Etude prospective du développement de l’allergie chez 158 enfants et 128 adultes avec exposition récente intensive à des animaux à poils. : E. Millqvist, Å. Johansson, T. Månsson, M. Bende
*The Allergy Centre of the Central Hospital, Skövde, Sweden
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 37 Issue 6 Page 948-953, June 2007
– Contexte
- Il existe toujours une controverse quant au fait de savoir si l’exposition à des animaux à poils augmente ou diminue le risque de sensibilisation et de symptômes à ces animaux, et il y a un besoin de connaissances supplémentaires à ce sujet.
- Objectif
- Le but de cette étude était de suivre le développement de l’allergie lié à une exposition nouvelle et intensive à des animaux à poils chez des adultes et des enfants.
– Méthodes
- Un total de 286 sujets, 128 parents et 158 enfants, ont été recrutés à partir de 68 familles qui avaient l’intention d’acheter un chat ou un chien, ou dont un enfant avait l’intention de commencer à pratiquer l’équitation.
- Les sujets ont été examinés avant l’exposition au nouvel allergène et une fois par an pendant cinq ans, en tout six fois, et ils remplissaient aussi un questionnaire concernant les symptômes d’allergie.
- Les IgE sériques au chat, au chien et au cheval étaient mesurées chaque année, ainsi que les allergènes des animaux à partir des lits et des pièces à vivre.
– Résultats
- 256 sujets ont pu être évalués, dont 37 montraient des signes de sensibilisation allergique au début de l’étude.
- 4 enfants (11%) dans ce groupe présensibilisé ont développé des IgE à leur nouvel animal et 6 (16%) à un autre animal.
- Parmi les 219 sujets non sensibilisés à l’entrée dans l’étude, un homme adulte (0.4%) à développé une sensibilisation à son nouvel animal, et personne n’en a développé à un autre animal.
- Les sujets présensibilisés avaient significativement plus de symptômes allergiques à l’entrée dans l’étude, mais les scores de symptômes ne changeaient pas pendant la suite de l’étude.
– Conclusion
- Après la première année de vie, les auteurs n’ont mis en évidence aucune association forte permettant de recommander l’éviction d’un animal domestique de façon à prévenir le développement d’une nouvelle allergie, même s’il y a des allergies connues dans la famille ou si le sujet est sensibilisé ou a des symptômes d’allergie à un autre allergène.
- Une exposition pendant cinq ans à des nouveaux allergènes à poils ne semble pas influencer la sensibilisation à ces animaux, que ce soit chez les enfants ou les adultes sensibilisés ou non.
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