5 novembre 2010 ·  · 221 lectures

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Quand on étudie l’évolution de l’allergie de contact dans un population, on s’aperçoit que le profil de réactivité évolue en fonction des expositions.

Ainsi, le thiomersal a vu sa fréquence de positivité passer de 1,7 % à 18 % de la population en 20 ans.

Ce conservateur a été souvent utilisé dans les vaccins. Faut il y voir le développement d’une sensibilisation du fait d’un contact plus fréquent ?

De la même manière, il ne se passe pas de jour sans qu’il ne faille expliquer à un de nos patients que l’allergie survient contre des produits avec lesquels nous sommes exposés au quotidien.

« Mais Docteur, ça ne peut pas être mon chat le responsable de mon allergie, je l’ai depuis 10 ans !! » me dit mon patient.

Et moi de lui répondre : « Alors vous n’allez jamais me croire si je vous dis que vous êtes allergique aux acariens, car eux, vous les côtoyez depuis que vous êtes né et ils sont donc dans votre lit depuis bien plus longtemps que votre chat !! »

En fait, l’allergie est un des signes d’intolérance à notre environnement. Plus nous sommes exposés à une substance réactogène, plus nous sommes susceptibles d’y être allergiques.

C’est en cela que l’allergologue a une place fondamentale dans notre société. Si nous perturbons trop notre environnement, c’est sous la forme d’une allergie qu’il se rebellera en premier.

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