Un nouvel allergène majeur protéique par fusion de gènes utilisable en immunothérapie spécifique. : Fatimah Kussebi, MD a *
Fariba Karamloo, PhD a
Claudio Rhyner, PhD a
Peter Schmid-Grendelmeier, MD a b
Maria Salagianni, PhD c
Christian Mannhart a
Lyudmilla Soldatova, PhD d
Zora Markovic-Housley, PhD e
Barbara R. von Beust, PhD b
Thomas Kündig, MD b
David M. Kemeny, PhD c
Kurt Blaser, PhD a
Reto Crameri, PhD a
Cezmi A. Akdis, MD a
# aFrom the Swiss Institute of Allergy and Asthma Research, Davos
# bAllergy Unit, Department of Dermatology, Zürich
# cDepartment of Immunology, School of Medicine, Rayne Institute, London
# dLaboratory of Immunobiochemistry, Division of Allergenic Products and Parasitology, Center for Biologics Evaluation and Research, US Food and Drug Administration, Bethesda
# eDivision of Structural Biology, Biozentrum University of Basel
dans JACI February 2005 • Volume 115 • Number 2
– Introduction :
- L’immunothérapie spécifique est un traitement classique des maladies allergiques et peut être également utilisé potentiellement pour d’autres maladies immunologiques.
- Malgré son utilisation en pratique quotidienne, des vaccins mieux caractérisés et d’une totale innocuité sont nécessaires.
- Des différences entre les épitopes des IgE qui reconnaissent la structure tridimensionnelle des allergènes et les cellules T qui reconnaissent les séquences linéaires des acides aminés fournissent un matériel utilisable pour la constitution d’un nouveau vaccin pour l’immunothérapie spécifique.
– Objectif de l’étude :
- Le but de ce travail a été de supprimer les épitopes des lymphocytes B et de prévenir la liaison aux IgE,
- mais de préserver les épitopes des lymphocytes T en fusionnant les 2 allergènes majeurs du venin d’abeille ce qui induit alors une modification de structure.
– Méthodologie :
- Par génie génétique, les auteurs ont produit une protéine fusionnée composée par les 2 allergènes majeurs du venin d’abeille :
- la phospholipase A2 (Api m 1)
- et la hyaluronidase (Api m 2).
– Résultats :
- La protéines de fusion Api m (A/2) induit une prolifération cellulaire T et des réponses en cytokines à la fois de type TH1 et TH2.
- Par contre, la réactivité IgE est abolie et il y a une diminution majeure de la dégranulation des basophiles et de la réaction cutanée de type I.
- Le pré-traitement de souris avec Api m(1/2) supprime significativement le développement d’une sensibilisation IgE aussi bien que la formation d’autres iso types d’anticorps après immunisation avec l’allergène natif.
– Conclusion :
- Cette nouvelle fusion protéique de 2 allergènes majeurs shunte la liaison IgE et la fixation aux récepteurs IgE de type I des mastocytes et des basophiles,
- et protège du développement d’IgE spécifique.
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