;re&#8211;enfant issus de la cohorte prospective Taipei Mother-Infant Nutrition Cohort, suivies de la grossesse jusqu'aux 3 ans de l'enfant.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La diversit&#233; alimentaire des m&#232;res a &#233;t&#233; mesur&#233;e selon l'indice de diversit&#233; alimentaire minimal recommand&#233; par la FAO (&lt;a href=&#034;https://indicators.savethechildren.net/fr/indicator/41-child-poverty-child-sensitive-social-protection/104-minimum-dietary-diversity-women-mdd-w&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Minimum Dietary Diversity for Women&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les microbiotes f&#233;caux des nourrissons ont &#233;t&#233; analys&#233;s &#224; 2 mois, par s&#233;quen&#231;age 16S rRNA, afin d'&#233;valuer richesse, diversit&#233; et composition bact&#233;rienne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le diagnostic de dermatite atopique a &#233;t&#233; pos&#233; entre la naissance et 3 ans, et les risques compar&#233;s selon la diversit&#233; alimentaire maternelle, en ajustant les analyses pour de nombreux facteurs confondants (&#226;ge maternel, BMI, tabac, ant&#233;c&#233;dents familiaux&#8230;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les analyses statistiques reposaient sur des &lt;a href=&#034;https://fr.statisticseasily.com/glossaire/qu%27est-ce-que-le-mod&#232;le-&#224;-risques-proportionnels-de-Cox/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mod&#232;les de Cox &#224; risques proportionnels&lt;/a&gt; pour calculer le risque cumul&#233; d'ecz&#233;ma.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une alimentation plus vari&#233;e pendant la grossesse s'associait &#224; une r&#233;duction significative du risque de dermatite atopique chez l'enfant au cours des 3 premi&#232;res ann&#233;es de vie.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'association persistait m&#234;me apr&#232;s ajustement pour les ant&#233;c&#233;dents atopiques familiaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La diversit&#233; alimentaire n'a pas modifi&#233; la richesse globale ni la structure globale du microbiote infantile.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En revanche, elle influen&#231;ait la composition bact&#233;rienne :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les genres &lt;a href=&#034;https://www.ctcb.com/documentation/Fiches%20techniques%20BAC/Rothia%20mucilaginosa%20(Edition%202010).pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rothia&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabacteroides&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Parabacteroides&lt;/a&gt; &#233;taient plus abondants et leur pr&#233;sence corr&#233;l&#233;e &#224; une diminution du risque d'ecz&#233;ma.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un apport maternel plus fr&#233;quent en fruits et l&#233;gumes riches en vitamine A favorisait particuli&#232;rement l'abondance de Parabacteroides.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ces r&#233;sultats sugg&#232;rent un r&#244;le m&#233;diateur du microbiote intestinal dans l'effet protecteur de la diversit&#233; alimentaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;tude cest &#224; mettre en faveur de l'hypoth&#232;se selon laquelle l'exposition in utero &#224; une grande vari&#233;t&#233; de nutriments module les r&#233;ponses immunitaires pr&#233;coces.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'effet protecteur observ&#233; ne semble pas li&#233; &#224; une simple richesse bact&#233;rienne mais &#224; la pr&#233;sence de taxons pr&#233;cis, impliqu&#233;s dans la tol&#233;rance immunitaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les auteurs rappellent que la vitamine A et ses d&#233;riv&#233;s favorisent la diff&#233;renciation de lymphocytes T r&#233;gulateurs, m&#233;canisme cl&#233; de l'immunotol&#233;rance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La question des recommandations pratiques reste ouverte : &lt;strong&gt;faut-il encourager syst&#233;matiquement les femmes enceintes &#224; &#233;largir leur palette alimentaire, y compris aux aliments allerg&#232;nes classiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les limites incluent :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une cohorte g&#233;ographiquement et culturellement homog&#232;ne (Ta&#239;wan), ce qui limite l'extrapolation.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'absence de mesure directe des m&#233;tabolites microbiens (acides gras &#224; cha&#238;ne courte, r&#233;tino&#239;des).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une p&#233;riode d'observation limit&#233;e &#224; 3 ans, alors que l'ecz&#233;ma peut appara&#238;tre plus tard.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une alimentation maternelle vari&#233;e pendant la grossesse pourrait r&#233;duire le risque de dermatite atopique chez l'enfant, probablement via un effet sur le microbiote intestinal n&#233;onatal. Cette &#233;tude souligne l'importance d'une approche globale de la pr&#233;vention, qui inclut non seulement l'exposition aux allerg&#232;nes mais aussi la qualit&#233; et la diversit&#233; nutritionnelle du r&#233;gime maternel. Des &#233;tudes multicentriques, int&#233;grant m&#233;tabolomique et suivi &#224; long terme, sont n&#233;cessaires pour pr&#233;ciser ces liens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une tr&#232;s belle publication qui vient enrichir le d&#233;bat sur la &lt;strong&gt;pr&#233;vention primaire des allergies&lt;/strong&gt;, d&#233;bat d&#233;j&#224; largement couvert sur allergique.org (voir par exemple les articles sur l'&lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article4387.html&#034;&gt;introduction pr&#233;coce de l'arachide&lt;/a&gt; ou la &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article3116.html&#034;&gt;pr&#233;vention par les probiotiques&lt;/a&gt;). Elle s'inscrit dans une logique compl&#233;mentaire : au-del&#224; de la question de &#171; quand &#187; introduire tel ou tel aliment, il importe aussi de r&#233;fl&#233;chir &#224; la diversit&#233; globale de l'alimentation maternelle pendant la grossesse. Les r&#233;sultats sont enthousiasmants, car ils renforcent l'id&#233;e qu'une alimentation color&#233;e, vari&#233;e et riche en fruits et l&#233;gumes peut jouer un r&#244;le dans l'&#233;ducation immunitaire du futur enfant. N&#233;anmoins, il ne faut pas extrapoler trop vite : ce n'est pas une autorisation &#224; consommer sans discernement tous les aliments potentiellement allergisants, mais plut&#244;t une incitation &#224; sortir d'une vision restrictive ou d'&#233;viction excessive. Pour les cliniciens, cela rejoint la n&#233;cessit&#233; de messages simples et positifs en consultation : &lt;strong&gt;encourager une alimentation diversifi&#233;e, &#233;viter les r&#233;gimes d'&#233;viction non justifi&#233;s pendant la grossesse, et rappeler que l'ecz&#233;ma de l'enfant ne d&#233;pend pas uniquement de la g&#233;n&#233;tique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un dernier ver pour la route ? Un vieux rhume peut-&#234;tre ?</title>
		<link>https://www.allergique.org/Un-dernier-ver-pour-la-route-Un-vieux-rhume-peut-etre.html</link>
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		<dc:date>2025-08-17T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>asthme</dc:subject>
		<dc:subject>orl</dc:subject>
		<dc:subject>hygi&#232;ne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'asthme, la dermatite atopique (DA) et la rhinite allergique (RA) sont des affections inflammatoires chroniques qui touchent des millions d'enfants &#224; travers le monde. Leur incidence croissante dans les pays industrialis&#233;s a suscit&#233; des inqui&#233;tudes quant aux facteurs environnementaux pr&#233;coces, notamment les infections respiratoires virales et les infestations parasitaires. Cette revue syst&#233;matique, r&#233;alis&#233;e pour les recommandations 2025 de l'EAACI, examine de mani&#232;re approfondie le lien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-aerien-+.html" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-asthme-6-+.html" rel="tag"&gt;asthme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-hygiene-+.html" rel="tag"&gt;hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/f4888ad5-3559-4d5d-9861-d460bb9c49db-e719b.png?1767109504' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'asthme, la dermatite atopique (DA) et la rhinite allergique (RA) sont des affections inflammatoires chroniques qui touchent des millions d'enfants &#224; travers le monde. Leur incidence croissante dans les pays industrialis&#233;s a suscit&#233; des inqui&#233;tudes quant aux facteurs environnementaux pr&#233;coces, notamment les infections respiratoires virales et les infestations parasitaires. Cette revue syst&#233;matique, r&#233;alis&#233;e pour les recommandations 2025 de l'EAACI, examine de mani&#232;re approfondie le lien entre :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les infections &#224; virus respiratoire syncytial (VRS) ou rhinovirus (RV),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; et les infestations par helminthes (Ascaris, Trichuris, ankylostomes, etc.),&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Concernant le risque de d&#233;veloppement de nouvelles allergies ou d'asthme chez l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/all.16611&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ioana Agache and al. The Impact of Rhinovirus, Syncytial Respiratory Virus and Helminth Infection on the Risk of New-Onset Asthma and Other Allergic Conditions&#8212;A Systematic Review for the EAACI Guidelines on Environmental Science for Allergic Diseases and Asthma&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La revue a appliqu&#233; la m&#233;thodologie GRADE (&lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31866468/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation&lt;/a&gt;) pour &#233;valuer la qualit&#233; des preuves.