L’allergie clinique à la pèche est liée à la protéine de transfert lipidique de la pèche, Pru p 3, dans la population espagnole. : Montserrat Fernández-Rivas, MD, PhDa *
Eloína González-Mancebo, MDa Rosa Rodríguez-Pérez, PhDa
Cristina Benito, BSa Rosa Sánchez-Monge, PhDb Gabriel Salcedo, PhDb M. Dolores Alonso, MDa Ana Rosado, MDa Miguel Angel Tejedor, MD, PhDa Concepción Vila, MDa M. Luisa Casas, MDc
aUnidad de Alergia, Fundacion Hospital Alcorcon, Alcorcon, Madrid, Spain
bUnidad de Bioquimica, Departamento de Biotecnologia, E.T.S. de Ingenieros Agronomos, Madrid, Spain
cArea de Laboratorio, Fundacion Hospital Alcorcon, Alcorcon, Madrid, Spain
dans JACI October 2003 • Volume 112 • Number 4
– Objet de l’étude : la sensibilisation à la pèche et aux fruits proches de la famille des Rosacées sans expression clinique est assez communément observée, résultat d’une réactivité croisée étendue médiée par les IgE dirigées contre les protéines de transfert lipidique ( LTPs), homologues de Bet v1, les profilines et des déterminants d’hydrates de carbone.
– L’objectif des auteurs était d’étudier si il y avait des différences quelconques cliniques ou immunologiques entre les patients allergiques à la pèche et ceux qui avaient une sensibilisation cliniquement non pertinente à ces fruits.
– Méthodes :
* 100 sujets présentant des réactions adverses à la pèche ont été évalués sur l’histoire clinique, sur les prick tests avec de la pèche fraîche et l’allergène purifié de pèche LTP ( Pru p 3) ainsi que des dosages d’IgE spécifiques à la pèche , au rBet v 1 et rBet v 2 (profilines du bouleau).
* La réactivité clinique à la pèche a été établie par des tests de provocation en double aveugle versus placebo .
* Les caractéristiques cliniques et les tests in vivo et in vitro ont été comparés entre les patients allergiques et les non allergiques.
– Résultats :
* l’allergie à la pèche a été confirmée chez 76 patients et déclarée chez 16 patients. 2 patients ont abandonné l’étude et celle-ci n’était pas concluante chez 6 individus (réactifs au placebo).
* Une allergie aux pollens a été retrouvée chez 76 % des patients allergiques, et chez 100 % des patients non allergiques.
* Des réponses positives au Pru p 3, rBet v1 et rBet v 2 ont été observées respectivement chez 62 %, 7 %, et 43 % des patients allergiques à la pèche.
* Le taux de sensibilisation au Pru p 3 était significativement plus élevé parmi les sujets allergiques que parmi les non allergiques à la pèche ( 62 % versus 31 % , p = .02).
* Les IgE spécifiques positives au rBet v 1 et au rBet v 2 étaient plus fréquentes parmi les sujets allergiques au pollen, mais aucune différence n’ a été observée en ce qui concerne la présence ou l ’absence d’allergie à la pèche.
– Conclusions :
* le Pru p3 est l’allergène majeur de la pèche dans la population étudiée et la réponse IgE à cet allergène est associée aux manifestations cliniques de l’allergie à la pèche.
* La sensibilisation aux profilines est observée chez ces patients avec une allergie associée au pollen mais n’apparaît pas reliée à la réactivité clinique à la pèche.
Envie de réagir?