30 août 2002 ·  · 3146 lectures

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Nous le savons tous, la pollution favorise la survenue ou l’aggravation des maladies respiratoires. Cette nouvelle étude, d’origine espagnole (Barcelone) montre le rôle de la pollution de l’air dans la mortalité de l’asthme. Son intérêt ? Le grand nombre de cas étudiés.

Conséquences du dioxyde d’azote et de l’ozone sur le risque de mortalité chez les patients présentant un asthme sévère. : J Sunyer, X Basagaña, J Belmonte and J M Antó dans Thorax 2002 ;57:687-693

 INTRODUCTION. Cette étude a été pratiquée pour estimer l’association entre la pollution de l’air, les pollens, les spores, et, la mortalité dans une cohorte de sujets asthmatiques recrutés lors de leur admission en service d’urgence pour exacerbation de l’asthme. Il s’agit d’une étude en croisé.

 METHODES. Nous avons inclus des patients de Barcelone âgés de plus de 14 ans (467 hommes et 611 femmes), décédés dans la période 1985-1995 et s’étant rendus dans les services d’urgence d’un des 4 principaux hôpitaux de la ville pour asthme. Les personnes décédées étaient identifiées grâce au registre des décès de Catalogne. Les causes des décès étaient retrouvées en consultant les certificat de décès. Les niveaux de pollution de l’air, des pollens et des spores ont été mesurés par les différentes stations ce qui a permis d’établir une moyenne pour l’ensemble de la ville.

 RESULTATS. Le dioxyde d’azote est associé à la mortalité quelque soient les causes de décès chez les patients asthmatiques ayant fait l’objet de plus d’une admission en service d’urgence. L’association est particulièrement importante pour les causes respiratoires. L’ozone augmente aussi le risque de décès des patients asthmatiques durant le printemps et l’été. L’association particules, pollens et spores n’est pas significative, et pas d’interaction entre les polluants de l’air, les pollens et les spores.

 CONCLUSIONS. Le dioxyde d’azote et l’ozone peuvent provoquer des exacerbations de l’asthme sévère et entraîner le décès parmi les sujets asthmatiques.


Le mot de l'allergo

La pollution de l’air (dans cette étude les marqueurs sont l’ozone et le dioxyde d’azote), lors des pics, exacerbe les asthmes graves et augmente la mortalité chez les asthmatiques. Rien d’original, puisque d’autres études sont parvenues aux mêmes conclusions. Il s’agit toutefois d’une étude rétrospective de grande envergure.

Par contre, celle-ci ne préjuge en rien du rôle des polluants sur la genèse de l’asthme allergique.

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