Tests bronchiques chez les athlètes demandant l’utilisation de β²-agoniste aux Jeux Olympiques d’été de 2004 : Sandra D. Anderson, PhD, DSca, Malcolm Sue-Chu, MB ChB, PhDb, Clare P. Perry, BSc, Dip Eda, Christina Gratziou, MD, PhDc, Pascale Kippelen, PhDa, Don C. McKenzie, MD, PhDd, Ken C. Beck, PhDe, Ken D. Fitch, MBBS, MDf
a From the Department of Respiratory Medicine, Royal Prince Alfred Hospital, Camperdown
b Department of Lung Medicine, St Olavs Hospital, Trondheim University Hospital, Trondheim
c Pulmonary and Critical Care Department, Asthma and Allergy Center, Medical School, University of Athens
d Division of Sports Medicine, The University of British Columbia, Vancouver
e Guidant Corp, St Paul
f School of Human Movement and Exercise Science, University of Western Australia, Nedlands
dans JACI Volume 117, Issue 4, Pages 767-773 (April 2006)
– Contexte :
- La Commission Médicale du Comité International Olympique a exigé une justification médicale pour l’utilisation par les athlètes d’un β²-agoniste inhalé avant une épreuve des Jeux d’été d’Athènes en 2004.
– Objectifs :
- Nous avons cherché à établir le pourcentage d’athlètes ayant demandé l’utilisation d’un β²-agoniste inhalé sur la base des résultats de tests objectifs ayant permis d’établir un diagnostic d’asthme ou de bronchoconstriction induite par l’exercice.
- Nous avons également voulu comparer ce pourcentage à celui des athlètes ayant simplement signalé leur intention d’utiliser un β²-agoniste lors des précédents Jeux d’été à Sydney en 2000.
– Méthodes :
- Une analyse a été faite des tests objectivant une modification du VEMS après prise d’un bronchodilatateur ou après un test de provocation à l’exercice, à l’hyperventilation eucapnique volontaire, au sérum hypertonique ou à la métacholine.
– Résultats :
- 10653 athlètes étaient en compétition à Athènes ; 4,2% ont obtenu l’autorisation d’utiliser un β²-agoniste et on l’a refusée à 0,4%.
- Ce taux d’approbation était de 26% plus faible que celui des notifications à Sydney en 2000 (5,7%).
- Il y a eu une réduction significative des demandes et des approbations, comparativement à Sydney 2000, chez les athlètes des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande, d’Australie et du Canada en triathlon et en natation.
– Conclusions :
- L’obligation d’apporter un test objectif a entraîné une diminution de la demande des athlètes pour l’utilisation d’un β²-agoniste.
- Cette preuve objective a permis d’obtenir des informations importantes pour le médecin permettant d’améliorer la santé de l’athlète : en effet, plusieurs athlètes semblaient sous-traités au moment des tests.
– Implications cliniques :
- Nous avons montré que la documentation d’une obstruction bronchique chez les athlètes, particulièrement en réponse à l’exercice, aide le diagnostic et la prise en charge de l’asthme en fournissant la preuve d’une hyperréactivité bronchique qui répondra au traitement par corticoïdes inhalés et qui est généralement associée à une réduction des symptômes respiratoires lors de l’exercice.
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