Angio-œdème et dysphagie secondaire à une allergie de contact par du budésonide inhalé. : Pirker C, Misic A, Frosch PJ.
Department of Dermatology, Klinikum Dortmund gGmbH, University of Witten/Herdecke, Beurhausstrasse, Dortmund, Germany
dans Contact Dermatitis. 2003 Aug ;49(2):77-9
Les corticoïdes inhalés peuvent entraîner des effets indésirables variés allant de l’irritation au choc anaphylactique en passant par l’eczéma de contact.
– Objectif de l’étude et résultats :
* Les auteurs rapportent l’observation d’une femme de 43 ans qui a développé une douleur de la gorge, un œdème des lèvres et de la cavité buccale avec une dysphagie, 2 semaines après l’utilisation d’un spray de budésonide pour le traitement d’un asthme bronchique.
* Les symptômes apparaissaient après un délai de 3 à 4h lors du traitement biquotidien.
* Il n’y avait pas de réaction immédiate au prick test ni en IDR avec le produit commercial utilisé par le patient. Cependant, une infiltration prurigineuse se développait dans les 24h, évoluant vers une lésion eczémateuse après 2 jours.
* De plus une œdème sévère du la paupière droite a été observé.
* Aux patch-tests, le test avec le budesonide est fortement positif après 2 à 3 jours pour une concentration de 1% pour 10 ppm. D’autres corticoïdes du groupe A, B, C, D sont totalement négatifs.
* Des tests ouverts répétés sur la face antérieure du bras avec amcinonide et triamcinolone sont restés négatifs.
* Une exposition bronchique à des sprays contenant alternativement dipropionate de beclometasone (D), fluticasone (D) et dexamethasone (C) a été bien tolérée.
– Conclusion : Ce cas est instructif car les symptômes développés après une courte période d’inhalation du corticostéroïde évoquent une manifestation allergique de type I. Les tests ont prouvé en réalité une allergie sévère de type IV de contact restreinte au budésonide (groupe B) sans allergie croisée avec les autres stéroïdes majeurs de ce groupe.
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