Comparaison du traitement de l’asthme par fluticasone inhalée à dose décroissante et à dose fixe : Antonio Foresi, MD ; Berardino Mastropasqua, MD ; Alfredo Chetta, MD, FCCP ; Raffaele D’Ippolito, MD ; Renato Testi, MD ; Dario Olivieri, MD, FCCP and Andrea Pelucchi, MD
* From the Respiratory Pathophysiology Unit (Drs. Foresi, Mastropasqua, and Pelucchi), Sesto San Giovanni Hospital, Sesto San Giovanni ; Department of Clinical Sciences (Drs. Chetta, D’Ippolito, and Olivieri), Section of Respiratory Diseases, University of Parma, Parma ; and Research & Development Unit (Dr. Testi), Glaxo-Smith-Kline, Verona, Italy.
dans Chest. 2005 ;127:117-124
– Contexte :
- Le traitement de l’asthme par corticoïdes inhalés (CSI) est efficace même lorsqu’il est administré à faible dose.
- Une fois l’asthme contrôlé, les recommandations actuelles préconisent de réduire la dose de CSI à la plus petite dose efficace.
- Quoique la stratégie de décroissance la plus appropriée n’ait pas encore été définie, la quantification des éosinophiles dans l’expectoration et la mesure de l’hyperréactivité bronchique (HRB) sont bien sûr des indicateurs du contrôle de l’asthme.
– Objectifs :
- Comparer l’efficacité d’une stratégie thérapeutique décroissante à celle utilisant une dose fixe dans le contrôle de l’HRB à la méthacholine et de l’inflammation éosinophilique chez des patients ayant un asthme léger à modéré.
– Méthodes :
- Nous avons mené une étude en double-aveugle randomisée pour comparer l’effet de l’administration pendant 6 semaines puis 8 semaines
- de propionate de fluticasone (PF) inhalé à la dose de 1000 µg/j réduite ensuite à 200 µg/j (groupe 1 ; n = 18)
- à une dose fixe de 200 µg/j (groupe 2 ; n = 17)
- sur la dose de méthacholine provoquant une chute de 20% du VEMS (PD20) et sur les éosinophiles dans l’expectoration chez 35 patients.
- La persistance de l’efficacité a été également étudiée après 8 semaines de traitement subséquent par placebo.
– Résultats :
- La PD20 a augmenté remarquablement dans les 2 stratégies thérapeutiques mais les différences entre les groupes n’étaient pas significatives.
- Les éosinophiles dans l’expectoration (valeurs moyennes, pourcentage) au départ et après chaque période de traitement n’étaient pas différents (groupe 1, 16.4, 1.0 et 2.7% respectivement ; groupe 2, 16.7, 2.8 et 2.8% respectivement).
- Les pourcentages de patients chez qui l’éosinophilie dans l’expectoration s’est normalisée (≤ 3%) étaient les suivants : groupe 1, 69% et 60% ; groupe 2, 50% et 57%.
- Après le traitement par placebo, les éosinophiles dans l’expectoration étaient encore « normalisés » chez environ un tiers des patients.
– Conclusion :
- Les stratégies de décroissance des doses ou d’administration de dose fixe de dipropionate de fluticasone ont amélioré au même degré la PD20 et l’éosinophilie dans l’expectoration.
- L’effet sur l’éosinophilie dans l’expectoration a persisté plus longtemps que celui sur la méthacholine.
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