Effets d’un environnement tabagique sur l’eczéma et les sensibilisations aux allergènes chez les enfants. : Kramer U, Lemmen CH, Behrendt H, Link E, Schafer T, Gostomzyk J, Scherer G, Ring J.
Institut fur Umweltmedizinische Forschung (IUF) an der Heinrich-Heine-Universitat Dusseldorf, Auf’m Hennekamp 50, 40225 Dusseldorf Division of Environmental Dermatology and Allergology, National Research Centre for Environment and Health (GSF), Technical University Munich, Munich Department of Social Medicine, Medical University Lubeck, Lubeck Public Health Department, Augsburg Analytical Biological Research Laboratory (ABF), Munich Clinic of Dermatology and Allergology, Technical University Munich, Munich, Germany
dans Br J Dermatol. 2004 Jan ;150(1):111-118
L’effet négatif du tabagisme passif sur les voies respiratoires des enfants est bien connu. Mais il n’est pas certain qu’il y ait un effet sur l’eczéma atopique.
– Objectif de l’étude : Déterminer l’impact de la fumée de tabac sur la dermatite atopique, sur les sensibilisations aux allergènes et sur les manifestations allergiques de l’appareil respiratoire chez 1669 enfants scolarisés.
– Méthode :
- La prévalence des manifestations atopiques a été évaluée par un questionnaire, un examen dermatologique, des tests cutanés et un dosage des IgE spécifiques.
- L’évaluation de l’environnement a été réalisé par la mesure de la cotinine (rapport cotinine sur créatinine) dans un échantillon d’urines (n=1220) ainsi qu’avec un questionnaire et un interrogatoire sur les habitudes tabagiques des parents.
– Résultats :
- Dans le groupe étudié, la prévalence de la dermatite atopique diagnostiquée par un examen clinique est significativement corrélée au taux de cotinine dans les urines. Le odd ratio et l’intervalle de confiance sont, pour une augmentation de 100 ng mg-1 de 1.97 et (2.3-3.16).
- La prévalence des manifestations cutanées en rapport avec le questionnaire, comme les antécédents d’asthme, de sifflements et de pollinose sont positivement corrélés bien que de façon non significative avec l’exposition à la fumée de tabac.
- Lorsque des enfants ayant un terrain génétique à risque (parents atopiques) ont été comparés à des enfants sans antécédents, le odd ratio du devenir des variables d’allergie est généralement plus élevé dans le premier groupe.
- Dans le groupe des enfants prédisposés, des associations significatives sont notées avec les taux urinaires de cotinine pour les allergie aux acariens de la poussière de maison évaluées par tests cutanés (OR : 3.1, IC95% : 1.63-5.9).
– Conclusions : Les enfants ont un risque élevé de développer un eczéma atopique lorsqu’ils sont exposés à la fumée de tabac et les enfants génétiquement prédisposés ont plus de risque de se sensibiliser vis-à-vis des acariens.
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