Le génotype de l’interféron-gamma (IFNG) et le sexe interagissent pour influencer le risque d’asthme infantile. : Dagan A. Loisel, Zheng Tan, Christopher J. Tisler, Michael D. Evans, Ronald E. Gangnon, Daniel J. Jackson, James E. Gern, Robert F. Lemanske, Carole Ober
dans
The Journal of Allergy and Clinical Immunology - September 2011 (Vol. 128, Issue 3, Pages 524-531, DOI : 10.1016/j.jaci.2011.06.016)
– Contexte :
- L’asthme est une maladie complexe caractérisée par des différences spécifiques de sexe concernant l’incidence, la prévalence et la sévérité, mais on sait peu de choses sur les bases moléculaires de ces différences liées au sexe.
– Objectif :
- Pour analyser l’architecture génétique des différences liées au sexe dans le risque d’asthme, les auteurs ont évalué :
- les associations entre les polymorphismes du gène de l’INFG et l’asthme infantile dans des échantillons combinés et spécifiques du sexe
- les interactions entre les polymorphismes et le sexe concernant le risque d’asthme.
– Méthodes :
- Les effets principaux, ainsi que les interactions liées au sexe, de la diversité génétique de l’INFG sur le risque d’asthme et les taux d’INFG, ont été mesurés dans une cohorte de naissance d’enfants à haut risque d’asthme et de maladies allergiques
- La reproduction de l’association génétique était étudiée dans un échantillon indépendant de cas d’asthmes.
– Résultats :
- Des interactions génotypiques significatives liées au sexe dans l’asthme ont été observées pour deux polymorphismes nucléotidiques de l’INFG, rs2069727 et rs2430561, avec une liaison fortement déséquilibrée l’un avec l’autre
- Par opposition, aucun des dix polymorphismes nucléotidiques simples de l’INFG ne montrait d’effet significatif sur l’asthme
- L’interaction génotypique liée au sexe dans l’asthme était caractérisée par une non-additionalité ; c’est-à-dire que les garçons hétérozygotes avaient le plus fort risque d’asthme et les filles hétérozygotes le plus faible
- L’interaction était forte avec d’autres facteurs de risque d’asthme, mais restait limitée aux enfants ayant des sifflements d’origine virale pendant les trois premières années de leur vie
- Les interactions génotypiques liées au sexe étaient aussi observées pour la réponse de l’INFG après stimulation cellulaire par le LPS dans la première année de la vie
- Enfin, l’effet interactif lié au sexe était retrouvé dans une population indépendante de cas d’asthme infantile.
– Conclusions :
- Ces résultats rendent compte d’une base génétique dans les différences liées au sexe dans l’asthme, et soulignent l’importance potentielle des interactions entre le sexe, le génotype et les facteurs d’environnement dans la pathogénie de l’asthme.
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