Exacerbations de l’asthme chez l’enfant suivant immédiatement des événements stressants de la vie : une régression hiérarchique de Cox : S Sandberg1, S Järvenpää2, A Penttinen2, J Y Paton3 and D C McCann4
1 Department of Mental Health Sciences, Royal Free and University College London Medical School, London, UK
2 Department of Mathematics and Statistics, University of Jyväskylä, Jyväskylä, Finland
3 Division of Developmental Medicine, University of Glasgow, Glasgow, UK
4 School of Psychology, University of Southampton, Southampton, UK
dans Thorax 2004 ;59:1046-1051
– Contexte :
- Une étude prospective récente chez des enfants asthmatiques, dont l’analyse utilisait une régression logistique dynamique a montré que des événements extrêmement négatifs de la vie augmentaient significativement le risque d’une exacerbation aiguë pendant les six semaines suivantes.
- Le moment du risque maximum dépendait du degré de stress psychosocial chronique également présent.
- Une analyse de régression de Cox a été entreprise pour examiner si des événements négatifs de la vie pouvaient avoir un quelconque effet immédiat chez des enfants ne présentant pas de contexte de stress chronique marqué.
– Méthodes :
- 60 enfants asthmatiques chroniques avérés ont été suivis prospectivement pendant dix-huit mois avec une évaluation continue de l’asthme au moyen de cahiers symptomatiques quotidiens et de mesures du débit de pointe, s’accompagnant d’entretiens répétés consignant les événements de la vie.
- Les variables de sortie prises en compte ont été les exacerbations de l’asthme et les événements de la vie sévèrement négatifs.
– Résultats :
- Dans les deux jours suivants un événement extrêmement négatif de la vie, le risque d’une nouvelle attaque d’asthme était multiplié par un facteur de 4.69.
- Dans la période de trois à dix jours après un événement grave, il n’y avait pas d’augmentation du risque d’une attaque d’asthme (p=0.5).
- En plus de l’effet immédiat, une augmentation du risque de 1.81 a été retrouvé cinq à sept semaines après un événement grave (p=0.002).
- Ceci est cohérent avec les résultats précédents.
- Il existait une variation statistiquement significative dans l’incidence des attaques d’asthme chez les enfants en raison de facteurs qui étaient passés inaperçus.
– Conclusion :
- L’utilisation de méthodes statistiques capables de mettre en évidence des décalages de courte durée a montré que des événements stressants de la vie augmentaient significativement le risque d’une nouvelle attaque d’asthme immédiatement après l’événement.
- Une période retardée de risque supplémentaire a également été mise en évidence, cinq à sept semaines plus tard.
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