Les préparations lactées à base de soja injustement nommées "laits" de soja (le terme adéquat est "jus de soja") ont donné part à une prise de position très nette de l’AFSSA en mars 2005 :
"pour les nourrissons et les jeunes enfants consommant des préparations à base
de protéines de soja, il est recommandé de limiter l’apport en phyto-estrogènes à
1 mg/L de préparation reconstituée. De même, il faut veiller à limiter l’exposition in
utero et néo-natale" et le clou était enfoncé en juillet de la même année : "Compte tenu de l’état actuel des connaissances et des incertitudes concernant les effets à long terme des fortes doses d’isoflavones ingérées de façon prolongée par les nourrissons, il paraît prudent de ne pas recommander de la naissance jusqu’à l’âge de 3 ans, l’utilisation de préparations à base de soja, si celles-ci ne sont pas à teneur réduite en isoflavones et de contrôler les apports journaliers.".
Une étude publiée dans le medline (merci à Mme le Pr C. Bennetau - Pelissero
ENITA de Bordeaux) en avril dernier confirme la prudence avant six mois de vie mais laisse la porte ouverte (de bon sens) à l’usage de ces jus de soja au-delà de six mois de vie pour les allergiques aux protéines de lait de vache découverts tardivements et qui refusent souvent de boire les hydrolysats proposés en alternative à cause de leur goût.
Finalement, la prudence de l’afssa si elle est bien nécessaire retrouve une juste place avec une marge plus raisonnable dans l’usage des "jus de soja".