Un effet matrice des fruits riches en pectine perturbe la digestion des allergènes par la pepsine in vitro et in vivo. : N. Polovic, M. Blanusa, M. Gavrovic-Jankulovic, M. Atanaskovic-Markovic, L. Burazer, R. Jankov, T. Cirkovic Velickovic (2007)
*Department of Biochemistry, Faculty of Chemistry, University of Belgrade, Belgrade, Serbia, University Children’s Hospital, Belgrade, Serbia and Institute of Immunobiology and Virology, Torlak, Belgrade, Serbia
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 37 Issue 5 Page 764Issue 5 - 771 - May 2007
– Contexte :
- On pense généralement qu’un allergène alimentaire soumis à une digestion gastrique devrait être stable.
- Les divers polysaccharides acides des plantes, y compris la pectine, sont omniprésents dans des matrices de fruit et peuvent former des hydrogels dans des conditions de pH faible.
– Objectif :
- Le but de cette étude était d’étudier l’effet de l’hydrogel formant les matrices de fruits riches en polysaccharides sur la digestion pepsique gastrique des allergènes de fruit in vitro et in vivo.
– Méthodes :
- Des protéines d’extrait de fruit (kiwi, banane, pomme et cerise) et un allergène majeur purifié du kiwi, Act c 2, ont été digérés par un fluide gastrique simulé selon la pharmacopée des USA.
- Des expériences in vivo sur la digestion de kiwi ont été réalisées chez quatre volontaires en bonne santé, non atopiques, en examinant le contenu gastrique 1 heure après l’ingestion du kiwi.
- Les protéines de kiwi et l’Act c 2 ont été détectées par immunoblot avec des anticorps monoclonaux anti-Act c 2 et des polyclonaux (anticorps antisera de lapin).
– Résultats :
- Les extraits bruts de fruit étaient résistants à la digestion par la pepsine par comparaison avec les extraits généralement préparés.
- Dans la teneur gastrique de tous les volontaires, après l’ingestion de kiwi et immunoblotting, des molécules intactes d’Act c 2 ont été détectées avec des anticorps monoclonaux anti-Act c 2, tandis que des protéines de kiwi de poids moléculaires plus élevé étaient détectées par l’utilisation d’antisérum polyclonal de lapin.
- L’addition de pectine de pomme (1.5% et 3%) à l’allergène purifié de kiwi (Act c 2) le rendait capable de résister à la digestion de pepsine in vitro.
– Conclusion :
- L’effet matrice de fruits riches en pectine peut influencer la digestibilité de protéines alimentaires et, de ce fait, modifier le processus de sensibilisation allergique chez les individus atopiques.
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