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Deux questions cliniques structur&#233;es ont &#233;t&#233; pos&#233;es :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Q1 : les infections &#224; VRS/RV dans la petite enfance augmentent-elles le risque d'allergies ou d'asthme ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; Q2 : les infestations par helminthes diminuent-elles ce risque ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les informations ont &#233;t&#233; recueillies aupr&#232;s de cohortes suivies pendant plus de trois ans, identifi&#233;es gr&#226;ce &#224; une recherche syst&#233;matique sur Medline, Embase et Web of Science (mise &#224; jour : mai 2023).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour &#233;valuer les biais, nous avons utilis&#233; l'&lt;a href=&#034;https://editverse.com/fr/guide-des-outils-robins-i/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;outil ROBINS-E&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les comparateurs &#233;taient soit des enfants sans infection respiratoire, soit des enfants infect&#233;s mais sans confirmation virologique (VRS/RV).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nous avons effectu&#233; notre analyse statistique en utilisant un mod&#232;le &#224; effets al&#233;atoires (&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/content/pdf/10.1186/1471-2288-14-25.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hartung-Knapp-Sidik-Jonkman&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Infection &#224; VRS&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D'apr&#232;s 10 &#233;tudes, l'infection par le VRS avant l'&#226;ge de 3 ans augmente le risque d'asthme (OR : 3,02 ; IC95% : 2,23&#8211;4,09) chez les enfants par rapport &#224; ceux qui n'ont pas eu d'infection respiratoire &lt;strong&gt;preuve de qualit&#233; mod&#233;r&#233;e&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Toutefois, ce risque dispara&#238;t si le comparateur est un enfant avec une LRTI ( lower respiratory&lt;br class='autobr' /&gt;
tract infections ;), et un test n&#233;gatif pour le VRS (OR : 1,01 ; IC95% : 0,41&#8211;2,49).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le lien entre la dermatite atopique, la rhinite allergique et les &#233;pisodes r&#233;p&#233;t&#233;s de sifflements est consid&#233;r&#233; comme peu fiable en raison d'une puissance statistique insuffisante (preuves tr&#232;s faibles).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Infection &#224; rhinovirus&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Deux &#233;tudes retrouvent un risque d'asthme augment&#233; (OR : 8,40 ; IC95% : 2.56&#8211;27.55) chez les enfants dont l'infection survient avant 3 ans par rapport &#224; ceux qui n'ont pas d'infection respiratoire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ce lien dispara&#238;t en cas de la comparaison avec des enfants infect&#233;s mais RV n&#233;gatifs (OR : 1,51 ; IC95% : 0,67&#8211;3,41).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les preuves des liens avec l'ecz&#233;ma et le wheezing sont tr&#232;s faibles.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. Infestation par helminthes&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les r&#233;sultats sont variables en fonction du parasite :&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Trichuris trichiura : pourrait r&#233;duire le risque de sifflements (OR : 0,57) et de dermatite atopique (HR : 0.35) &lt;strong&gt;preuves tr&#232;s faibles&lt;/strong&gt;.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ascaris lumbricoides : impact incertain sur l'asthme, wheezing ou DA.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ankylostome : tendance &#224; une protection, mais les donn&#233;es sont limit&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Geohelminthes (ensemble) : r&#233;duction mod&#233;r&#233;e du risque d'asthme &#224; 5 ans (OR : 0,60), mais impact incertain &#224; 8 ans (OR : 0,84).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Aucun lien n'a pu &#234;tre &#233;tabli entre l'apparition d'allergies alimentaires ou de rhinite allergique et la pr&#233;sence du virus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discussion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revue confirme qu'un signal robuste existe : les infections pr&#233;coces par le VRS et le rendez-vous sont associ&#233;es &#224; un risque plus &#233;lev&#233; de d&#233;velopper de l'asthme chez l'enfant, mais seulement lorsqu'on les compare &#224; une population exempte d'infections respiratoires. Ce lien disparait lorsqu'on compare ces enfants &#224; ceux ayant d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233; des LRTI, ce qui sugg&#232;re que ce n'est pas le virus en lui-m&#234;me, mais plut&#244;t la gravit&#233; de l'infection ou le terrain immunitaire qui est responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le protecteur des helminthes demeure incertain, mais pourrait s'expliquer par leur capacit&#233; &#224; r&#233;guler l'immunit&#233; (IL-10, Treg et B r&#233;gulateurs), ce qui pourrait r&#233;duire l'inflammation excessive de type Th2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les preuves restent fragiles : les &#233;chantillons sont de petite taille et les biais de confusion sont possibles, et les m&#233;thodes ne sont pas toujours coh&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les auteurs insistent sur l'importance de consid&#233;rer :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'&#226;ge d'exposition,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la charge virale ou parasitaire,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les co-infections,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les d&#233;terminants environnementaux (pollution, hygi&#232;ne, alimentation, etc.).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;ta-analyse rigoureuse sugg&#232;re que certaines infections virales pr&#233;coces, en particulier le rhinovirus, pourraient &#234;tre un facteur de risque sous-estim&#233; pour l'asthme chez l'enfant. Elle met &#233;galement en &#233;vidence le potentiel protecteur des vers intestinaux (helminthes), bien que les preuves soient encore insuffisantes pour justifier des mesures pr&#233;ventives bas&#233;es sur une exposition contr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes prospectives &#224; large &#233;chelle, int&#233;grant des approches exposomiques et des outils d'intelligence artificielle, sont n&#233;cessaires pour mieux pr&#233;dire, pr&#233;venir et personnaliser les interventions pr&#233;coces en allergologie p&#233;diatrique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cette synth&#232;se met en &#233;vidence l'int&#233;r&#234;t de consid&#233;rer l'infection respiratoire pr&#233;coce comme un v&#233;ritable facteur de risque environnemental modifiable. Si le r&#244;le du VRS est d&#233;sormais bien document&#233;, cette revue met en &#233;vidence celui du rhinovirus, souvent sous-estim&#233; en raison de sa faible s&#233;v&#233;rit&#233;. Il devient alors crucial, en consultation d'allergologie p&#233;diatrique, d'interroger l'histoire virale de l'enfant, surtout en cas d'ant&#233;c&#233;dents familiaux d'atopie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les helminthes suscitent encore plus de questions qu'ils n'apportent de r&#233;ponses. Leur capacit&#233; &#224; moduler le syst&#232;me immunitaire &#233;voque des similitudes avec les &#233;tudes sur les probiotiques et l'hygi&#232;ne excessive. Toutefois, leur application en Europe n&#233;cessite une attention particuli&#232;re. Ce domaine met en &#233;vidence l'importance d'une approche globale de la pr&#233;vention des allergies, qui devrait prendre en compte l'&#233;cologie microbienne, les expositions naturelles et la diversit&#233; environnementale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les sales gosses ne sifflent pas</title>
		<link>https://www.allergique.org/Les-sales-gosses-ne-sifflent-pas.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/Les-sales-gosses-ne-sifflent-pas.html</guid>
