Il existe une relation de proportionnalité entre le taux de TGF-β dans le lait maternel et les sifflements dans l’enfance : Wendy H. Oddy, PhDa,b Marilyn Halonen, PhDc
F.D. Martinez, MDc I. Carla Lohman, MSc Debra A. Stern, MSc
Margaret Kurzius-Spencer, MPHc Stefano Guerra, MDc Anne L. Wright, PhDc
aDepartment of Nutrition, Dietetics, and Food Science, Curtin University of Technology, Perth, Australia
bCentre for Child Health Research, University of Western Australia, Perth, Australia
cArizona Respiratory Center, University of Arizona, Tuscon, Ariz, USA
dans JACI October 2003 • Volume 112 • Number 4
– Contexte :
* les cytokines sécrétées dans le lait maternel pourraient jouer un rôle important dans la santé du nouveau né et dans le développement des réponses immunitaires dans l’enfance.
* Les auteurs ont étudié la relation entre la concentration, la quantité de cytokines dans le lait maternel et les sifflements chez les enfants à l’age d’un an.
– Objectifs : l’objectif était de vérifier si les cytokines présentes dans le lait maternel étaient responsables de l’un des effets protecteurs de l’alimentation au sein vis à vis des sifflements dans la première année de vie.
– Méthodes :
* les données concernant l’alimentation au sein et les sifflements dans l’enfance furent recueillies de la naissance à l’age d’un an à partir d’un panel de 243 mamans participant à l’étude de suivi sur le statut immunitaire infantile à Tucson, Arizona.
* Les échantillons de lait maternel obtenus à un age moyen de 11 jours après le post-partum furent analysés par méthode ELISA pour la détermination de la concentration de TGF-β, IL-10, TNF-α ainsi que la forme soluble du CD14.
* La quantité de chaque cytokine fut étudiée en vue de la recherche d’une relation avec les sifflements à l’aide d’un modèle d’analyse par régression logistique bivariée.
– Résultats :
* l’augmentation de la durée de l’allaitement maternel était corrélée avec une prévalence réduite des sifflements (P=0.035).
* Il existait une grande variabilité des taux de chaque cytokine dans le lait, tout comme entre les mères pour la quantité de chaque cytokine produite.
* Il existait une relation inverse significative entre le taux de TGF-β1 transmis par le lait et le taux de sifflements (P=0.017), la relation était linéaire (P=0.006).
* Aucune des autres cytokines n’a montré une relation linéaire significative avec les sifflements.
* D’après les résultats d’une analyse multi variée le risque de sifflements était significativement réduit (odds ratio, 0.22 ; IC 95% 0.05-0.89, P=0.34) avec une quantité croissante de TGF-β1 (l’allaitement maternel prolongé est associé à taux moyen à élevé de TGF-β1 comparé avec une faible quantité de TGF-β pour un allaitement court).
– Conclusions : cette analyse montre que la dose de TGF-β1 transmise par le lait est en relation significative avec les sifflements du nourrisson, et pourrait constituer au moins un des effets protecteurs de l’allaitement au sein contre les sifflements.
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