Facteurs cliniques et entomologiques qui influencent le devenir des études de tests de provocation par piqûre d’hyménoptères : David B.K. Golden, MDa, Nancy L. Breisch, PhDb, Robert G. Hamilton, PhDa, Miles W. Guralnick, MSc, Albert Greene, PhDd, Timothy J. Craig, DOe, Anne Kagey-Sobotka, PhDa†
a From the Johns Hopkins Asthma and Allergy Center, Baltimore
b Department of Entomology, University of Maryland, College Park
c Vespa Laboratories, Inc, Spring Mills
d Service Delivery Support Division (WPY), US General Services Administration, Washington, DC
e Penn State Hershey Medical Center
dans JACI Volume 117, Issue 3, Pages 670-675 (March 2006)
– Introduction :
- La fréquence des réactions systémiques après test de provocation par piqûre d’hyménoptères (PH) est très variable dans la littérature.
– Objectif de l’étude :
- Évaluer les interactions entre les facteurs cliniques et entomologiques qui déterminent le devenir des tests de provocation par PH.
– Matériel et méthodes :
- Les patients allergiques aux piqûres de guêpe ont eu un test de provocation sous surveillance.
- La fréquence et la sévérité des réactions aux piqûres ont été analysées en relation avec l’espèce d’insecte utilisé et selon les caractéristiques des patients.
– Résultats :
- Une réaction systémique objective est observée chez 21 des 69 patients (30%) ayant un test de PH avec Vespula maculifrons et chez 8 patients sur 71 (11%) avec Vespula germanica (p=0.005).
- Les réactions systémiques sont plus fréquentes chez les patients ayant des antécédents d’allergies sévères (9/30, 30%) par rapport à ceux ayant eu des antécédents de réactions légères ou modérés (21/145, 14%, p=0.04).
- Chez seulement 1 patient sur 111 (0.9%) la réaction lors du test de PH est plus sévère que la réaction initiale.
- La fréquence des réactions est plus importante lorsque les tests cutanés aux venins sont positifs à moins de 1 µg/ml (17/75, 23%) par rapport à ceux qui ont une faible sensibilité (9/100, 9%, p=0.012).
- Les auteurs ont comparé le devenir après test de provocation avec la libération d’histamine induite par le venin par rapport à la période de collecte des insectes : juillet ou octobre, et il n’a été trouvé aucune différence.
– Conclusion :
- Les réactions allergiques lors des tests de provocation aux PH sont dépendantes de l’espèce Vespula utilisée, de la sévérité de la réaction initiale et du degré de sensibilité aux tests cutanés, mais pas du moment de l’année.
- Ces facteurs sont importants à connaître par le clinicien lorsqu’il évalue les chances de réactions à une prochaine piqûre de guêpe et pour les chercheurs qui montent des études ou qui travaillent sur les tests de provocation.
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