Recherche du rôle des particules aéroportées fines et ultrafines sur la fonction respiratoire en cas d’asthme ou de BPCO dans quatre villes européennes. : de Hartog JJ, Ayres JG, Karakatsani A, Analitis A, Ten Brink H, Hameri K, Harrison RM, Katsouyanni K, Kotronarou A, Kavouras I, Meddings C, Pekkanen J, Hoek G.
IRAS, Netherlands.
dans Occup Environ Med. 2009 Sep 6.
– Objectifs :
- L’exposition réelle d’un individu aux particules aéroportées, et peut-être plus encore aux particules ultrafines (NDT : de diamètre inférieur à 0,1 µm) qu’aux particules qualifiées de fines, PM2.5 et PM10 (NDT : de diamètre inférieur respectivement à 2,5 et 10 µm) n’est pas celle mesurée à l’emplacement des capteurs mesurant la pollution atmosphérique d’une ville.
- En effet, le domicile des individus à risque respiratoire ne se trouve pas à l’emplacement de ces capteurs.
- Il découle de cette mise en rapport erronée une possible sous-estimation des effets sur la santé de l’inhalation des petites particules.
- Notre analyse a cherché à évaluer le rôle sur la fonction respiratoire du taux réel de ces 3 types de particules, mesuré tant au domicile que juste à l’extérieur de l’habitat des patients.
– Méthodes :
- L’étude a été menée au sein de 4 grandes villes européennes : Helsinki, Athènes, Amsterdam et Birmingham.
- L’ensemble de notre étude a duré plus d’un an.
- Cent trente-cinq patients, victimes d’un asthme ou d’une BPCO, ont été étudiés.
- Leur fonction respiratoire a été évaluée 3 fois par jour pendant une semaine, par la mesure de la CVF, du VEMS et du DEP.
- En parallèle, le taux de pollution de l’air par les particules ultrafines et les deux sortes de particules fines décrites ci-dessus a été mesuré simultanément en 3 endroits : au centre habituel local de mesure de la pollution atmosphérique mais aussi à l’intérieur et à l’extérieur du domicile de chaque patient.
– Résultats :
- La moyenne des mesures de concentration quotidienne s’étend de 2100 à 66100 particules par cm3 d’air.
- Nous n’avons pas observé de rapport entre le nombre total de particules aéroportées (ou le nombre de chacun des 3 types de particules analysés) mesuré pendant 24 heures et les éventuelles variations des mesures de la CVF, du VEMS ou du DEP.
- Cette absence de lien est retrouvée dans tous les cas, peu importe l’endroit où les mesures du nombre de particules aéroportées ont été effectuées.
- Le résultat est identique si on analyse uniquement les données recueillies chez les sujets asthmatiques.
– Conclusions :
- Aucun lien n’a été retrouvé entre l’intensité de la pollution atmosphérique par des particules ultrafines ou fines comptées pendant 24 heures et les mesures de la fonction respiratoire dans un groupe de patients présentant une BPCO ou un asthme légers à modérés.
- Une évaluation encore plus précise, par le comptage du nombre de particules mesuré dans l’environnement immédiat du patient n’a pas non plus montré de lien avec la fonction respiratoire de ces sujets.
- L’absence d’association retrouvée pourrait être la conséquence du bénéfice des traitements médicamenteux des individus étudiés.
- Une autre hypothèse serait un effet retardé de l’inhalation des particules de très petite taille sur la fonction respiratoire, ce qui est impossible à démontrer.
- Enfin, rien n’interdit de penser que l’exposition à ces fines particules ne joue finalement aucun rôle sur la fonction respiratoire.
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