Distribution saisonnière du diagnostic initial et des recrudescences cliniques de l’œsophagite à éosinophiles : revue systématique et méta-analyse. : Lucendo AJ, Arias Á, Redondo-González O, González-Cervera J.
Seasonal distribution of initial diagnosis and clinical recrudescence of eosinophilic esophagitis : a systematic review and meta-analysis.
dans Allergy 2015 ; DOI : 10.1111/all.12767.
– Contexte :
- L’association entre la saisonnalité et le diagnostic et/ou recrudescence de l’œsophagite à éosinophiles reste incertain, certaines études démontrant un taux de diagnostic plus élevé dans les mois à forte charge d’aéroallergènes tandis que d’autres excluant cette association.
– Méthodes :
- Nous avons effectué une recherche systématique des bases de données Medline, Embase et SCOPUS concernant les études sur la saisonnalité du diagnostic initial ou de la recrudescence (impaction alimentaire) de l’œsophagite à éosinophiles.
- Des estimations récapitulatives, y compris les intervalles de confiance à 95%, ont été calculées pour la variation saisonnière du diagnostic ou de l’incidence de l’impaction du bol alimentaire.
- Un modèle de méta-analyse de régression à effets aléatoires a été utilisé à l’aide des données agrégées de comparaison de la saisonnalité du diagnostic et de la recrudescence de l’œsophagite à éosinophiles.
- Les risques de biais de publication ont été évalués au moyen de l’analyse du graphique en entonnoir « funnel plot ».
– Résultats :
- Des 1078 références trouvées, les données ont finalement été collectées à partir de 18 études qui comprenaient un total de 16 846 patients atteints d’œsophagite à éosinophiles.
- De tous les nouveaux cas d’œsophagite à éosinophiles diagnostiqués chaque année, 27,1% l’ont été au printemps et 21,5% en hiver.
- Aucune différence statistique globale de la répartition saisonnière annuelle des cas nouvellement diagnostiqués n’a été observée dans le modèle de méta-analyse de régression à effets aléatoires (P = 0,132).
- De même, une répartition homogène des épisodes de recrudescence au long de l’année a été noté sans aucune différence significative entre les saisons (P = 0,699). -* Pas de biais de publication significatif retrouvé.
– Conclusions :
- Cette revue systématique ne met pas en évidence de variations saisonnières significatives de la répartition du diagnostic et de la recrudescence, au long de l’année, de l’œsophagite à éosinophiles.
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