		<dc:date>2025-05-18T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis environ 20 ans, plusieurs &#233;tudes ont mis en &#233;vidence les effets potentiellement n&#233;fastes des produits de nettoyage et de d&#233;sinfection (DCPs &#8212; Disinfectants and Cleaning Products) sur les voies respiratoires, en particulier dans les milieux professionnels, hospitaliers ou domestiques. Toutefois, la plupart de ces &#233;tudes &#233;taient transversales, c'est-&#224;-dire qu'elles n'ont pas tenu compte de l'&#233;volution des expositions dans le temps, ni de la complexit&#233; des profils d'utilisation.L'&#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/asthme_et_desinfectants-19ecf.png?1770499509' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;Les sales gosses ne font pas d&#034;asthme&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis environ 20 ans, plusieurs &#233;tudes ont mis en &#233;vidence les effets potentiellement n&#233;fastes des produits de nettoyage et de d&#233;sinfection (DCPs &#8212; Disinfectants and Cleaning Products) sur les voies respiratoires, en particulier dans les milieux professionnels, hospitaliers ou domestiques. Toutefois, la plupart de ces &#233;tudes &#233;taient transversales, c'est-&#224;-dire qu'elles n'ont pas tenu compte de l'&#233;volution des expositions dans le temps, ni de la complexit&#233; des profils d'utilisation.L'&#233;tude SOLAR, men&#233;e en Allemagne, vient combler cette lacune en &#233;tudiant la relation entre l'usage &#224; long terme des DCPs et la survenue d'asthme chez les jeunes adultes. &lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/all.16456&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emilie Pacheco Da Silva, Orianne Dumas, Nicole Le Moual, Effects of household cleaning products on the lungs : an update, Expert Review of Respiratory Medicine, 10.1080/17476348.2025.2478968, 19, 4, (313-324), (2025)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Cohorte &#233;tudi&#233;e&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;tude s'appuie sur les donn&#233;es de 1143 jeunes adultes (moyenne d'&#226;ge de 32 ans), suivis pendant pr&#232;s de 20 ans dans le cadre du programme SOLAR, qui prolonge la c&#233;l&#232;bre cohorte ISAAC en Allemagne (Munich et Dresde).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Deux phases de collecte ont &#233;t&#233; men&#233;es pour estimer l'exposition hebdomadaire aux DCP : la premi&#232;re s'&#233;tendant de 2007 &#224; 2009 (SOLAR 2) et la seconde de 2017 &#224; 2018 (SOLAR 3), couvrant ainsi une p&#233;riode de dix ans.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Produits &#233;valu&#233;s&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Trois grandes cat&#233;gories ont &#233;t&#233; analys&#233;es : les a&#233;rosols nettoyants, les a&#233;rosols d&#233;sinfectants, et les m&#233;thodes de d&#233;sinfection sans pulv&#233;risation (lingettes, solutions liquides, etc.).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On a d&#233;fini l'utilisation hebdomadaire comme &#233;tant au moins une fois par semaine. Les autres fr&#233;quences (jamais ou moins d'une fois par semaine) ont &#233;t&#233; regroup&#233;es en tant qu'absence d'exposition.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Environ 10 &#224; 30 % des participants d&#233;claraient utiliser le produit chaque semaine, selon le type.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;M&#233;thode statistique&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une analyse en classes latentes (Latent Class Analysis, LCA) a permis d'identifier 5 profils d'exposition sur une p&#233;riode de 10 ans.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les associations avec l'asthme actuel et incident ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;es par r&#233;gressions logistiques multivari&#233;es ajust&#233;es sur les facteurs confondants : sexe, &#226;ge, tabagisme, niveau socio-&#233;conomique, ville de r&#233;sidence et ant&#233;c&#233;dents parentaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Profils d'exposition identifi&#233;s&lt;/strong&gt; :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pas d'exposition hebdomadaire (LC1 &#8212; 55 % des participants)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Utilisation continue de sprays de nettoyage (LC2 : 12 %)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Diminution progressive de l'utilisation des DCP (LC3 : 7 %)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Usage croissant des DCPs (LC4 &#8211; 18&#8239;%)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Utilisation r&#233;p&#233;t&#233;e de plusieurs DCPs (LC5 &#8212; 8 %) Ce dernier groupe (LC5) est celui qui &#233;met les signaux les plus inqui&#233;tants.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;valence de l'asthme&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Asthme actuel (asthme diagnostiqu&#233; + sympt&#244;mes ou traitement dans les 12 derniers mois) : 7&#8239;%&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sifflements respiratoires actuels : 10&#8239;%&lt;/li&gt;&lt;li&gt; apparition d'un diagnostic d'asthme entre SOLAR 2 et SOLAR 3 : 3 %&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Incidents de sifflements : 5 %&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les taux les plus &#233;lev&#233;s &#233;taient constat&#233;s chez le groupe LC5 : jusqu'&#224; 11,4 % de cas actuels d'asthme et 16,7 % de sifflements.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Association statistique&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; LC5 vs LC1 :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; OR pour asthme actuel = 1,68 [IC95 : 0,48&#8211;5,88]&lt;/li&gt;&lt;li&gt; OR pour sifflements actuels = 1,71 [0,75&#8211;3,90]&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien que les r&#233;sultats ne soient pas statistiquement significatifs (IC larges), ils sugg&#232;rent une tendance claire vers un risque accru.&lt;/strong&gt; Aucun autre profil d'exposition n'a montr&#233; de mani&#232;re coh&#233;rente un risque accru.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1600 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.allergique.org/IMG/png/asthme-desinfectants.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L500xH334/asthme-desinfectants-d61fb.png?1767371796' width='500' height='334' alt='asthme et d&#233;sinfectants' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Asthme et d&#233;sinfectants
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;asthme et d&#233;sinfectants
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;EAACI
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discussion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &#201;clairage &#233;pid&#233;miologique&lt;/strong&gt; : cette &#233;tude est l'une des rares &#224; examiner l'effet &#224; long terme et combin&#233; de diff&#233;rents types de DCP sur l'asthme. Les donn&#233;es sur 10 ans renforcent la valeur pr&#233;dictive des observations.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les femmes sont surrepr&#233;sent&#233;es dans les groupes LC2 et LC5&lt;/strong&gt;, ce qui montre que leur exposition aux produits de nettoyage est plus grande.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Donn&#233;es d&#233;taill&#233;es suppl&#233;mentaires&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#192; SOLAR 2 (19-24 ans), 13,5 % des sujets utilisaient des sprays nettoyants au moins une fois par semaine. Chez les participants de SOLAR 3 (29-34 ans), la proportion est rest&#233;e stable &#224; 13,4 %.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En revanche, l'usage des m&#233;thodes de d&#233;sinfection non pulv&#233;ris&#233;es a fortement augment&#233;, passant de 16,6 % &#224; 28,5 % en dix ans.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'utilisation des sprays d&#233;sinfectants a augment&#233;, passant de 12,9 % &#224; 20,4 %.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Forces et limites&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;tude se base sur des d&#233;clarations subjectives, ce qui laisse place &#224; des biais de m&#233;moire ou de d&#233;claration.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La fr&#233;quence d'utilisation ne permet pas de d&#233;terminer la dose r&#233;elle ni la composition chimique exacte des produits.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'analyse crois&#233;e avec le statut allergique (rhinoconjonctivite) et le sexe n'a pas pu &#234;tre effectu&#233;e en raison d'un effectif insuffisant.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enfin, seuls les sujets pr&#233;sents aux deux phases ont &#233;t&#233; analys&#233;s (n = 1143/6399 initiaux), ce qui peut entra&#238;ner un biais de s&#233;lection.