Déficit irréversible de la fonction respiratoire chez de jeunes adultes ayant une histoire d’asthme de l’enfance. : Susan L. Limb, MDa, Kathryn C. Brown, MDa, Robert A. Wood, MDb, Robert A. Wise, MDc, Peyton A. Eggleston, MDb, James Tonascia, PhDd, N. Franklin Adkinson Jr., MDa
a From the Division of Allergy and Clinical Immunology
b Department of Pediatrics
c Divisions of Pulmonology and Critical Care Medicine, Johns Hopkins School of Medicine
d Department of Biostatistics, Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University
dans JACI Volume 116, Issue 6, Pages 1213-1219 (December 2005)
– Introduction
- L’asthme traditionnellement caractérisé par une obstruction réversible des voies respiratoires peut mener à des changements de structure et une détérioration permanente.
– Objectifs
- Nous avons cherché à étudier la fréquence, la sévérité et la réversibilité des déficits pulmonaires chez des adultes ayant une histoire d’asthme allergique modéré à sévère de l’enfance.
– Méthodes
- Des sujets (n=121), ayant précédemment fait partie d’un essai randomisé d’immunothérapie pour asthme de l’enfance ont été rappelés.
- Quatre-vingt quatre adultes (de 17 à 30 ans ;78%de sujets masculins) ont été réévalués par le biais de la spirométrie.
- Les sujets ayant un ratio pour FEV1, la capacité vitale forcée ou une FEV1/CVF moins que ou égal à 5ème percentile ou 2 ou plus de critères moins que ou égal au 10ème percentile (National Health and Nutrition Examination Survey III nominative data) étaient invités à subir une exploration fonctionnelle respiratoire complète, un examen physique et une radiographie thoracique après une semaine de Prednisone à 1mg/kg :jour.
– Résultats
- Des 84 sujets réévalués, 40(48%)avaient un ou plus de critères spirométriques inférieur ou égal du 5ème au 10ème percentile (P<.0001).
- Vingt-deux des 40 sujets étaient réévalués après le traitement de prednisone ; 21 soit 75% ne se sont pas améliorés.
- Les résultats spirométriques des adultes et enfants (de 5 à 12 ans) étaient positivement corrélés (r=0.49-0.72,P<.001). Des résultats spirométriques de l’adulte étaient associés à une plus longue durée de l’asthme à l’inscription dans l’essai initial (4,6 vs 6 ans ,P=.02), une sensibilité à la métacholine augmentant dans l’enfance (PC20,0.11 vs 0.18mg/ml ;P=.01), une naissance prématurée (odds ratio ajustés ,10,7 ;95%CI,1.4-84,5).
- Le statut immunothérapique n’était pas relié à la fonction respiratoire de l’adulte.
– Conclusions
- De nombreux adultes ayant une histoire d’asthme modéré à sévère de l’enfance, ont des déficits irréversibles de la fonction respiratoire.
- La spirométrie de l’enfance, la durée de l’asthme, la sensibilité à la métacholine et la prématurité permettrait d’identifier ces sujets à leur plus jeune âge.
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