L’immunothérapie par peptide d’allergène de chat réduit la réponse des cellules T CD4+ à l’encontre de l’allergène du chat mais n’altère pas la suppression due aux cellules T CD4+ CD25+ : une étude contrôlée en double-aveugle contre placebo. : T. R. F. Smith, C. Alexander, A. B. Kay, M. Larché, D. S. Robinson
Department of Allergy and Clinical Immunology, National Heart and Lung Institute and Leukocyte Biology Section, Biomedical Sciences Division, Faculty of Medicine, Imperial College London, UK
dans Allergy 59 (10), 1097-1101
– CONTEXTE
- Nous avons décrit précédemment à la fois les modifications de l’immunothérapie allergénique en utilisant des fragments peptidiques et la réduction de la régulation lors de la stimulation allergénique des cellules T CD4+ CD25+ provenant de donneurs allergiques comparés à des donneurs de contrôle non allergiques.
- Il avait été suggéré que l’immunothérapie allergénique induit une régulation des cellules T activées : nous avions émis l’hypothèse que l’immunothérapie par allergène peptidique pouvait augmenter l’activité suppressive des cellules T CD4+ CD25+.
– OBJECTIF
- Examiner les réponses des cellules T CD4 stimulées par l’allergène du chat et leur suppression par les cellules T CD4+ CD25+ avant et après immunothérapie par peptide de l’allergène du chat dans une étude contrôlée en double-aveugle contre placebo.
– METHODES
- Le sang périphérique obtenu était stocké avant et après l’immunothérapie peptidique ou le traitement placebo.
- Les CD4+ et CD4+ CD25+ étaient alors isolées par un procédé immunomagnétique et mises en culture in vitro avec l’allergène.
– RESULTATS
- En comparant ces cellules avant puis après immunothérapie peptidique, nous avons noté une réduction significative à la fois de la prolifération et de la production de l’IL-13 par les cellules T CD4+ stimulées par l’allergène, alors qu’aucun changement n’était retrouvé après placebo.
- Les cellules T CD4+ CD25+ avaient une action suppressive à la fois sur la prolifération et la production d’IL-13 par les cellules T CD4+ CD25- avant et après traitement, mais la thérapie peptidique n’était associée à aucune modification de l’activité suppressive de ces cellules.
– CONCLUSION
- L’immunothérapie par peptide d’allergène altère la réponse des cellules T à l’encontre de l’allergène au travers de mécanismes autres que des modifications de la suppression due aux cellules T CD4+ CD25+.
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