Tests de provocation nasale atypiques chez des patients atteints de rhinite idiopathique : élément complémentaire en faveur de l’allergie en l’absence d’atopie. : A. S. Carney, D. G. Powe, R. S. Huskisson and N. S. Jones Departments of Otolaryngology - Head & Neck Surgery, andClinical Laboratory Sciences, Queen’s Medical Centre, Nottingham, UK dans Clinical & Experimental Allergy 32 (10), 1436-1440.
doi : 10.1046/j.1365-2745.2002.01465.x
– CONTEXTE. La physiopathologie de la rhinite idiopathique est inconnue bien qu’il existe des éléments suggérant que nombre de patients puissent avoir une forme localisée de rhinite allergique en l’absence de symptôme ou de marqueur de l’atopie.
Cette étude compare les résultats détaillés de tests de provocation nasale (TPN) pratiqués chez des patients atteints de rhinite idiopathique, comparés à ceux obtenus chez des patients atopiques et des patients indemnes comme contrôle.
– METHODES.
* Les patients atteints de rhinite idiopathique (n=23), de rhinite pérenne allergique (n=8) et les patients du groupe de contrôle (n=8) ont subi un TPN au sérum salé afin d’exclure l’hyperréactivité non spécifique et ensuite un TPN spécifique allergénique.
* Le degré de liberté des voies nasales a été évalué par la rhinomanométrie antérieure active.
– RESULTATS.
* Tous les patients souffrant de rhinite allergique montraient un TPN bilatéral spécifique allergénique positif.
* Tous les sujets du groupe de contrôle avaient ce même test de provocation négatif.
* Deux patients du groupe rhinite idiopathique testés positifs au sérum salé ont été exclus de l’étude alors que 62% des patients restants de ce groupe avaient un test de provocation nasale spécifique allergénique positif.
* Parmi les patients souffrant de rhinite idiopathique et ayant un test de provocation positif, 85 % étaient sensibles aux acariens domestiques.
– CONCLUSION. Une proportion significative de patients atteints de rhinite idiopathique a présenté un test de provocation nasale positif, la majorité aux allergènes des acariens domestiques. Ces constatations s’ajoutent au poids des preuves pour suggérer que l’allergie localisée puisse exister en l’absence de marqueurs de l’atopie.
Envie de réagir?