Effets des facteurs de confusion sur la réponse aux pollens durant la saison pollinique naturelle comparée à un test de provocation en chambre à pollens. : Robert L. Jacobs, Nathan Harper, Weijing He, Charles P. Andrews, Cynthia G. Rather, Daniel A. Ramirez, Sunil K. Ahuja
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - May 2014 (Vol. 133, Issue 5, Pages 1340-1346.e7, DOI : 10.1016/j.jaci.2013.09.051)
– - Contexte :
- La sévérité de la symptomatologie de la rhinoconjonctivite allergique ( RA) apparaissant après l’exposition aux pollens, en l’absence ou en présence de facteurs de confusion, c’est-à-dire, dans une chambre de provocation à pollens et lors de la saison de pollinisation naturelle, respectivement, peut différer.
– - Objectif :
- Nous avons cherché à déterminer la corrélation de la sévérité de la RA avec la saison naturelle de pollinisation et avec l’exposition en chambre à pollens hors saison pollinique.
– - Méthodes :
- Vingt-quatre patients positifs au chêne de Virginie, 14 négatifs à ce même chêne, 16 positifs à la sabine (montain cedar, Juniperus ashei), 8 négatifs à cette sabine et 26 participants positifs à l’ambroisie ont enregistré les symptômes de leur rhinoconjonctivite allergique (score symptomatique totale [TSS]) au cours des saisons polliniques du chêne de Virginie, de la sabine et de l’ambroisie et lors de deux expositions consécutives de 3 heures en chambre à ces pollens séparément.
– - Résultats :
- Les TSS enregistrés avant la saison pollinique naturelle étaient plus élevés que les valeurs avant test de provocation en chambre à pollens.
– -* Ces pré-enregistrements étaient plus élevés chez les participants positifs au chêne de Virginie que chez ceux positifs à la sabine, et, durant la saison pollinique du chêne de Virginie les scores du TSS étaient moins importants.
– -* Les participants non atopiques ne réagissaient pas en chambre à pollens.
– -* Il y avait de grandes variations dans le niveau de la symptomatologie de la RA après exposition aux pollens de chêne de Virginie, de sabine ou d’ambroisie en chambre à pollens.
– -* Les pré-enregistrements formaient la base pour des réponses plus importantes de la RA en saison pollinique naturelle qu’en chambre à pollens, conduisant à l’identification de différents endophénotypes chambre à pollens/saison naturelle et à une corrélation partielle entre les TSS enregistrés en saison naturelle par rapport à ceux enregistrés dans la chambre à pollens (r = 0,34 , 0,54 et 0,65 pour les patients positifs pour chêne de virginie, sabine et ambroisie, respectivement).
– - Conclusions :
- Les enregistrements des scores TSS avant la saison de pollinisation naturelle peut masquer la véritable corrélation entre la sévérité de la rhinoconjonctivite allergique lors de la saison naturelle comparativement à la chambre à pollens.
– -* En atténuant les facteurs de confusion, l’exposition en chambre à pollens présente un intérêt pour l’évaluation de nouveaux traitements de la rhinoconjonctivite allergique.
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