Urticaire chronique et auto-immunité : association retrouvée dans une grande étude de population. : Ronit Confino-Cohen, Gabriel Chodick, Varda Shalev, Moshe Leshno, Oded Kimhi, Arnon Goldberg
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - 16 February 2012 (10.1016/j.jaci.2012.01.043)
– Introduction :
- L’urticaire chronique (UC) est une affection commune qui dans de nombreux cas est considérée comme idiopathique.
- Des preuves récentes montrent que dans un certain nombre de cas l’UC a une origine auto-immune.
– Objectif de l’étude :
- Il a été de caractériser l’association entre UC, pathologie auto-immune, et présence de marqueurs sérologiques d’inflammation ou d’auto-immunité dans une grande population non sélectionnée.
– Matériel et Méthodes :
- Les données de 12778 patients ayant un diagnostic d’UC porté par un allergologue ou une dermatologue, et collectées sur 17 ans au sein d’une grande organisation de santé en Israël ont été analysées.
- Pour chaque patient, les auteurs ont recueilli des informations :
- sur le diagnostic principal bien défini de la maladie auto-immune
- et sur les marqueurs sérologiques liés auto-immuns et inflammatoires.
- Des données similaires ont été recueillies au sein d’un groupe contrôle de 10714 patients qui ont consulté des dermatologues, des allergologues ou des médecins généralistes et qui n’avaient pas d’UC.
– Résultats :
- Avoir une UC est associée à un risque accru d’hypothyroïdisme, d’hyperthyroïdisme et d’anticorps antithyroïdiens.
- Les femmes ayant une UC ont une augmentation significative de l’incidence de la polyarthrite rhumatoïde, du Sd de Sjögren, de maladie coeliaque, de diabète sucré de type I et de lupus systémique, avec un diagnostic porté principalement 10 ans après celui d’UC.
- Les marqueurs suivants : augmentation du volume plaquettaire, facteur rhumatoïde positif, anticorps antinucléaires positifs, ont tous une prévalence significativement plus importante chez les patients ayant une UC.
– Conclusion :
- Une forte association a été trouvée entre UC et affection auto-immune.
- Un facteur pathogénique commun est impliqué dans la forte prévalence des auto-anticorps, et l’existence d’un processus inflammatoire chronique est traduite par une augmentation du volume plaquettaire moyen.
- Ces données ont des implications pour le diagnostic, la prise en charge et le pronostic des patients ayant une UC.
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