La supplémentation en huile de poisson pendant la grossesse modifie, à la période néonatale, les réponses immunes spécifiques des allergènes et les caractéristiques cliniques chez les enfants à haut risque d’atopie : étude randomisée contrôlée. : Janet A. Dunstan, BAppSc, PGDipa Trevor A. Mori, BSc, PhD, CPChemb Anne Barden, BSc, PhDb
Lawrence J. Beilin, MD, FRCP, FRACPb Angie L. Taylor, BAppSc(Hons)a Patrick G. Holt, DSc, FRCPath, FAAc
Susan L. Prescott, MBBS, BMedSci, PhD, FRACPa *
aSchool of Paediatrics and Child Health, University of Western Australia, Perth, Australia
bSchool of Medicine and Pharmacology, University of Western Australia and Western Australian Institute for Medical Research, Perth, Australia
cDivision of Cell Biology, Telethon Institute for Child Health Research, Perth, Australia
JACI December 2003 • Volume 112 • Number 6
– Contexte. Il existe un intérêt croissant dans le rôle anti-inflammatoire potentiel des acides gras n-3 polyinsaturés (AGPI) dans la prévention des maladies allergiques.
– Objectif. Déterminer si un régime de supplémentation maternelle en AGPI pendant la grossesse pourrait modifier les réponses immunes chez les enfants.
– Méthode.
- Dans une étude randomisée contrôlée, 98 femmes enceintes atopiques ont reçu de l’huile de poisson (3.7 g n-3 AGPI par jour) ou un placebo à partir de la 20ème semaine de gestation jusqu’à la délivrance.
- Les taux d’AGPI néonataux et la réponse allergénique étaient mesurés à la naissance.
– Résultats.
- 83 femmes ont complété l’étude.
- L’apport d’huile de poisson (n=40) permettait d’obtenir des proportions significativement plus élevées d’AGPI dans les membranes érythrocytaires néonatales (moyenne 17.75% 1.85% des acides gras totaux) par rapport au groupe contrôle (n=43) : (13.69% 1.22%, p<0.001).
- Toutes les réponses néonatales en cytokines (IL5, IL13, IL10, IFN gamma) spécifiques des allergènes tendaient à être plus basses dans le groupe supplémenté (statistiquement significatif pour la réponse IL10 au chat).
- Bien que cette étude n’avait pas pour but d’étudier d’examiner les effets cliniques, les enfants dans le groupe supplémenté avaient 3 fois moins de prick-tests positifs à l’œuf à l’âge de 1 an (OR 0.34 ; IC 0.11 à 1.02 ; p=0.55).
- Bien qu’il n’y avait pas de différence dans la fréquence de la dermatite atopique à 1 an, les enfants du groupe supplémenté avaient une maladie significativement moins sévère (OR 0.09 ; IC 0.01 à 0.94 ; p=0.045).
– Conclusions.
- Ces résultats suggèrent une réduction potentielle de l’allergie infantile après supplémentation maternelle en AGPI.
- Des études ultérieures avec des cohortes plus importantes sont nécessaires pour renforcer la réalité de ces résultats et confirmer leur signification quant à des modifications à long terme des maladies allergiques chez les enfants.
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