L’exposition à l’ozone est un facteur aggravant de l’asthme de l’enfant. : S. I. V. Sousa, M. C. M. Alvim-Ferraz, F. G. Martins, M. C. Pereira
LEPAE, Departamento de Engenharia Química, Faculdade de Engenharia, Universidade do Porto, R. Dr. Roberto Frias, Porto, Portugal
dans Allergy
Volume 64 Issue 7, Pages 1046 - 1055
Plusieurs études ont mis en évidence l’effet délétère de nombreux polluants aéroportés sur différents organes dans l’espèce humaine.
– Objectif :
- Le but de cette étude a été d’évaluer le rôle spécifique de l’ozone (O3) en tant que facteur aggravant de l’asthme de l’enfant.
- Cet objectif a été réalisé en comparant deux cohortes d’enfants vivant d’une part en milieu fortement pollué par l’ozone et d’autre part dans des régions pauvres en ce polluant atmosphérique.
- Il a été pris en considération le taux des autres polluants aéroportés pouvant interférer avec l’analyse des données.
– Méthodes :
- Des mesures de la pollution atmosphérique ont été effectuées sur les sites concernés.
- Un questionnaire a permis de recueillir les données concernant la fréquence de l’asthme de l’enfance.
- Ce sont 478 enfants âgés de 6 à 13 ans qui ont ainsi été étudiés.
- Ils étaient répartis dans 4 écoles situées au sein des communes où la pollution a été mesurée.
- Les villes à fort taux d’ozone dans l’air ont été choisies notamment en raison de leur faible pollution par le dioxyde d’azote et les polluants organiques habituels.
– Résultats :
- La prévalence des épisodes de respiration sifflante depuis la naissance était de 15,9 %, et celle des épisodes de respiration sifflante au cours de l’année précédente de 6,3 %.
- On a identifié comme étant asthmatiques les enfants chez qui étaient notés à la fois des épisodes de dyspnée et une sibilance, sans infection respiratoire simultanée.
- Avec ces critères, la prévalence de l’asthme était de 7,1 % dans les zones à forte concentration d’ozone.
- Il n’a pas été possible de comparer nos résultats avec ceux d’autres études antérieures, celles-ci ne précisant pas assez clairement les méthodes utilisées pour le recueil des données.
– Conclusion :
- La prévalence de signes cliniques d’asthme était majorée d’environ 4 % chez les enfants vivant dans des zones à forte pollution par l’ozone comparée à celle calculée dans des régions faiblement polluées par l’ozone.
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