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude, bien qu'elle soit limit&#233;e par l'absence de r&#233;sultats statistiquement significatifs, propose une interpr&#233;tation novatrice du lien entre l'usage fr&#233;quent de produits d&#233;sinfectants et l'asthme chez les jeunes adultes. Elle sugg&#232;re que l'utilisation hebdomadaire r&#233;p&#233;t&#233;e des DCPs pourrait accro&#238;tre le risque d'asthme et de sifflements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins allergologues doivent faire attention &#224; ces expositions, qui sont parfois minimis&#233;es, au cours de l'enqu&#234;te environnementale, notamment chez les jeunes adultes au d&#233;but de leur carri&#232;re professionnelle ou lorsqu'ils emm&#233;nagent dans un logement autonome.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le message est clair : nettoyer trop souvent, c'est parfois nuire &#224; sa sant&#233; respiratoire. Si les produits m&#233;nagers sont souvent per&#231;us comme inoffensifs, l'accumulation d'exposition &#224; diff&#233;rents types de d&#233;sinfectants, sprays et lingettes n'est pas sans cons&#233;quence sur la muqueuse bronchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les allergologues, cette &#233;tude souligne l'importance de poser des questions sur les habitudes de nettoyage et l'environnement de travail. Ils recommandent &#233;galement d'utiliser des produits sans parfum, des solutions m&#233;nag&#232;res naturelles et de bien a&#233;rer. Cette &#233;tude renforce le r&#244;le de l'allergologue en tant que gardien de l'environnement, capable de conseiller ses patients dans des choix quotidiens protecteurs. La recommandation de limiter l'utilisation des DCP, en particulier chez les sujets &#224; risque atopique ou asthmatique, devrait d&#233;sormais faire partie int&#233;grante du discours de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Je m'encens pas bien</title>
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		<dc:date>2025-03-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>asthme</dc:subject>
		<dc:subject>hygi&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>urgence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Exposition aux compos&#233;s organiques volatils et mortalit&#233; li&#233;e aux maladies respiratoires chroniques : une &#233;tude cas-cohorte &lt;br class='autobr' /&gt;
Les maladies respiratoires chroniques (MRC) sont la troisi&#232;me cause de d&#233;c&#232;s dans le monde, avec une forte pr&#233;valence de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de l'asthme. La pollution de l'air, y compris l'exposition aux compos&#233;s organiques volatils (COV), est un facteur de risque majeur, mais peu d'&#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques ont analys&#233; l'impact des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-asthme-6-+.html" rel="tag"&gt;asthme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-hygiene-+.html" rel="tag"&gt;hygi&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-urgence-+.html" rel="tag"&gt;urgence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/chat-huile-essentielle-encens-70cc4.png?1767442428' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exposition aux compos&#233;s organiques volatils et mortalit&#233; li&#233;e aux maladies respiratoires chroniques : une &#233;tude cas-cohorte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maladies respiratoires chroniques (MRC) sont la troisi&#232;me cause de d&#233;c&#232;s dans le monde, avec une forte pr&#233;valence de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de l'asthme. La pollution de l'air, y compris l'exposition aux compos&#233;s organiques volatils (COV), est un facteur de risque majeur, mais peu d'&#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques ont analys&#233; l'impact des COV sur la mortalit&#233; due aux MRC dans la population g&#233;n&#233;rale. Cette &#233;tude explore l'association entre l'exposition aux COV mesur&#233;e par biomarqueurs urinaires et le risque de d&#233;c&#232;s par MRC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1186/s12931-025-03165-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Exposure to volatile organic compounds and chronic respiratory disease mortality, a case-cohort study Nalini et al. Respiratory Research (2025) 26:88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thodes&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Population &#233;tudi&#233;e : &#201;tude cas-cohorte men&#233;e dans la Golestan Cohort Study (Iran), incluant 50 045 participants &#226;g&#233;s de 40 &#224; 75 ans recrut&#233;s entre 2004 et 2008.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cas et cohorte de r&#233;f&#233;rence : 242 d&#233;c&#232;s dus aux MRC jusqu'en 2018 ont &#233;t&#233; inclus comme cas. Un sous-groupe de 610 participants a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; al&#233;atoirement pour servir de comparaison.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Biomarqueurs : 20 biomarqueurs urinaires de COV ont &#233;t&#233; mesur&#233;s par chromatographie liquide ultra-haute performance coupl&#233;e &#224; la spectrom&#233;trie de masse (UHPLC-MS/MS).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mod&#232;le statistique : Mod&#232;le de r&#233;gression de Cox stratifi&#233;, pond&#233;r&#233; par l'inverse de la probabilit&#233; d'&#233;chantillonnage et ajust&#233; pour divers facteurs de confusion, incluant le tabagisme (urinaire cotinine et pack-years).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/topics/pharmacology-toxicology-and-pharmaceutical-science/uhplc-ms-ms&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lien sur la m&#233;thode UHPLC-MS/MS : Chromatographie UHPLC-MS/MS&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Donn&#233;es analys&#233;es : 149 cas de d&#233;c&#232;s par MRC (69,1 % BPCO, 13,4 % asthme, 17,5 % autres maladies respiratoires) et 545 participants de la sous-cohorte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Association avec la mortalit&#233; par MRC :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Acrol&#233;ine (2CoEMA) : Augmentation du risque de d&#233;c&#232;s dans le tertile sup&#233;rieur (HR = 3,53 ; IC 95 % : 1,53-8,16, p-trend = 0,002).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Styr&#232;ne/&#233;thylbenz&#232;ne (MADA) : Association significative avec un HR de 3,24 (IC 95 % : 1,37-7,66, p-trend = 0,005).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Robustesse des r&#233;sultats : Ces associations sont rest&#233;es significatives apr&#232;s exclusion des quatre premi&#232;res ann&#233;es de suivi pour r&#233;duire le biais de causalit&#233; inverse.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Confirmation du risque des COV : Ces r&#233;sultats confirment les effets n&#233;fastes de certains COV sur la sant&#233; respiratoire, ind&#233;pendamment du tabagisme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Acrol&#233;ine et stress oxydatif : L'acrol&#233;ine, pr&#233;sente dans la fum&#233;e de tabac, les huiles chauff&#233;es et la combustion de biomasse, est un agent toxique document&#233; pour son effet d&#233;l&#233;t&#232;re sur les poumons.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Styr&#232;ne/&#233;thylbenz&#232;ne et maladies pulmonaires : Utilis&#233; dans les plastiques et les solvants, ce compos&#233; n'&#233;tait jusqu'ici pas consid&#233;r&#233; comme un facteur majeur de risque respiratoire. Cette &#233;tude apporte des preuves nouvelles d'une relation avec la mortalit&#233; par MRC.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Forces et limites de l'&#233;tude :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Forces : Donn&#233;es de cohorte populationnelle avec longue dur&#233;e de suivi, mesure objective des biomarqueurs, ajustement rigoureux des facteurs de confusion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Limites : Une seule mesure urinaire des biomarqueurs (variation intra-individuelle non prise en compte), impossibilit&#233; de diff&#233;rencier les sources environnementales des COV.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude met en &#233;vidence le r&#244;le potentiel des COV, en particulier l'acrol&#233;ine et le styr&#232;ne/&#233;thylbenz&#232;ne, dans la mortalit&#233; li&#233;e aux MRC. Elle souligne l'importance de la surveillance environnementale et de la pr&#233;vention des expositions aux COV, notamment dans les environnements industriels et domestiques. Des recherches compl&#233;mentaires sont n&#233;cessaires pour pr&#233;ciser les m&#233;canismes impliqu&#233;s et identifier des strat&#233;gies de r&#233;duction du risque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un air pur c'est un air auquel on a rien ajout&#233;&lt;/strong&gt;. Cette r&#232;gle de bon sens a parfois du mal &#224; passer. Iil faut dire que nos patients ne sont pas aid&#233;s : du naturopathe au pharmacien en passant par la grand-m&#232;re il y a toujours quelqu'un pour conseiller de rajouter un truc dans l'air pour aller mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors non, vous ne pouvez pas mieux respirer en ajoutant quelque chose dans votre air : huiles essentielles diffus&#233;es, bougies parfum&#233;es, encens, tabac et d&#233;sodorisants sont autant de toxiques qui vont alt&#233;rer davantage votre appareil respiratoire. Cette &#233;tude le rappel, mais c'est une &#233;vidence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Le bio c'est bon pour les enfants de bobos, et alors ?</title>
