Effets de la pollution hivernale sur les exacerbations asthmatiques d’enfants vivant en milieu urbain : Nathan Rabinovitch, MD a *
Lening Zhang, PhD b
James R. Murphy, PhD b
Sverre Vedal, MD c
Steven J. Dutton, MSc c
Erwin W. Gelfand, MD a
# aFrom the Division of Allergy/Immunology, Department of Pediatrics
# bDivision of Biostatistics
# cDivision of Environmental and Occupational Medicine, Department of Medicine, National Jewish Medical and Research Center
dans JACI November 2004 • Volume 114 • Number 5
– Contexte :
- Les enfants asthmatiques vivants en milieu urbain sont plus à risque de présenter une exacerbation asthmatique sévère nécessitant l’hospitalisation ou engageant le pronostic vital.
- Comme de multiples études ont rapporté une association entre la pollution aérienne et la détérioration d’une maladie asthmatique, des niveaux élevés de pollution aérienne sont supposés augmenter la morbidité asthmatique en milieu urbain.
- Quelques études ont suivi prospectivement des échantillons d’enfants asthmatiques vivant en milieu urbain afin de déterminer si les niveaux de pollution aérienne sont associés à des évènements cliniques significatifs comme les exacerbations asthmatiques.
– Objectifs :
- Déterminer une association entre les niveaux de pollution aérienne et les exacerbations asthmatiques chez des enfants pauvres vivant en milieu urbain ayant un asthme modéré à sévère.
– Méthodes :
- Un échantillon d’enfants ayant une maladie allant de l’asthme difficile à l’asthme contrôlé était suivi sur une période de 3 hivers consécutifs à Denver, Colorado.
- Il s’agissait essentiellement d’enfants afro-américains avec un asthme modéré à sévère.
- Les niveaux de pollution de l’air étaient mesurés chaque jour selon les critères de l’agence de protection de l’environnement en parallèle de la surveillance de la fonction pulmonaire, de l’utilisation de bronchodilatateurs, des symptômes, et des exacerbations asthmatiques.
– Résultats :
- Après ajustement des facteurs variant dans le temps tels la météorologie et les infections respiratoires hautes, une association faible était trouvée entre le niveau de monoxyde de carbone dans l’air ambiant et l’utilisation de bronchodilatateurs.
- Les niveaux d’ozone n’étaient associés qu’aux symptômes diurnes.
- Aucune association n’était observée durant les 3 années d’observation entre les concentrations journalières en polluants de l’air ambiant et le niveau de VEMS, le DEP, le score de symptômes nocturnes, et les exacerbations asthmatiques.
– Conclusions :
- Les niveaux élevés de pollution de l’air (mesurés selon les critères de l’agence de protection de l’environnement) à Denver n’augmentent pas significativement les détériorations cliniques de maladies asthmatiques chez des enfants avec un asthme modéré à sévère durant les mois d’hiver quand les enfants sont souvent à l’intérieur.
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