Réactivité des voies aériennes à l’Adénosine 5’-Monophosphate (AMP) et mesures de l’oxyde nitrique (NO) expiré. Valeur prédictive comme marqueurs de réduction des doses de corticoïdes inhalés (CI) chez les asthmatiques. : Luis Prieto, PhD ; Laura Bruno, MD ; Valentina Gutiérrez, PhD ; Sonia Uixera, MD ; Carmen Pérez-Francés, MD ; Amparo Lanuza, PhD and Ana Ferrer, MD
From the Sección de Alergología, Hospital Universitario Dr. Peset, and Universidad de Valencia, Valencia, Spain
– Objectifs. Etudier l’utilité de la mesure de la réactivité des voies aériennes à l’AMP inhalé et des niveaux de NO expiré comme marqueurs pour réduire sans risque la dose de CI chez des asthmatiques bien contrôlés par des doses modérément élevées de CI.
– Méthodes.
* 37 asthmatiques bien contrôlés depuis au moins 3 mois par des doses modérées de CI (dipropionate de béclométasone 0,5 à 1 mg ou équivalent) ont été inclus dans l’étude.
* Les patients étaient traités pendant une période de run-in (référence) de 2 semaines avec leur dose habituelle de CI.
* Pendant les 12 semaines suivantes, les CI étaient diminués à moitié dose, en gardant le même système d’inhalation.
* A la fin de la période de référence et après 2, 8 et 12 semaines de traitement avec une dose réduite, des mesures étaient réalisées dans l’ordre suivant : NO expiré, spiromètrie, test de provocation à l’AMP.
* De plus, les patients ont complété un recueil bi-quotidien des débits expiratoires de pointe, des symptômes diurnes et nocturnes, et de l’utilisation en cas de besoin de salbutamol.
– Résultats.
* 10 patients ont eu une exacerbation d’asthme.
* En utilisant l’analyse de survie de Kaplan-Meyer, les prédicteurs significatifs d’échec dans la réduction des CI étaient le fait d’avoir à la fois une bronchoconstriction en réponse à l ’AMP et des niveaux de NO expiré à 15 ppb à la période de référence (p=0.006), aussi bien qu’avoir à la fois une bronchoconstriction en réponse à l’AMP et des niveaux de NO 20 ppb de référence (p=0.033).
* Une diminution d’au moins la moitié de la concentration d’AMP entraînant 20% de baisse du VEMS 2 semaines après que la dose de CI ait été réduite était un facteur prédictif à la limite de la signification pour l’échec de la réduction des CI (p=0.062).
– Conclusion. Cette étude suggère que chez des patients asthmatiques bien contrôlés par des CI, la détermination de la réponse à l’AMP et des niveaux de NO expiré peut être utile pour identifier les sujets dont l’état se détériorera ou pas en cas de réduction de la dose de CI.
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