17 juin 2007 ·  · 1026 lectures

min de lecture  Aller à la conclusion

Cette année, nous avons décidé d’assister à plus de sessions et donc nous avons eu moins de temps pour mettre en ligne nos comptes-rendus. Vous trouverez donc les communications avec le décalage nécessaire à la réalisation d’un rapport de qualité. Sommaire de cet article : Les venins d’hyménoptères.

Session sur les venins d’hyménoptères.

Évaluation In vitro

Ebo D., Belgique

Ebo a repris les grandes lignes des recommandations européennes sur la prise en charge des allergies aux venins (Allergy 2005 ;60 :1459-70).

Il a évoqué le problème fréquent des patients dont le bilan cutané et le dosage des IgEs montrent une double sensibilisation (plus de 25% des cas) alors que la véritable multi-sensibilisation est rare.

Parmi les techniques biologiques complémentaires disponibles pour faire la part des choses, le test d’activation des basophiles (TAB) par la méthode de cytomètrie de flux est la plus performante, à la fois en terme de sensibilité et de spécificité (elle fait intervenir l’anti CD63, marqueur membranaire des basophiles).

Ebo a insisté sur le fait qu’il existe avec cette technique des non-répondeurs, qui ne sont généralement pas pris en compte dans les études.

Dans un travail récent (soumis à publication) sur 118 patients ayant présenté une réaction systémique aux venins, le bilan diagnostique montrait une double sensibilisation chez 28 patients : le TAB a permis de confirmer le diagnostic précis dans 14 cas, de prouver une « vraie » double sensibilisation dans 7 cas ; 5 patients étaient non répondeurs au test. »

Réactivité croisée.
Bilo B., Italie

L’auteur a évoqué aussi le problème des doubles sensibilisations, qui peuvent être en rapport :

  • soit avec une véritable multi-sensibilisation,
  • soit avec un artéfact lié à une sensibilité trop grande du CAP,
  • soit à une réaction croisée à la hyaluronidase,
  • soit à la présence de déterminants communs glycoprotéiques carbohydratés (CDD), retrouvés dans les différents venins, mais aussi dans certains pollens ; ils représentent une cause majeure de réaction croisée abeille/guêpe.

Ils rendent compte aussi de la fréquence élevée (50% environ) d’allergie croisée vespula/poliste, et parmi les polistes des réactions croisées entre dominulus et gallicus, les deux polistes que l’on trouve en Europe.

À suivre…


Noter cet article (sur 10)

0 vote
abonnés article grand public Professionnel

Envie de réagir?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.