L’impact de la fumée de cigarette sur l’asthme : une étude basée sur une cohorte de population internationale. : Isa Cerveria, Lucia Cazzolettib, Angelo G. Corsicoa, Alessandro Marconb, Rosanna Ninianoa, Amelia Grossoa, Vanessa Ronzonia, Simone Accordinib, Christer Jansonc, Isabelle Pind, e, Valerie Sirouxd, f, Roberto de Marcob
aDivision of Respiratory Diseases, IRCCS San Matteo Hospital Foundation, University of Pavia, Pavia,
bUnit of Epidemiology and Medical Statistics, Department of Public Health and Community Medicine, University of Verona, Verona, Italy ;
cDepartment of Medical Sciences, Respiratory Medicine and Allergology, University of Uppsala, Uppsala, Sweden ;
dUnit 823, National Institute of Health and Medical Research (INSERM),
eGrenoble Teaching Hospital, and
fUniversité Joseph Fourier-Grenoble 1, Grenoble, France
dans Int Arch Allergy Immunol 2012 ;158:175-183 (DOI : 10.1159/000330900)
– Contexte :
- Les taux de prévalence du tabagisme chez les patients asthmatiques ont souvent été rapportés comme étant semblables à ceux de la population générale ; cependant les données disponibles ne sont pas récentes
- Il existe des données limitées et quelque peu conflictuelles sur les effets à long terme du tabagisme sur la santé dans des cohortes de populations de sujets asthmatiques
- Le but de cette étude était d’investiguer les changements des habitudes tabagiques et leurs effets sur le VEMS chez des sujets asthmatiques comparativement au reste de la population, en s’appuyant particulièrement sur l’effet chez le fumeur sain.
– Méthodes :
- Les auteurs ont évalué 9092 sujets non asthmatiques et 1045 sujets asthmatiques à l’état basal qui ont participé aux 2 études ECHRS I (sujets âgés de 20 à 44 ans entre 1991 et 1993) et II (1999-2002).
– Résultats :
- Pendant le suivi, le tabagisme était significativement moins fréquent parmi les sujets asthmatiques que dans le reste de la population (26 vs 31%, p<0.001)
- Les sujets asthmatiques qui étaient des ex-fumeurs au début du suivi dans les années 1990 avaient le score moyen d’asthme le plus élevé (nombre de symptômes d’asthme rapportés, de 0à 5), en rapport probablement avec l’effet fumeur sain (2.80 vs 2.44 chez ceux n’ayant jamais fumé, 2.19 chez ceux ayant arrêté et 2.24 chez les fumeurs ; p<0.001)
- L’influence du tabagisme sur le déclin du VEMS ne dépendait pas du statut asthmatique
- Les fumeurs avaient la proportion la plus élevée de sujets avec une toux ou une expectoration chronique.
– Conclusions :
- Un sujet asthmatique sur quatre continue à fumer et rapporte significativement plus de toux chronique et d’expectoration que les sujets non-fumeurs ou ex-fumeurs
- Ceci prouve l’importance de l’arrêt du tabagisme chez tous les patients asthmatiques, même chez ceux avec l’asthme le moins sévère.
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