Un nouvel allergène présent dans l’environnement professionnel des apiculteurs. : O. Rudeschko1, A. Machnik2, H. Dörfelt3, H.-H. Kaatz4, B. Schlott5, R. W. Kinne1
1Institute of Immunology ; 2Department of Pneumology ; 3Institute of Ecology ; 4Institute of Apidology, Friedrich Schiller University ; 5Institute for Molecular Biotechnology, Jena, Germany
dans Allergy 59 (3), 332-337
Les allergies aux pneumallergènes, causés par des allergènes de nombreux pollens, les acariens de la poussière de maison, les épithéliums d’animaux et les moisissures sont fortement en augmentation.
Dans 2.6% des cas, la source de l’allergène reste cependant non identifiée.
Cet article décrit un allergène encore non connu qui a entraîné une allergie respiratoire chez un patient apiculteur travaillant avec des oeufs.
– Méthode et résultats :
- L’allergène a été caractérisé par immunoblotting, test d’inhibition de l’ELISA et immunoélectrophorèse avec le sérum du patient.
- Il est présent à la fois chez l’abeille et dans sa larve, avec un poids moléculaire de 13 kDa et un point isoélectrique de 5.85.
- Il est thermolabile et ne croise pas sur le plan antigénique avec les allergènes de bouleau, d’armoise, les allergènes fongiques ou le venin d’abeille.
- La séquence d’acides aminés N terminale de l’allergène de la larve a été déterminé : QIEELKTRLHT.
- Un allergène similaire de 13 kDa a également été trouvé dans l’acarien Varroa qui se rencontre dans cultures d’abeille.
– Conclusion :
- Les abeilles (également au stade de larves) et les acariens Varroa contiennent une protéine de 13 kDa qui peut entraîner une réaction allergique.
- Actuellement, il n’y a pas de preuves si le cas décrit est un phénomène unique ou s’il s’agit d’un allergène commun pouvant entraîner des manifestations allergiques chez d’autres travailleurs exposés.
- Cependant, une allergie à l’abeille ou à l’acarien Varroa doit être envisagée, chez les apiculteurs, après élimination des autres causes d’allergies connues par voie inhalée.
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