Prévalence et relevance clinique de la rhinite allergique locale. : Rondón C, Campo P, Galindo L, Blanca-López N, Cassinello MS, Rodriguez-Bada JL, Torres MJ, Blanca M
Prevalence and clinical relevance of local allergic rhinitis.
dans Allergy 2012 ; 67 : 1282–1288.
– Contexte :
- Il existe à l’évidence une rhinite allergique locale (RAL) chez des patients non atopiques, bien que sa prévalence au sein de la population ayant une rhinite reste inconnue
- Le but de cette étude était donc d’évaluer la prévalence, les caractéristiques cliniques et la sévérité de la RAL dans une population espagnole atteinte de rhinite, comparativement à des patients ayant une rhinite allergique classique (RA) avec une atopie systémique ou une rhinite non allergique (RNA).
– Méthodes :
- Un groupe de 452 adultes ayant une rhinite ont été sélectionnés de façon randomisée à partir d’un total de 3860 patients consultant dans le service d’allergologie sur une période d’1 an
- Les patients ont été évalués par un questionnaire clinique, des prick-tests cutanés (PT), une spiromètrie, et un dosage des IgE totales et spécifiques (sIgE)
- Un test de provocation allergénique nasal a été réalisé avec des aéro-allergènes multiples (TPANM), incluant Dermatophagoides pteronyssinus, des pollens, alternaria et les épithelia de chien, chez les patients ayant des PT et des IgE sériques négatifs.
– Résultats :
- Un total de 428 patients ont complété l’étude ; 24 ont été exclus en raison d’une hyperréactivité nasale
- Une RAL a été diagnostiquée chez 25.7 % des patients, une RA chez 63.1 %, et une RNA chez 11.2 %
- Les patients ayant une RAL et une RA avaient un profil clinique semblable : une femme non tabagique avec une rhinite perannuelle persistante sévère, souvent associée à une conjonctivite et un asthme
- Plus de 36 % des patients ayant une RAL avaient une rhinite ayant débuté dans l’enfance
- Les TPANM ont détecté une polysensibilisation allergénique chez 37.3 % des patients ayant une RAL
- Dermatophagoides pteronyssinus était le principal aéroallergène dans les RAL et la RA (60 ù vs 54 %, p>0.05).
– Conclusions :
- La rhinite allergique locale est une entité prévalente chez les patients évalués pour une rhinite
- Des symptômes persistants et sévères associés à une conjonctivite et/ou un asthme et à une polysensibilisation étaient détectés dans la RAL et la RA.
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