Cuisine au gaz, aération de la cuisine, et asthme, symptômes allergiques, et sensibilisations chez des jeunes enfants - l’étude PIAMA. : S. M. Willers1, B. Brunekreef1, M. Oldenwening1, H. A. Smit2, M. Kerkhof3, H. De Vries4, J. Gerritsen5, J. C. De Jongste6
1Institute for Risk Assessment Sciences, Universiteit Utrecht, Utrecht ; 2National Institute of Public Health and the Environment (RIVM), Bilthoven ; 3Department of Epidemiology & Statistics, Groningen University ; 4Gasunie Engineering & Technology, Groningen ; 5Beatrix Children’s Hospital, University Medical Center Groningen, Groningen ; 6Erasmus University Medical Center, Sophia Children’s Hospital, Rotterdam, The Netherlands
dans Allergy 61 (5), 563-568
– Contexte :
- Plusieurs études rapportent des associations contradictoires entre le fait de cuisiner au gaz et la présence de symptômes respiratoires et/ou d’une dégradation de la fonction respiratoire chez les enfants.
- Les caractéristiques de ventilation de la cuisine sont susceptibles de modifier la relation entre le fait de cuisiner au gaz et la santé respiratoire.
- Le but de cette étude était d’étudier l’effet de la ventilation de la cuisine (tout en cuisinant) sur la relation entre le fait de cuisiner au gaz, la dispersion des produits de combustion, et les évènements respiratoires et allergiques chez les enfants.
– Méthodes :
- Les données sur les symptômes et diagnostics respiratoires et allergiques étaient recueillies par un questionnaire annuel parmi une population de plus de 3000 enfants participants depuis la naissance à une étude de cohorte sur le développement de l’allergie et de l’asthme.
- A l’âge de 4 ans, un sous échantillon de 647 enfants fournissait des prélèvements sanguins pour la recherche d’anticorps.
- Les données concernant le mode de cuisine (gaz ?) et la ventilation de la cuisine étaient recueillies quand les enfants avaient 5 ans.
- Basé sur ces données un modèle statistique était construit pour déterminer la chance d’accumulation des produits de combustion (CAPC) dans la cuisine.
– Résultats :
- Aucune relation n’était trouvée entre le fait de cuisiner au gaz et la présence d’évènements respiratoires ou allergiques excepté la présence d’une symptomatologie nasale.
- Les résultats globaux n’étaient pas modifiés quand la CAPC était utilisée comme variable d’exposition (à la place de « fait de cuisiner au gaz » ndlr), l’association avec présence d’une symptomatologie nasale diminuant même à la limite de la significativité.
– Conclusion :
- Nos résultats suggèrent que le fait de cuisiner au gaz est associé avec la présence d’une symptomatologie nasale chez les enfants jeunes, et pas avec les autres symptômes respiratoires qui étaient étudiés.
- La prise en considération des caractéristiques de ventilation des cuisines n’a pas mené à des conclusions différentes dans cette population, où, selon le système de classification, la majorité des ménages employant le gaz pour la cuisine avaient une ventilation insuffisante.
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