		<link>https://www.allergique.org/Le-bio-c-est-bon-pour-les-enfants-de-bobos-et-alors.html</link>
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		<dc:date>2025-02-09T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Selon l'OMS, les maladies respiratoires chroniques sont la troisi&#232;me cause de mortalit&#233; au monde, apr&#232;s les maladies cardiovasculaires et le cancer (OMS, 2022). Les allergies englobent un &#233;ventail de maladies complexes, telles que l'asthme, la rhinite allergique, la dermatite atopique ou encore les r&#233;actions aux aliments, qui d&#233;pendent de facteurs environnementaux et comportementaux. Des &#233;tudes ont sugg&#233;r&#233; un lien entre le r&#233;gime alimentaire et les allergies, comme le r&#244;le protecteur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-orl-+.html" rel="tag"&gt;orl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-manger-+.html" rel="tag"&gt;manger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/bobo-bio-paris-02d70.png?1767109504' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/all.16433&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Organic Food Consumption Might Protect Against Sensitisation to Inhalant Allergens at School Age : The PARIS Cohort Ma&#235;lys Pernin-Schneider and al.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'OMS, les maladies respiratoires chroniques sont la troisi&#232;me cause de mortalit&#233; au monde, apr&#232;s les maladies cardiovasculaires et le cancer (OMS, 2022). Les allergies englobent un &#233;ventail de maladies complexes, telles que l'asthme, la rhinite allergique, la dermatite atopique ou encore les r&#233;actions aux aliments, qui d&#233;pendent de facteurs environnementaux et comportementaux. Des &#233;tudes ont sugg&#233;r&#233; un lien entre le r&#233;gime alimentaire et les allergies, comme le r&#244;le protecteur de l'allaitement et du r&#233;gime m&#233;diterran&#233;en. L'alimentation biologique (&#034;bio&#034;), actuellement en vogue, est souvent per&#231;ue comme plus saine, mais les preuves de son impact sur la sant&#233; respiratoire et les allergies restent limit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thodologie&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;tude s'appuie sur l'&#233;chantillon de naissances PARIS (2003-2006), compos&#233; de 3840 enfants, dont 1391 ont particip&#233; &#224; l'&#233;tude &#224; l'&#226;ge de 8 ans.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les donn&#233;es recueillies comprennent :	un questionnaire de fr&#233;quence alimentaire prenant en compte des aliments biologiques et conventionnels.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;termination des allergies &#224; l'aide de questionnaires normalis&#233;s et de tests d'IgE sp&#233;cifiques (&lt;a href=&#034;https://prick-test.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pas de tests cutan&#233;s&lt;/a&gt;).
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Analyse des r&#233;gimes alimentaires par &lt;a href=&#034;https://datascientest.com/algorithme-des-k-means&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;m&#233;thode de clustering (&#034;k-means&#034;)&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des ajustements statistiques sont apport&#233;s pour tenir compte de nombreux facteurs confondants (par exemple, le statut socio-&#233;conomique de la famille, l'allaitement, le tabagisme).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Participants :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les enfants participants provenaient de familles &#224; revenu plus &#233;lev&#233; et &#233;taient moins expos&#233;s au tabagisme maternel.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Allergies :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La pr&#233;valence des r&#233;actions allergiques est de 37 %, dont 32 % sont caus&#233;es par des allerg&#232;nes inhal&#233;s et 17 % par des allerg&#232;nes alimentaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pr&#233;valence des maladies allergiques : &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/mot6.html&#034;&gt;asthme&lt;/a&gt; (8 %), &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/mot7.html&#034;&gt;ecz&#233;ma&lt;/a&gt; (12 %), &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/mot9.html&#034;&gt;rhinite allergique&lt;/a&gt; (7 %).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;gimes alimentaires :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Trois profils ont &#233;t&#233; identifi&#233;s :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; G0 (faible consommation de produits biologiques), G1 (mod&#233;r&#233;e) et G2 (forte).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le groupe G2 pr&#233;sentait un taux d'adh&#233;sion accru au r&#233;gime m&#233;diterran&#233;en et mangeait plus fr&#233;quemment des fruits, des l&#233;gumes et des noix.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il existe un lien possible entre la consommation de produits biologiques et les allergies :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; G2 : Les individus qui consomment r&#233;guli&#232;rement des aliments issus de l'agriculture biologique semblent pr&#233;senter moins de risques d'allergies, particuli&#232;rement respiratoires, avec un ratio OR ajust&#233; de 0,64 et une valeur p significative de 0,04.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les produits laitiers biologiques et le lait ont &#233;t&#233; associ&#233;s &#224; une diminution du risque de rhinite allergique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Points forts :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;tude sur une cohorte bien caract&#233;ris&#233;e avec des donn&#233;es standardis&#233;es et ajust&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Approche innovante d'identification des r&#233;gimes alimentaires bas&#233;e sur des donn&#233;es r&#233;elles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Limites :&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Conception transversale, absence d'information sur les portions et l'alimentation maternelle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Attrition de l'&#233;chantillon avec sous-repr&#233;sentation des familles &#224; faible statut socio-&#233;conomique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Analyse :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il est possible que la diminution des r&#233;actions allergiques soit attribuable &#224; des facteurs nutritionnels, tels que les acides gras et le &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article4754.html&#034;&gt;microbiote intestinal&lt;/a&gt;, ou &#224; une exposition moindre aux pesticides dans les aliments biologiques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;tude sugg&#232;re qu'une alimentation riche en produits &#034;bio&#034; pourrait r&#233;duire la sensibilit&#233; allergique chez les enfants d'&#226;ge scolaire, en particulier &#224; l'&#233;gard des allerg&#232;nes respiratoires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les r&#233;sultats pr&#233;liminaires sugg&#232;rent un possible avantage des r&#233;gimes riches en aliments &#034;bio&#034; pour pr&#233;venir les allergies, mais ils doivent encore &#234;tre confirm&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une alimentation &#034;bio&#034; de nos enfants permet-elle de pr&#233;venir la survenue des allergies ? Nous aimerions tant que ce soit vrai&#8230; d'abord parce que la culture &#034;bio&#034; est moins impactante pour la plan&#232;te et ensuite parce que c'est un vrai effort financier que de se nourrir en &#034;bio&#034;. Cette &#233;tude fran&#231;aise explore intelligemment avec l'aide, entre autre, de la direction de l'action sociale, de l'enfance et de la sant&#233; (DASES) de la Ville de Paris, le devenir des petits Parisiens nourris au bio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne nouvelle, le groupe nourri au bio a statistiquement moins de risque d'allergies respiratoires, moins bonne nouvelle : l'&#233;chantillon sur repr&#233;sente les populations ais&#233;es. Cela induit un biais certain car ces populations sont probablement les plus &#224; m&#234;me de s'informer des mesures de pr&#233;vention des diff&#233;rentes maladies et d'associer un ensemble de mesure, dont l'alimentation bio, malgr&#233; le surco&#251;t engendr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;mettrai un petit regret sur la m&#233;thodologie : &lt;a href=&#034;https://www.allergique.org/article2403.html&#034;&gt;des dosages d'IgE sanguines en lieu et place de prick-test&lt;/a&gt;, c'est dommage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biotiques en pr&#233;vention de l'ecz&#233;ma ? Pas encore pr&#233;&#8230;</title>
		<link>https://www.allergique.org/Biotiques-en-prevention-de-l-eczema-Pas-encore-pre.html</link>
