La sous-estimation de la gravité de l’asthme par le médecin conduit à un déficit thérapeutique. : Wolfenden LL, Diette GB, Krishnan JA, Skinner EA, Steinwachs DM, Wu AW. Division of Pulmonary and Critical Care Medicine, Johns Hopkins University, Suite 7400, 1830 E Monument St, Baltimore, MD 21205. gdiette@mail.jhmi.edu dans Arch Intern Med 2003 Jan 27 ;163(2):231-6
– INTRODUCTION.
* Le déficit thérapeutique de l’asthme est peu documenté.
* Les guides nationaux de recommandation spécifient que le médecin doit établir le degré de sévérité de l’asthme en fonction de la symptomatologie pré-thérapeutique et sachant que la pathologie est différente chez chaque patient.
* Cette étude évaluait dans quelle mesure les critères du médecin estimait la sévérité des patients asthmatiques.
– MÉTHODES.
* Les données utilisées ont été collectées à partir d’une cohorte d’adultes asthmatiques.
* Les patients éligibles étaient des adultes enrôlés dans un suivi de contrôle après un rendez-vous afin d’évaluer le degré de gravité de l’asthme.
* Les médecins étaient éligibles s’ils traitaient surtout des asthmatiques.
* Les renseignements concernant les patients comportaient les données démographiques, les symptômes, les traitements de l’asthme et les connaissances de l’autogestion de l’asthme.
* Les médecins étaient interrogés afin d’évaluer la sévérité de l’asthme de leurs patients.
– RESULTATS.
* Il y avait 4005 patients asthmatiques ayant fait l’objet d’une évaluation de la sévérité.
* Parmi eux, 70,1% étaient des femmes (âge moyen 44,8 ans ) et 83,5% étaient de race blanche.
* Chez la plupart de ces patients les symptômes d’asthme étaient modérés (39,4%) et sévères (50,1%).
* La majorité des estimations de la sévérité par les médecins était légère (44,6%) et modérée (44,5%).
* Parmi les patients rapportant des symptômes modérés, l’usage quotidien de corticostéroïdes inhalés représentait 35,2% lorsque le médecin le qualifiait de léger, 53% si l’asthme était qualifié de modéré et 68% en cas d’asthme classé sévère.
* Les résultats du DEP pratiqué par le patient lui-même, les tests allergologiques et les connaissances de l’autogestion de l’asthme correspondaient aux estimations de la sévérité par le médecin.
– CONCLUSIONS.
* Les estimations de la sévérité de l’asthme par les médecins apparaissent déterminantes dans l’équilibre de l’asthme.
* Pour les patients présentant les symptômes d’un contrôle insuffisant, peu de praticiens estiment que la sévérité était associée à la qualité des soins ce qui n’est pas cohérent avec les recommandations des guides nationaux.
* Afin d’améliorer la qualité des soins de l’asthme, les médecins ont besoin de mettre à jour le traitement fondé sur les symptômes courants de leurs patients et d’adapter les soins en conséquence.
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