Étude sur la prise en charge de l’asthme : un essai contrôlé, randomisé d’une intervention psycho-éducationnelle à domicile d’adultes asthmatiques à risque de résultat défavorable. : J R Smith1, S Mildenhall2, M J Noble3, L Shepstone1, M Koutantji4, M Mugford1 and B D W Harrison1,2
1 School of Medicine, Health Policy and Practice, University of East Anglia, Norwich NR4 7TJ, UK
2 Department of Respiratory Medicine, Norfolk & Norwich University Hospital NHS Trust, Norwich NR4 7UY, UK
3 Acle Medical Centre, Acle, Norfolk NR13 3RA, UK
4 Department of Surgical Oncology and Technology, Imperial College, St Mary’s Hospital, London W2 1NY, UK
dans Thorax 2005 ;60:1003-1011
- Généralités :
- La morbidité et la mortalité de l’asthme sévère pourraient être réduites par une intervention visant à diminuer les facteurs psychosociaux contribuant à favoriser les mauvais résultats.
– Objectifs :
- Une étude a été entreprise afin d’évaluer l’efficacité d’une intervention psycho-éducationnelle à domicile, sur une durée de 6 mois, délivrée par une infirmière spécialisée dans les problèmes respiratoires, chez des asthmatiques adultes à risque de résultats défavorables.
– Méthodes :
- Un essai pratique, randomisé, contrôlé a été effectué chez 92 adultes ayant été déjà enregistrés à l’hôpital ou dans une structure de soins primaires.
- Tous avaient été antérieurement hospitalisés et/ou recevaient un traitement stade 4-5 de la « British Thoracic Society », et, soit, n’étaient pas venus à un rendez-vous de consultation, ou, soit, n’adhéraient que très mal au programme convenu de gestion de l’asthme.
- Les patients étaient visités à domicile pour évaluation et mise en place de l’intervention appropriée.
- Les principaux résultats mesurés étaient le contrôle des symptômes, la qualité de vie spécifique de l’asthme et l’état de santé général.
– Résultats :
- Lors du contrôle à 6 mois, il n’existait pas de différences significatives entre les patients suivant les soins usuels et le groupe « intervention » dans la moyenne du contrôle des symptômes, de l’état physique, ou des scores de santé mentale [différence pour IC=95% ; -0,35 (-1,83 à 1,13) ; 3,10 (-11,42 à 17,63) ; 0,42 (-10,22 à 11,07) respectivement].
- Peu d’effet sur la qualité de vie spécifique de l’asthme à 12 mois (c’est à dire différences ajustées à 12 mois 0,13(IC=95% 0,02 à 0,25)) et peu d’effet sur le statut de l’état de santé général, et n’étaient qu’apparents seulement sur les analyses ajustées globalement, ce qui reflétaient les améliorations dues à l’autogestion observées à la fin de la phase intense de l’intervention.
– Conclusions :
- Une intervention à domicile pratiquée par une infirmière recevant une supervision psychologique peut avoir des effets sur la qualité de vie mais est globalement limitée sur un bénéfice à long terme chez des adultes à risque de résultats défavorables de l’asthme.
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