Perception du rétrécissement des voies aériennes lors de la réduction des corticoïdes inhalés et dans les crises d’asthme. : C M Salome1, J D Leuppi1, R Freed2 and G B Marks1
1 Woolcock Institute of Medical Research (formerly known as Institute of Respiratory Medicine), University of Sydney, NSW 2006, Australia
2 Department of Respiratory Medicine, Royal Prince Alfred Hospital, Camperdown 2050, Australia
dans Thorax 2003 ;58:1042-1047
La perception du rétrécissement des voies aériennes est diminuée chez les patients qui ont un asthme sévère et cela pourrait expliquer la sévérité de l’obstruction bronchique.
Une étude a été réalisée pour déterminer si la perception de la modification du calibre des bronches lors d’une réduction des doses de corticoïdes inhalés ou durant une crise d’asthme est modifiée.
– Méthodologie :
* 42 asthmatiques avec un asthme bien contrôlé ont eu leur dose de corticoïdes diminuée de moitié tous les 2 mois jusqu’à ce qu’ils soient complètement sevrés ou qu’ils développent une nouvelle crise.
* La perception a été mesurée à l’état de base et tous les mois pendant un test de provocation bronchique avec du mannitol, en appréciant la pente et le point terminal de l’étude en régression du score de Borg et par le score de Borg à la chute de 20% du VEMS (PS20VEMS).
* L’expectoration a été recueillie pour mesurer le nombre des cellules inflammatoires.
– Résultats :
* Chez 33 patients qui ont diminué sans problème leur dose de corticoïdes inhalés de 20% sans crise il y a une réduction significative de la pente (p=0.001), du point d’arrêt (p=0.01) et de la PS20VEMS (p=0.003).
* Le nombre des éosinophiles dans l’expectoration et l’hyperréactivité bronchique sont significativement augmentés mais, chez 14 patients pour lesquels une expectoration a été obtenue, les modifications dans le compte des éosinophiles ne sont pas corrélées à une modification de la perception.
* La modification de l’hyper réactivité bronchique est corrélée à une modification de la PS20VEMS (r=-0.40, p=0.025).
* Chez 27 patients qui ont développé une exacerbation, la pente a diminué (p=0.02) et le point d’arrêt est augmenté (p=0.001) par rapport à la visite avant la crise. Ces modifications sont corrélées avec une modification du VEMS (r=-0.57), p=0.002).
– Conclusions :
* La perception du rétrécissement des voies respiratoires diminue durant la diminution des corticoïdes inhalés et diminue lors d’une crise d’asthme modérée.
* Ces modifications sont liées à une modification de l’hyper réactivité bronchique et de la fonction pulmonaire.
* Les effets d’une modification de l’inflammation sur la perception de la dyspnée ne sont pas clairs.
Envie de réagir?