Hyperréactivité bronchique à la métacholine et à l’adénosine 5’-monophosphate et présence et intensité d’une atopie, chez des jeunes enfants asthmatiques. : Suh, D. I., Lee, J. K., Kim, C. K. and Koh, Y. Y. (2011),
Bronchial hyperresponsiveness to methacholine and adenosine 5′-monophosphate, and the presence and degree of atopy in young children with asthma.
dans Clinical & Experimental Allergy, 41 : 338–345. doi : 10.1111/j.1365-2222.2010.03664.x
– Contexte :
- L’hyperréactivité bronchique (HRB) est un marqueur caractéristique de l’asthme et elle est utilisée couramment dans les tests de provocation bronchique qui utilisent des stimuli directs ou indirects
- La relation entre l’atopie et l’HRB reste à clarifier, particulièrement dans une population sélectionnée d’asthmatiques
- De plus, les données sur les jeunes enfants sont limitées, bien que l’asthme survienne souvent dans la prime enfance.
– Objectif :
- Le but de cette étude était d’étudier la réponse à la métacholine (stimulus direct) et à l’adénosine 5’-monophosphate (AMP) (stimulus indirect) en fonction de la présence ou du degré éventuels d’une atopie chez des jeunes enfants asthmatiques.
– Méthodes :
- Une analyse rétrospective des données de 122 enfants d’âge pré-scolaire (âge moyen 5.3 ans, 4.0-6.8) se présentant avec le diagnostic d’asthme a été effectuée
- Ces enfants étaient caractérisés par des prick-tests cutanés (PTC) et des provocations bronchiques à la métacholine et à l’AMP, en utilisant une méthode auscultatoire modifiée
- La concentration maximale, se traduisant par des sifflements audibles et/ou une désaturation en oxygène, était déterminée pour chaque provocation
- L’atopie était définie par au moins une réaction positive aux PTC, et son degré était défini par les niveaux d’IgE totales, le nombre de PTC positifs, et les scores d’atopie (somme de la taille des oedèmes).
– Résultats :
- Les sujets atopiques (n=97) avaient une concentration maximale d’AMP significativement plus basse que les sujets non atopiques (n=25), alors que la concentration maximale de métacholine n’était pas différente dans les 2 groupes
- Parmi les sujets atopiques, il n’y avait pas de corrélation entre la concentration maximale de métacholine et aucun des paramètres d’atopie
- Par opposition, une association significative a été trouvée entre la concentration maximale d’AMP et le degré d’atopie reflété par les IgE totales et les scores d’atopie (test (א2) respectivement p=0.001 et 0.003).
– Conclusion et relevance clinique :
- Les jeunes enfants ayant un asthme atopique avaient une réponse à l’AMP significativement plus grande que ceux avec un asthme non atopique, alors que la réponse à la métacholine n’était pas significativement différente entre les deux groupes
- Le degré d’atopie semblait être un facteur important dans la réponse à l’AMP, mais pas à la métacholine, et pourrait donc être un marqueur de l’inflammation des voies aériennes dans l’asthme.
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