Caractérisation des cellules immunitaires orales chez des patients allergiques au pollen de bouleau : impact du syndrome oral et de l’immunothérapie allergénique sublinguale sur les cellules présentatrices de l’antigène. : Mascarell L, Rak S, Worm M, Melac M, Soulie S, Lescaille G, Lemoine F, Jospin F, Paul S, Caplier L, Hasséus B, Björhn C, Zeldin RK, Baron-Bodo V, Moingeon P.
Characterization of oral immune cells in birch pollen-allergic patients : impact of the oral allergy syndrome and sublingual allergen immunotherapy on antigen-presenting cells.
dans Allergy 2015 ; 70 : 408–419.
– Contexte :
- Une caractérisation détaillée des cellules immunitaires humaines orales sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes locaux associés à la capture de l’allergène suite à une exposition par voie orale.
– Méthodes :
- Des cellules immunitaires orales ont été caractérisées par immunohistologie et immunofluorescence sur des biopsies obtenues à partir de trois sujets sains et 23 patients allergiques au pollen de bouleau avec ou sans syndrome d’allergie orale (SAO), à l’inclusion et après cinq mois d’immunothérapie allergénique sublinguale (ITASL).
– Résultats :
- Des sous-ensembles de cellules similaires (c’est-à-dire, cellules dendritiques, mastocytes et lymphocytes T) ont été détectés dans les tissus buccaux provenant d’individus allergiques au pollen de bouleau et d’individus sains.
- Des cellules de Langerhans CD207+ et des cellules dendritiques myéloïdes CD11c + ont été trouvées à la fois au niveau de l’épithélium et de la couche papillaire de la lamina propria (LP), alors que des macrophages CD68 +, des mastocytes CD117 + et les cellules T CD4 +/CD8 + étaient plutôt situés à la fois au niveau papillaire et des couches réticulaires de la LP.
- Les modèles de cellules immunitaires orales étaient identiques chez les patients avec/sans SAO, sauf une baisse du nombre des cellules de Langerhans CD207+ trouvées dans les tissus oraux des patients atteints de SAO, par rapport aux patients exempts de SAO (p <0,05).
- L’immunothérapie allergénique sublinguale durant 5 mois a eu un impact limité sur les cellules immunitaires orales, avec seulement une augmentation significative des cellules IgE + chez les patients du groupe actif.
- La recherche de co-localisation ont confirmé que ces cellules exprimant les IgE englobent principalement les macrophages CD68 + présents dans le LP, et, dans une moindre mesure, les cellules de Langerhans CD207+ dans l’épithélium.
– Conclusion :
- Deux sous-ensembles de cellules contribuent à la prise en charge de l’antigène ou de l’allergène dans les tissus oraux humains, comprenant :
- les cellules de Langerhans CD207 + éventuellement impliqués dans la physiopathologie du syndrome d’allergie orale, et,
- les macrophages CD68 + jouant probablement un rôle important dans la capture des allergènes via des mécanismes facilités par les IgE au cours de l’immunothérapie allergénique sublinguale.
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