Une rhinite vasomotrice ! Mais je suis allergique à quoi docteur ?

par Dr Christian Debavelaere

publié le  18 juin 2004

La rhinite vasomotrice est un diagnostic différentiel de la rhinite allergique, plusieurs formes existent en fonction de la pathogénie que cet article détaille.

Données récentes sur la rhinite vasomotrice : Lal D, Corey JP.

University of Chicago, Section of Otolaryngology-Head and Neck Surgery, Chicago, Illinois, USA

dans Curr Opin Otolaryngol Head Neck Surg. 2004 Jun ;12(3):243-7

- Propos de l’article :

  • Cette revue était mise en œuvre pour examiner les nouvelles données concernant la rhinite vasomotrice, problème courant en pratique clinique.

- Récentes découvertes

  • De récentes publications mettent en lumière les avancées dans la physiopathologie de la rhinite vasomotrice.
  • La microscopie électronique et l’étude cytologique de la muqueuse nasale dans la rhinite vasomotrice montrent le rôle des neuropathies et de l’oxyde nitrique dans la pathogénie de la rhinite vasomotrice.
  • L’ozone, la fumée de tabac et d’autres facteurs environnementaux peuvent déclencher un mécanisme neurogénique qui conduit à la rhinite vasomotrice.
  • Des tests objectifs ont documenté la présence d’un dysfonctionnement autonome sympathique.
  • D’autres évaluations suggèrent également un dysfonctionnement autonome comme lien possible entre rhinite vasomotrice et reflux gastro-oesophagien.
  • De récentes publications propose une analyse des protéines des sécrétions nasales comme outil diagnostic.
  • Une revue des traitements montre l’efficacité dans la rhinite vasomotrice des sprays d’ébastine, budésonide et ipratropium.

- Résumé :

  • Une meilleure compréhension du rôle de l’oxyde nitrique et des neuropathies dans la physiopathologie de la rhinite vasomotrice a ouvert de nouvelles voies dans la recherche du diagnostic et de la conduite à tenir.
  • Le diagnostic clinique peut être aidé par l’analyse des protéines dans les sécrétions nasales.
  • Les traitements efficaces incluent les anti-histaminiques, anticholinergiques et stéroïdes nasaux en spray.

 Dr Christian Debavelaere

Commentaire de l'auteur :

La rhinite vasomotrice a en commun avec les rhinites allergiques la triade classique :

  • obstruction nasale bilatérale, à bascule,
  • rhinorrhée aqueuse et
  • éternuements.

L’âge de survenue de ces rhinites vasomotrices est très différent ; on voit que 50 % des rhinites allergiques surviennent vers l’âge de 20 ans, alors que le rapport pour les rhinites vasomotrices est inversé.

C’est l’interrogatoire, l’examen clinique, qui permetten de cerner cette rhinite vasomotrice ainsi que les examens paracliniques. Absence d’unité de lieu, de temps, de facteurs déclenchants, tests cutanés et sanguins négatifs ou non pertinents.

Son traitement repose bien sûr sur les différentes hypothèses pathogéniques (Maladie d’adaptation, dysfonctionnement neuronal, hyperactivité nasale).

Actuellement, si l’importance des voies centrales, sympathiques et parasympathiques est mise en évidence, d’autres éléments sont à apporter dans la survenue des rhinites vasomotrices, en particulier de nombreux neuromédiateurs d’origine peptidique, ont un rôle essentiel dans le déclenchement, voire l’entretien des phénomènes vasomoteurs. (substance P).

référence :

http://www.allergique.org/article2215.html

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