Variabilité moléculaire des groupes 1 et 5 des allergènes du pollen de Graminées parmi quelques espèces de la sous famille des Pooideae : implications pour l’immunothérapie. : H. Chabre 1 , B. Gouyon 1 , A. Huet 1 , V. Boran-Bodo 1 , E. Nony 1 , M. Hrabina 1 , F. Fenaille 2 , A. Lautrette 1 , M. Bonvalet 1 , B. Maillère 2 , V. Bordas-Le Floch 1 , L. Van Overtvelt 1 , K. Jain 1 , E. Ezan 2 , T. Batard 1 and P. Moingeon 1
1 Stallergenes SA, 6 rue Alexis de Tocqueville, 92160 Antony, France and 2 Commissariat à l’Energie Atomique, 91190 Gif-sur-Yvette, France
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 40 Issue 3, Pages 505 - 519
– Contexte :
- Les différences entre les allergènes majeurs provenant d’espèces distinctes de Graminées restent à déterminer, à la fois en termes de structure et d’antigénicité.
– Méthodes :
- Des allergènes purifiés des groupes 1 et 5 provenant de cinq espèces communes des Pooideae ont été analysés par spectrométrie de masse (SM).
- Les complexes majeurs d’histocompatibilité (CMH) de classe II dédiés aux épitopes T ont été identifiés grâce à des algorithmes prédictifs et à des tests de liaison HLA.
- La réactivité des cellules T CD4 + et la liaison des IgE ont été évalués en se fondant respectivement sur l’induction de l’expression de CD154 dans les cellules mononuclées du sang périphérique et l’utilisation de tests ELISA.
– Résultats :
- L’analyse en SM du groupe 5 des allergènes du pollen révèle des variabilités considérables intra- et inter-espèces dans la séquence d’acides aminés, avec 30-50 isoformes prédominants trouvés pour chaque espèce.
- Les différences dans la séquence d’acides aminés ainsi que les N-et O-glycosylations contribuent à la variabilité des allergènes du groupe 1, avec 5-10 isoformes principaux selon les espèces.
- Sur les 14 épitopes de cellules T du CMH de classe II identifiés dans le groupe 1, un seul est conservé parmi les cinq espèces de graminées.
- Des différences significatives dans l’affinité de liaison pour les molécules HLA-DR entraînent des reconnaissances variables des cellules T CD4 + des allergènes purifiés du groupe 1 et 5 des diverses espèces.
- Jusqu’à 38% et 85% des patients présentent des réponses en IgE sériques spécifiques d’espèces ou semi-spécifiques à des épitopes respectivement associés aux groupes 1 et 5.
– Conclusion :
- Des allergènes majeurs du pollen de Graminées issus d’espèces distinctes comportent à la fois des épitopes T et B partagés et des épitopes spécifiques d’espèces.
- En comparaison avec des extraits simples, un extrait de pollen de cinq Graminées est donc plus approprié pour l’immunothérapie spécifique, car il contient un répertoire plus large des épitopes IgE auxquels les patients sont sensibilisés.
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