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		<dc:date>2025-01-26T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>


		<dc:subject>ecz&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>atopie</dc:subject>
		<dc:subject>soins</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les maladies allergiques sont influenc&#233;es par des facteurs h&#233;r&#233;ditaires, mais les facteurs environnementaux, en particulier les changements alimentaires, jouent un r&#244;le crucial dans leur pr&#233;valence accrue, en particulier chez les nourrissons. La recherche se concentre sur la pr&#233;vention des allergies en identifiant des facteurs de risque modifiables tels que l'alimentation maternelle et l'environnement pendant la grossesse et l'allaitement. Le microbiome intestinal des nouveau-n&#233;s est crucial (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-eczema-+.html" rel="tag"&gt;ecz&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-atopie-+.html" rel="tag"&gt;atopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-soins-+.html" rel="tag"&gt;soins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/prebiotiques-d0300.png?1767442428' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jacionline.org/article/S0091-6749(24)00859-5/fulltext&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Effects of pregnancy and lactation prebiotics supplementation on infant allergic disease : A randomized controlled trial Palmer, Debra J. et al. Journal of Allergy and Clinical Immunology, Volume 155, Issue 1, 144 - 152&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les maladies allergiques sont influenc&#233;es par des facteurs h&#233;r&#233;ditaires, mais les facteurs environnementaux, en particulier les changements alimentaires, jouent un r&#244;le crucial dans leur pr&#233;valence accrue, en particulier chez les nourrissons.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La recherche se concentre sur la pr&#233;vention des allergies en identifiant des facteurs de risque modifiables tels que l'alimentation maternelle et l'environnement pendant la grossesse et l'allaitement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le microbiome intestinal des nouveau-n&#233;s est crucial pour le d&#233;veloppement de leur syst&#232;me immunitaire et le risque de maladies allergiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr&#233;biotique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;biotiques&lt;/a&gt;, comme les galacto-oligosaccharides et les fructo-oligosaccharides, sont examin&#233;s pour leurs potentiels effets b&#233;n&#233;fiques sur le microbiome et l'immunit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Conception de l'&#233;tude :&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Essai contr&#244;l&#233; randomis&#233; &#224; double insu, avec allocation 1:1.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une &#233;tude men&#233;e en Australie-Occidentale, autoris&#233;e par des comit&#233;s d'&#233;thique et enregistr&#233;e sur un registre clinique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Participants :&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Des femmes enceintes (&lt; 21 semaines) ayant un historique familial d'allergies, &#224; l'exception des fumeuses et des femmes intol&#233;rantes au lactose.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 652 participantes, divis&#233;es en deux groupes : pr&#233;biotiques et placebo.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Modalit&#233;s : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pr&#233;biotiques : 14,2 g/jour de galacto-oligosaccharides et fructo-oligosaccharides.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Placebo : 8,7 g/jour de maltodextrine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Consommation de la poudre pr&#233;biotique depuis la 21 semaine de gestation jusqu' au sixi&#232;me mois de vie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Objectifs et mesures :&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Objectif principal : taux d'ecz&#233;ma diagnostiqu&#233; m&#233;dicalement chez les nourrissons &#224; 1 an.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Objectifs secondaires : Allergies alimentaires, sensibilisations aux allerg&#232;nes, fr&#233;quence des sifflements respiratoires, ainsi que certains facteurs maternels tels que le diab&#232;te gestationnel et la pr&#233;&#233;clampsie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Caract&#233;ristiques des participantes :&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;quilibre des groupes au d&#233;but de l'&#233;tude.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 91,7 % des participants ont compl&#233;t&#233; le suivi.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sultats principaux : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pas de diff&#233;rence significative dans l'incidence d'ecz&#233;ma infantile (31,5 % pour les pr&#233;biotiques contre 32,6 % pour le placebo).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sultats secondaires : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Aucun effet significatif sur les allergies alimentaires, les sensibilisations allergiques ou les sifflements r&#233;currents.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Modifications du microbiome intestinal observ&#233;es chez les m&#232;res et les nourrissons du groupe pr&#233;biotiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Aucune diff&#233;rence notable dans les param&#232;tres maternels (diab&#232;te gestationnel, pr&#233;&#233;clampsie) ou les donn&#233;es anthropom&#233;triques des nourrissons.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Discussion&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Points forts : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Conception rigoureuse (randomisation, double insu).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bonne repr&#233;sentativit&#233; de l'incidence pr&#233;vue de l'ecz&#233;ma dans la population &#233;tudi&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Limites : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Population majoritairement blanche, limitant la g&#233;n&#233;ralisation des r&#233;sultats.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Faible adh&#233;rence au protocole, surtout en p&#233;riode postnatale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Interpr&#233;tation : &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les pr&#233;biotiques modifient le microbiome maternel et infantile mais n'ont pas r&#233;duit significativement le risque d'ecz&#233;ma infantile.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La complexit&#233; des facteurs impliqu&#233;s dans le risque allergique n&#233;cessite des approches plus personnalis&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les pr&#233;biotiques aient modifi&#233; la diversit&#233; microbienne et augment&#233; les niveaux d'ac&#233;tate dans les selles maternelles, ils n'ont pas r&#233;duit le risque d'ecz&#233;ma infantile &#224; 1 an. La recherche future devrait explorer des approches personnalis&#233;es int&#233;grant des facteurs g&#233;n&#233;tiques, nutritionnels, microbiens et environnementaux pour pr&#233;venir les maladies allergiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La potion magique qui emp&#234;cherait l'ecz&#233;ma, les allergies alimentaires ou l'asthme d'arriver est-elle pr&#234;te ? Est-ce que la prise de pr&#233;biotiques durant la grossesse et les premiers mois de vie change la donne ? Cette tr&#232;s belle &#233;tude s'est pench&#233; sur le sujet de belle mani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on peut regretter effectivement que la population se r&#233;sume &#224; un ph&#233;notype particulier et que les prises de &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr&#233;biotique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;biotiques&lt;/a&gt; apr&#232;s l'accouchement se soient av&#233;r&#233;es plus erratiques, l'&#233;tude est solide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration de ces compl&#233;ments n'a rien apport&#233; pour ce qui est de diminuer la pr&#233;valence de l'ecz&#233;ma ou des allergies alimentaires alors m&#234;me que cela a tout &#224; fait influ&#233; sur le microbiote des enfants trait&#233;s. Faut-il r&#233;server ces traitements &#224; certaines populations qui n'auraient pas &#233;t&#233; mises en &#233;vidence dans cette &#233;tude ou bien doit-on plut&#244;t se tourner vers les &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Probiotique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;probiotiques&lt;/a&gt; ? Et si oui, lesquels ? une affaire &#224; suivre &#233;videmment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'allergique fait son gras</title>
		<link>https://www.allergique.org/L-allergique-fait-son-gras.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/L-allergique-fait-son-gras.html</guid>
