Les IgE spécifiques aux extraits de poissons ne prédisent pas une allergie à des espèces spécifiques dans une population d’adultes allergiques aux poissons. : Karlijn JG Schulkes1, Rob JB Klemans1*, Lidy Knigge1, Marjolein de Bruin-Weller1, Carla AFM Bruijnzeel-Koomen1, Åsa Marknell deWitt2, Jonas Lidholm2 and André C Knulst1
1 Department of Dermatology/Allergology, University Medical Center Utrecht, PO Box 85500, Utrecht 3508, GA the Netherlands
2 Thermo Fisher Scientific, Uppsala, Sweden
dans Clinical and Translational Allergy 2014, 4:27
– Introduction :
- Le poisson est une cause importante d’allergie alimentaire.
- Les travaux sur l’allergie aux poissons sont rares, et dans la plupart des cas ces études sont limitées à une évaluation sérologique.
- L’objectif de ce travail a été d’étudier les différentes formes d’allergie auto rapportée et la tolérance aux différentes espèces habituellement consommées et les corrélations avec la sensibilisation IgE à ces mêmes espèces.
– Matériel et Méthode :
- 38 adultes allergiques aux poissons ont complété un questionnaire prenant en compte :
- l’atopie,
- l’âge de début
- et les symptômes,
- vis-à-vis de 13 espèces de poissons communément consommées aux Pays-Bas (silure, morue, hareng, anguille, merlu, lieu noir, tilapia, saumon, sardine, thon, plie, et espadon).
- Les IgE spécifiques, aux extraits de ces poissons ont été dosées par ImmunoCAP.
– Résultats :
- L’âge moyen de début de l’allergie aux poissons est de 8.5 ans.
- Des réactions sévères ont été rapportées par la majorité des patients (n = 20 soit 53% : manifestations respiratoires et parmi ces 20 patients, 6 ont eu également des symptômes cardiovasculaires).
- Après le diagnostic, 66% de ces patients ont éliminé tous les poissons de leur alimentation.
- L’allergie à toutes les espèces, parce que le patient a fait des essais, est rapportée par 59% des patients :
- morue (84%) et hareng (79%) sont les espèces le plus souvent impliquées
- alors que hareng (57%) et l’espadon (55%) sont les moins fréquentes.
- Un taux d’IgEs positif (seuil > ou = 0.35 kUA/L) pour les espèces en cause sont rangées entre 50% (espadon) et 100% (hareng).
- Chez les patients tolérants, une valeur négative d’IgEs (< 0.35) va de 0% (hareng, lieu noir, espadon) 75% (sardine).
- Pour la morue, l’accord entre les tests IgEs et l’allergie rapportée ou la tolérance est de 82% et 25%, respectivement.
- La sensibilisation à la parvalbumine de morue (Gad c 1) est présente chez 77% des patients.
– Conclusion :
- La réactivité croisée sérologique entre les espèces de poissons est fréquente, mais dans une proportion significative de patients, la pertinence clinique semble limitée à seulement certaines espèces.
- Un interrogatoire bien conduit ou des tests de provocation alimentaire sont nécessaires pour déterminer l’allergie aux différentes espèces de poissons.
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