Ecole à proximité d’un élevage industriel et prévalence de l’asthme chez des écoliers. : Sigurdur T. Sigurdarson, MD, MPH and Joel N. Kline, MD, MSc, FCCP
* From the Division of Pulmonary, Critical Care, and Occupational Medicine (Dr. Kline), Department of Internal Medicine, Roy J. and Lucille A. Carver College of Medicine, Iowa City, IA ; and Research Center for Occupational Health and Working Life (Dr. Sigurdarson), Administration of Occupational Safety and Health, University of Iceland, Surdanes Regional Hospital, Keflavik, Iceland.
dans Chest. 2006 ;129:1486-1491
– Objectifs de l’étude :
- La prévalence de l’asthme et sa sévérité sont en augmentation dans les pays industrialisés.
- Les études supportant l’hypothèse hygiéniste suggèrent que grandir dans une ferme protège de l’atopie et souvent de l’asthme.
- Cependant, un plus grand taux d’asthme a été retrouvé parmi des écoliers vivant en milieu rural aux Etats-Unis d’Amérique.
- Nous émettons l’hypothèse que le milieu rural américain ne serait pas protecteur vis-à-vis de l’inflammation des voies aériennes peut-être à cause des influences environnementales du relativement grand nombre d’élevages industriels existants.
- Nous avons comparé la prévalence de l’asthme dans des écoles élémentaires de l’Iowa, l’une à proximité d’un élevage industriel, et l’autre distante de toute exploitation d’élevage à grande échelle.
– Méthode :
- Etude basée sur un questionnaire
– Conditions :
- 2 écoles élémentaires rurales :
- l’école « exposée » est située à un demi-mile d’un élevage industriel.
- l’école « contrôle » est distante de toute exploitation agricole à grande échelle.
– Participants :
- Enfants scolarisés, soit dans l’école « exposée », soit dans l’école « contrôle ».
– Résultats :
- Les enfants de l’école « exposée » avaient une augmentation significative de la prévalence d’asthme (diagnostic clinique par un médecin) (odd ratio ajusté à 5.71 ; p = 0.004).
- Bien que les enfants de ce groupe avaient une probabilité plus importante d’habiter dans une ferme et d’avoir des parents qui fument, ces variables potentiellement confondantes n’expliquaient pas la prévalence accrue d’asthme dans un modèle multivarié.
- Il n’y avait pas de différence de sévérité d’asthme entre les deux populations.
- Comme plusieurs groupes de médecins différents étaient responsables des soins médicaux des groupes d’enfants, il est possible qu’il existe un biais « médical » responsable de la différence de prévalence d’asthmes diagnostiqués.
- Cet aspect n’était pas exploré dans l’étude.
– Conclusion :
- Cette étude soutient l’hypothèse du rôle de l’exposition aux toxiques environnementaux ruraux dans l’étiologie de l’asthme, et confirme le besoin d’autres études analysant cette relation.
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