		<dc:date>2024-10-22T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Auriol </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les dyslipid&#233;mies sont la cause d'une surmortalit&#233; importante dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Si le r&#244;le de la nutrition a longtemps &#233;t&#233; mis au premier plan, l'implication des inflammations chroniques dans l'apparition des dyslipid&#233;mies est de plus en plus point&#233; du doigt. Les auteurs s'int&#233;ressent aux dyslipid&#233;mies observ&#233;es chez les patients souffrant d'inflammation allergique chronique.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.allergique.org/local/cache-vignettes/L150xH150/beuure-rhume-76f8a.jpg?1767442428' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;Une plaquette de beurre se mouche dans un mouchoir &#224; carreaux rouge et blanc&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les dyslipid&#233;mies sont la cause d'une surmortalit&#233; importante dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Si le r&#244;le de la nutrition a longtemps &#233;t&#233; mis au premier plan, l'implication des inflammations chroniques dans l'apparition des dyslipid&#233;mies est de plus en plus point&#233; du doigt. Les auteurs s'int&#233;ressent aux dyslipid&#233;mies observ&#233;es chez les patients souffrant d'inflammation allergique chronique. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111/all.16187&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Allergic inflammation triggers dyslipidemia via IgG signalling Nieves Fern&#225;ndez-Gallego, Raquel Castillo-Gonz&#225;lez, Luc&#237;a Moreno-Serna, Antonio J. Garc&#237;a-C&#237;vico, Elisa S&#225;nchez-Mart&#237;nez, Celia L&#243;pez-Sanz, Ana Luiza Fontes, L&#237;gia L. Pimentel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immunit&#233; de type 2 offre une protection contre les parasites et les substances nocives non microbiennes et r&#233;gule plusieurs processus hom&#233;ostatiques. Son activation cr&#233;e une ambiance inflammatoire qui peut pr&#233;c&#233;der ou exacerber d'autres pathologies. &#192; cet &#233;gard, l'allergie a &#233;t&#233; associ&#233;e &#224; un risque plus &#233;lev&#233; d'ath&#233;roscl&#233;rose, qui repr&#233;sente plus de 80 % des d&#233;c&#232;s caus&#233;s par les maladies cardiovasculaires, la principale cause de mortalit&#233; dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ath&#233;roscl&#233;rose est une maladie caract&#233;ris&#233;e par l'inflammation chronique des vaisseaux sanguins. D'un point de vue immunologique, l'ath&#233;roscl&#233;rose est principalement m&#233;di&#233;e par l'immunit&#233; de type 1, qui s'oppose &#224; l'identit&#233; caract&#233;ristique de type 2 de la maladie allergique. Pourtant, plut&#244;t que de contrer l'ath&#233;roscl&#233;rose, l'allergie semble exacerber celle-ci. L'ath&#233;roscl&#233;rose commence t&#244;t dans la vie, g&#233;n&#233;ralement associ&#233;e &#224; la dyslipid&#233;mie, progresse lentement et peut rester silencieuse jusqu'&#224; ce que des manifestations cliniques apparaissent sous forme de cardiopathie isch&#233;mique ou d'un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action allergique fonctionne en deux temps. Lors de l'exposition aux allerg&#232;nes, la r&#233;action initiale se d&#233;roule en quelques minutes, voire en secondes, via les IgE (voie classique) ou, bien que moins caract&#233;ris&#233;e chez l'homme, via IgG (mod&#232;le murin). Ensuite, l'inflammation tardive se d&#233;veloppe des heures, voire des jours, apr&#232;s la rencontre avec les allerg&#232;nes, et elle est principalement orchestr&#233;e par des cellules CD4 Th2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on connait d&#233;j&#224; le r&#244;le de l'inflammation allergique dans des modifications g&#233;n&#233;tiques dans la synth&#232;se des lipides et en particulier des triglyc&#233;rides, cette relation reste mal comprise. Ici, nous avons &#233;tudi&#233; l'impact de l'inflammation allergique dans la dyslipid&#233;mie, et l'effet de l'alimentation, dans un mod&#232;le murin d'allergie et d'ath&#233;roscl&#233;rose. Des taux s&#233;riques &#233;lev&#233;s de TG ont r&#233;cemment &#233;t&#233; identifi&#233;s comme un facteur de risque d'ath&#233;roscl&#233;rose subclinique dans l'&#233;tude PESA, m&#234;me lorsque le rapport LDL/HDL &#233;tait normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude porte sur des souris d&#233;ficientes en r&#233;cepteurs LDL (LDLr KO), sujette &#224; l'ath&#233;roscl&#233;rose, lorsqu'elle est nourrie avec un r&#233;gime riche en cholest&#233;rol (HC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sensibilisation, les souris LDLr KO sur un r&#233;gime HC ont d&#233;velopp&#233;es des niveaux s&#233;riques &#233;lev&#233;s d'IgE et d'IgG1 sp&#233;cifiques, avec des r&#233;ponses allergiques aigu&#235;s et tardive, caract&#233;ris&#233;e par une &#233;osinophilie dans la cavit&#233; p&#233;riton&#233;ale (site de contact), et un profil Th2-cytokine caract&#233;ristique dans les surnageants des cultures de cellules de rate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pr&#233;lev&#233; des &#233;chantillons de sang &#224; jeun &#224; diff&#233;rents moments de la pathologie allergique : les triglyc&#233;rides (TG), ont &#233;t&#233; augment&#233;s dans le groupe allergique apr&#232;s la r&#233;action allergique en particulier entre le 3e et le 7e jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me exp&#233;rience effectu&#233;e chez des souris sans r&#233;gime HC pr&#233;alable donne toutefois le m&#234;me r&#233;sultat : une augmentation isol&#233;e des TG. Cette production lipidique est d&#233;tect&#233;e dans le foie et dans la graisse intra abdominale en lien avec l'activation de &lt;i&gt;Lipin1&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Srebf1&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le type de triglyc&#233;rides produite est particuli&#232;rement : l'analyse a montr&#233; un groupe de TG avec deux doubles liaisons dans leur composition totale qui ont &#233;t&#233; associ&#233;es &#224; une maladie cardiovasculaire (TG 54:2 ; TG 52:2 ; TG 50:2 ; TG 48:2). Le fait que la signature lipidique sanguine unique d&#233;clench&#233;e par l'inflammation allergique ait &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;e quelques jours apr&#232;s l'exposition aux allerg&#232;nes fait postuler que l'inflammation de phase tardive la conduit. Elle semble induite par la voie alternative (&#224; IgG1) du d&#233;clenchement de l'anaphylaxie chez la souris et non par la voie IgE classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;valuer la contribution pr&#233;cise de l'inflammation allergique aigu&#235; par rapport &#224; l'inflammation allergique tardive aux niveaux de TG s&#233;rique chez l'homme est un d&#233;fi presque insurmontable. Malgr&#233; tout, nous avons montr&#233; dans un groupe de 59 patients qu'une r&#233;action allergique induisait &#233;galement une augmentation des taux s&#233;riques de TG quelques jours apr&#232;s la r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude transcriptomique r&#233;cente dans le sang de 3229 individus du consortium BIOS (Biobank-based Integrative Omics Study) a trouv&#233; une association entre les niveaux de TG et les g&#232;nes canoniques d'immunit&#233; de type 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les informations relatives &#224; la maladie allergique de ces patients n'aient pas &#233;t&#233; disponibles, ils ont constat&#233; que les niveaux de TG &#233;taient associ&#233;s &#224; une r&#233;gulation &#224; la baisse de la cytokine Th2 caract&#233;ristique, IL4, deux g&#232;nes des r&#233;cepteurs IgE (FCER1A et MS4A2) ainsi qu'&#224; des g&#232;nes li&#233;s aux m&#233;diateurs allergiques ou &#224; son m&#233;tabolisme (HDC, HRH4, CPA3,HPGDS, CYP11A1, PTGER3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se que nous retenons est que l'augmentation des TG observ&#233;es &#224; la suite d'une r&#233;action allergique est un des effets d'un m&#233;canisme r&#233;gulateur qui tente de freiner la r&#233;action allergique en r&#233;duisant l'expression des mol&#233;cules cl&#233;s de la machinerie allergique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tr&#232;s belle &#233;tude de physiopathologie que celle-ci : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; nous savions d&#233;j&#224; que les maladies inflammatoires chroniques (polyarthrite, recto-colite, diab&#232;te, etc.) augmentent le risque cardio-vasculaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; j'apprends par cet article que c'est un effet connu classique des profils d'inflammation T1 et non des profils T2 (allergiques) : l'allergique devrait &#234;tre plut&#244;t prot&#233;g&#233; des dyslipid&#233;mies inflammatoires et en r&#233;alit&#233;, non.