Les aldéhydes de l’environnement intérieur : mesures des taux de contaminations et identification des facteurs influençant dans des logements Parisiens. : Clarisse B, Laurent AM, Seta N, Le Moullec Y, El Hasnaoui A, Momas I. Laboratoire d’Hygiene et de Sante Publique, Universite Rene Descartes, Faculte des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques, Paris, France dans Environ Res. 2003 Jul ;92(3):245-53.
L’augmentation récente de la prévalence de l’asthme et de l’atopie dans l’enfance a soulevé le problème du rôle des polluants intérieurs et de la qualité de cet air intérieur.
Le rôle contributif des aldéhydes à ce problème et le fait qu’ils sont souvent présents dans l’environnement domestique les rend particulièrement intéressants.
– Objectif de l’étude : Cette étude a porté sur les taux de 7 aldéhydes différents dans des logements parisiens, provenant de différentes sources, et a recherché les facteurs qui influencent leurs taux.
– Méthodologie :
* L’étude a porté sur la pièce principale de 61 appartements sans qu’il n’y ait d’antécédents de plainte pour mauvaise odeur ou de symptômes spécifiques, les 2 tiers de ces appartements ayant été récemment remis à neuf.
* Les échantillons d’aldéhydes ont été prélevés dans ces pièces selon une méthode passive, et un questionnaire sur les sources potentielles de ces aldéhydes à été rempli dans le même temps.
* Une analyse multiple de régression linéaire a été utilisée pour évaluer les facteurs influençant les taux des aldéhydes.
– Résultats :
* Cette étude révèle que le propionaldehyde et le benzaldehyde ont une importance mineure par rapport au formaldehyde, acetaldehyde, pentanal et hexanal.
* Les auteurs trouvent des taux de ces derniers composants qui sont liés à l’âge du recouvrement des sols et des murs (rénovation de moins de 1 an), du tabagisme, et de paramètres ambiants (dioxyde de carbone, température).
– Conclusion : Ces résultats devraient pouvoir aider à l’évaluation de l’émission intérieure des aldehydes.
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