Effets des animaux de compagnie sur le développement de l’asthme jusqu’à l’âge de 8 ans : l’étude PIAMA. : M. Kerkhof 1 , A. H. Wijga 2 , B. Brunekreef 3,4 , H. A. Smit 2 , J. C. de Jongste 5 , R. C. Aalberse 6 , M. O. Hoekstra 7 , J. Gerritsen 8 , D. S. Postma 9
1 Department of Epidemiology, University Medical Center Groningen, University of Groningen, Groningen ; 2 Centre for Prevention and Health Services Research, National Institute for Public Health and the Environment, Bilthoven ; 3 Institute for Risk Assessment Sciences, Utrecht University, Utrecht ; 4 Julius Center for Health Sciences and Primary Care, University Medical Center Utrecht, Utrecht ; 5 Department of Pediatrics, Division of Respiratory Medicine, Erasmus University Rotterdam ; 6 Sanquin Research, Department of Immunopathology, Amsterdam ; 7 Centre for Pediatric Allergology, Wilhelmina Children’s Hospital, Utrecht ; 8 Department of Pediatric Pulmonology, University Medical Center Groningen, University of Groningen, Groningen ; 9 Department of Pulmonology, University Medical Center Groningen, University of Groningen, Groningen, the Netherlands
dans Allergy
Volume 64 Issue 8, Pages 1202 - 1208
– Contexte :
- Des biais dans le recueil des données peuvent entraîner des relations discordantes entre l’exposition aux animaux de compagnie et la sensibilisation et le développement de l’asthme
- Les auteurs ont étudié de façon prospective les effets des animaux de compagnie à domicile sur le développement de la sensibilisation, de l’asthme et des symptômes respiratoires depuis la naissance jusqu’à l’âge de 8 ans.
– Méthodes :
- L’analyse des événements a été réalisée à partir des données enregistrées annuellement de 2951 enfants, participant à l’étude de cohorte de naissance PIAMA.
– Résultats :
- Les enfants ayant un chat ou un chien à la maison à l’âge de 3 ans avaient une fréquence de sensibilisation aux allergènes inhalés significativement plus basse à 8 ans, mais pas pour ce qui concerne l’asthme
- La présence d’un chat diminuait le risque de sensibilisation aux acariens de la poussière à 8 ans (OR=0.68, IC à 95% :0.49-0.95), la présence d’un chien pour la sensibilisation aux pollens (OR=0.49 ; IC :0.29-0.83)
- Un chat ou un chien à la maison n’affectait pas de façon significative l’incidence de l’asthme au cours des années suivantes
- A partir de l’âge de 2 ans, l’incidence des sifflements (OR=1.52, IC :1.12-2.05) et de la toux sèche nocturne (OR=1.28, IC :1.05-1.57) était plus élevée chez les enfants ayant un chien, alors que l’éviction du chien augmentait le risque de développer des symptômes d’asthme
- La comparaison des analyses de données prospectives et rétrospectives sur le diagnostic d’asthme montrait d’importants biais de recueil.
– Conclusions :
- Cette étude prospective montre un effet protecteur de la présence précoce d’animaux à domicile sur la sensibilisation aux allergènes inhalés, mais pas de prévention du développement de l’asthme
- De plus, les enfants ayant des animaux avaient plus souvent des symptômes d’asthme paroxystique ou intermittent
- Le recueil des données d’asthme à partir du souvenir parental peut donner de faux résultats sur ces associations symptomatiques.
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