Différents profils d’association entre des sous-groupes d’allergies spécifiques et un régime riche en poisson. : K. Andreasyan1, A.-L. Ponsonby1,2, T. Dwyer2, A. Kemp3, K. Dear1, J. Cochrane2, A. Carmichael4
1National Centre for Epidemiology and Population Health, The Australian National University, Canberra ; 2Menzies Research Institute, University of Tasmania, Hobart ; 3Department of Allergy Immunology and Infectious Diseases, The Children’s Hospital Westmead, Westmead ; 4Department of Paediatrics and Child Health, University of Tasmania, Hobart, Australia
dans Allergy 60 (5), 671-677.
– Contexte
- Nous avons examiné le rôle de la consommation de poisson sur le développement des maladies allergiques en portant une attention particulière à la possibilité d’effets différents en fonction des sous-groupes de sensibilisation spécifique à des allergènes.
– Méthodes
- Les données étudiées ici ont été recueillies à partir de l’étude de 1997 Santé Respiratoire et Allergie chez l’Enfant (n=499), en se basant sur la déclaration des parents concernant la consommation de poisson des enfants âgés de 8 ans.
- Ont été particulièrement étudiés les sous-groupes d’atopie :
- sensibilisation pure aux acariens de poussière de maison (prick-test positif ≥ 2 mm pour seulement Der p ou D f),
- sensibilisation pure à l’ivraie (prick-test positif ≥ 2 mm pour seulement l’ivraie) ;
- asthme et rhinite pollinique par sensibilisation spécifique.
– Résultats
- Une association significative a été trouvée entre la consommation de poisson et la sensibilisation pure à l’ivraie [odds ratio ajusté (ORA) 0.37 (0.15-0.90)] mais pas avec la sensibilisation pure vis-à-vis des acariens [ORA 0.87 (0.36-2.13)].
- La consommation de poisson diminuait de façon significative le risque de sensibilisation pure à l’ivraie comparativement à la sensibilisation pure aux acariens [OAR 0.20 (0.05-0.79)].
– Conclusion
- Nous avons démontré un effet différent de la consommation de poisson sur la survenue de sensibilisation en fonction des différents aéroallergènes.
- Ceci peut être du à une exposition différente dans le temps aux allergènes pendant la petite enfance.
- Les études ultérieures sur les causes des maladies atopiques devraient prendre en compte ces sous-groupes spécifiques d’allergènes.
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