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les humains allergiques produisent davantage de TG qu'ils ne devraient et les profils de TG produits sont ceux li&#233;s aux pathologies cardio-vasculaires&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'hypoth&#232;se de conclusion des auteurs est que &lt;strong&gt;ce serait lors de la tentative de notre syst&#232;me immunitaire de r&#233;guler l'inflammation T2 que serait enclench&#233;e cette production par le foie et la graisse abdominale des triglyc&#233;rides n&#233;fastes au syst&#232;me cardiovasculaire&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Que faire de ces informations ? Peut-&#234;tre consid&#233;rer davantage les pathologies cardio-vasculaires comme la cons&#233;quence d'inflammations chroniques plus que comme des d&#233;sordres alimentaires : ce n'est pas &#224; 50 ans qu'un humain change drastiquement son alimentation et c'est pourtant &#224; cet &#226;ge l&#224; qu'apparaissent les dyslipid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il s'agit de contr&#244;ler l'inflammation plut&#244;t que de drastiquement remettre en cause son alimentation il faut revenir sur ce qui est valid&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; dans le cadre des pathologies inflammatoires chroniques : la prise des traitements anti-inflammatoires chronique est primordiale non seulement pour le contr&#244;le de la maladie mais &#233;galement dans le contr&#244;le des risques cardio-vasculaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'activit&#233; physique r&#233;guli&#232;re (30 minutes d'activit&#233; intense 5 fois par semaine) est le moyen le plus simple et le moins co&#251;teux pour r&#233;guler cette inflammation chronique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je vous laisse, je pars courir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'hypoth&#232;se hygi&#233;niste : il y avait longtemps ! Maintenant c'est avec les antibiotiques.</title>
		<link>https://www.allergique.org/L-hypothese-hygieniste-il-y-avait-longtemps-Maintenant-c-est-avec-les.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.allergique.org/L-hypothese-hygieniste-il-y-avait-longtemps-Maintenant-c-est-avec-les.html</guid>
		<dc:date>2014-10-16T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dr Philippe Carr&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>atopie</dc:subject>
		<dc:subject>comprendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'utilisation d'antibiotiques dans la premi&#232;re ann&#233;e de la vie est un facteur de risque de rhinite allergique &#224; l'&#226;ge scolaire. : Alm B, Goks&#246;r E, Pettersson R, M&#246;llborg P, Erdes L, Loid P, &#197;berg N, Wennergren G. &lt;br class='autobr' /&gt;
Antibiotics in the first week of life is a risk factor for allergic rhinitis at school age. &lt;br class='autobr' /&gt;
dans Pediatr Allergy Immunol 2014 : 25 : 468&#8211;472. Contexte : L'h&#233;r&#233;dit&#233; aussi bien que des facteurs ext&#233;rieurs influencent le d&#233;veloppement de la rhinite allergique Le but de cette &#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.allergique.org/-Hygiene-26-.html" rel="directory"&gt;Hygi&#232;ne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.allergique.org/+-atopie-+.html" rel="tag"&gt;atopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.allergique.org/+-comprendre-+.html" rel="tag"&gt;comprendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pai.12244/abstract&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'utilisation d'antibiotiques dans la premi&#232;re ann&#233;e de la vie est un facteur de risque de rhinite allergique &#224; l'&#226;ge scolaire.&lt;/a&gt; : Alm B, Goks&#246;r E, Pettersson R, M&#246;llborg P, Erdes L, Loid P, &#197;berg N, Wennergren G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Antibiotics in the first week of life is a risk factor for allergic rhinitis at school age.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dans &lt;strong&gt; Pediatr Allergy Immunol 2014 : 25 : 468&#8211;472.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Contexte&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;L'h&#233;r&#233;dit&#233; aussi bien que des facteurs ext&#233;rieurs influencent le d&#233;veloppement de la rhinite allergique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le but de cette &#233;tude &#233;tait d'analyser les facteurs de risque pr&#233;coces et les facteurs de protection vis &#224; vis de la rhinite allergique &#224; l'&#226;ge scolaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;M&#233;thodes&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Il s'agit d'une &#233;tude prospective longitudinale chez des enfants n&#233;s dans l'Ouest de la Su&#232;de en 2003, dont 50% de la cohorte de naissance a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;e de fa&#231;on randomis&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les parents ont r&#233;pondu &#224; un questionnaire &#224; l'&#226;ge de 6 mois, 4,5ans et 8 ans&lt;/li&gt;&lt;li&gt;A l'&#226;ge de 8 ans, 5044 questionnaires avaient &#233;t&#233; distribu&#233;s&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il y a eu 4051 r&#233;ponses, soit 80.3%&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La rhinite allergique &#233;tait d&#233;finie par des sympt&#244;mes et l'utilisation de m&#233;dicaments au cours des derniers 12 mois.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;La rhinite allergique &#224; l'&#226;ge de 8 ans &#233;tait rapport&#233;e dans 10.9% des cas&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'&#226;ge moyen de d&#233;but des sympt&#244;mes &#233;tait 5.7 ans, et 61.9% &#233;taient des gar&#231;ons&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En analyse multivari&#233;e, les antibiotiques au cours de la premi&#232;re semaine de vie augmentaient le risque de rhinite allergique (OR ajust&#233; 1.75 ; IC &#224; 95% (1.03, 2.97))&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'augmentation du risque &#233;tait aussi associ&#233;e &#224; une rhinite allergique parentale (aOR 2.73 (2 .12, 3.52)), une allergie alimentaire au cours de la premi&#232;re ann&#233;e (aOR 2.45 (1.61, 3.73)), un ecz&#233;ma au cours de la premi&#232;re ann&#233;e (aOR 1.97 (1.50, 2.59)), et le sexe masculin (aOR 1.35 (1.05, 1.74))&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vivre dans une ferme &#224; l'&#226;ge de 4.5 ans r&#233;duisait le risque (aOR 0.31 (0.13, 0.78)).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Conclusions&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;L'utilisation d'antibiotiques au cours de la premi&#232;re ann&#233;e de la vie augmentait le risque de rhinite allergique &#224; l'&#226;ge scolaire, alors que le fait de vivre dans une ferme &#224; l'&#226;ge pr&#233;scolaire r&#233;duisait le risque&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ces deux donn&#233;es sont compatibles avec l'hypoth&#232;se hygi&#233;niste.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dans cette &#233;tude prospective longitudinale d'une cohorte de plus de 4000 enfants n&#233;s en 1983 en Su&#232;de, les auteurs montrent qu'un traitement antibiotique re&#231;u par ces enfants pendant leur premi&#232;re semaine de vie augmente le risque de rhinite allergique &#224; l'&#226;ge de 8 ans, et que le fait qu'ils vivent dans une ferme &#224; l'&#226;ge pr&#233;scolaire appara&#238;t &#234;tre un facteur protecteur. 10.9% des enfants ont une rhinite allergique &#224; l'&#226;ge de 8 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux r&#233;sultats sont compatibles avec la vieille hypoth&#232;se hygi&#233;niste remontant &#224; 1989, qui implique qu'une exposition microbienne dans la vie pr&#233;coce prot&#232;ge contre la maladie atopique en diminuant la r&#233;ponse immune TH2 et en l'orientant vers la voie TH1, et souligne l'importance de la flore intestinale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modifications de cette flore, par le biais par exemple d'une antibioth&#233;rapie dans la vie pr&#233;coce, sont associ&#233;es &#224; une augmentation de la pr&#233;valence des maladies allergiques, et cette &#233;tude en apporte une preuve suppl&#233;mentaire. Parall&#232;lement &#224; l'hypoth&#232;se hygi&#233;niste a donc &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e l'hypoth&#232;se de la microflore, o&#249; une faible diversit&#233; du microbiome intestinal de l'enfant est li&#233;e &#224; un risque accru de maladies allergiques ; cette faible diversit&#233; peut &#234;tre li&#233;e &#224; l'utilisation d'antibiotiques, qui entra&#238;nent une faible exposition aux endotoxines bact&#233;riennes, diminuant la s&#233;cr&#233;tion d'Interf&#233;ron gamma et d'IL12 et favorisant l'expression d'une r&#233;ponse immune pro TH2 de type allergique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; l'exposition pr&#233;coce aux antibiotiques, les auteurs ont trouv&#233; que le risque de maladies allergiques &#233;tait aussi augment&#233; par une histoire familiale de rhinite allergique, une allergie alimentaire et/ou un ecz&#233;ma pr&#233;coces, et en cas de sexe masculin. Mais ces facteurs &#233;taient ind&#233;pendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il proscrire les antibiotiques chez les nouveau-n&#233;s &#224; risque allergique ? Voil&#224; une question qui serait int&#233;ressante &#224; &#233;valuer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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