Efficacité de faibles ou de hautes doses de corticostéroïdes inhalés chez des asthmatiques modérés fumeurs ou non-fumeurs. : J E M Tomlinson1, A D McMahon2, R Chaudhuri3, J M Thompson1, S F Wood1 and N C Thomson3
1 Department of General Practice, University of Glasgow, Glasgow, UK
2 Department of Robertson Centre for Biostatistics, University of Glasgow, Glasgow, UK
3 Department of Respiratory Medicine, University of Glasgow, Glasgow, UK
dans Thorax 2005 ;60:282-287
– CONTEXTE
- Les fumeurs de cigarettes, asthmatiques, sont peu sensibles à la corticothérapie inhalée de courte durée, mais l’efficacité n’est pas connue en fonction de la durée du traitement et en fonction de la posologie.
– METHODES
- Quatre-vingt quinze sujets atteints d’asthme modéré ont été recrutés pour participer à une étude en groupes parallèles, en double-aveugle, randomisée et multicentrique.
- Il s’agissait de comparer la béclométasone à la dose de 400 µg ou de 2000 µg par jour durant 12 semaines sur ces asthmatiques fumeurs ou non-fumeurs.
- Le premier point principal de contrôle était la modification du débit de pointe paroxystique (DEP) matinal.
- Le second était constitué de plusieurs éléments de contrôle : le DEP vespéral, le recours à un bronchodilatateur d’action rapide, le nombre d’exacerbations asthmatiques, les paramètres spirométriques et le score du contrôle de l’asthme.
– RESULTATS
- Après 12 semaines de béclométasone inhalée, il existait une différence considérable de la mesure du DEP matinal entre le groupe fumeurs et le groupe non-fumeurs de ces asthmatiques [-18(IC = 95%, -35 à -1) p ajusté = 0,0035].
- Parmi ceux recevant chaque jour 400µg, il y avait une différence de la moyenne du DEP (l/mn) matinal entre le groupe fumeurs et le groupe non-fumeurs [-25(IC = 95%, -45 à -4) p ajusté = 0,019], et, pour ce qui concerne le nombres des exacerbations asthmatiques (6 contre 1, respectivement fumeurs contre non-fumeurs, p = 0,007).
- Ces différences étaient réduites entre fumeurs et non-fumeurs recevant 2000 µg par jour de béclométasone inhalée.
– CONCLUSION
- Comparativement aux asthmatiques non-fumeurs, les sujets atteints d’un asthme modéré et fumeurs sont insensibles aux effets thérapeutiques d’une faible dose d’un traitement par corticostéroïde inhalé sur une période de 12 semaines.
- Cette disparité de la réponse entre ces deux groupes apparaît être réduite pour des doses élevées de corticostéroïde inhalé.
- Ces constatations ont une implication importante pour la gestion des sujets atteints d’asthme modéré et qui fument.
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