Importance des expositions prénatales dans le développement ultérieur d’une maladie allergique : étude d’une cohorte de naissance utilisant les données de la west midlands général practice. : McKeever TM, Lewis SA, Smith C, Hubbard R. Division of Respiratory Medicine, University of Nottingham, Nottingham, United Kingdom. dans Am J Respir Crit Care Med 2002 Sep 15 ;166(6):827-32
L’étiologie des maladies atopiques n’est pas encore connue, mais une diminution de l’exposition aux infections pourrait jouer un rôle important.
Il y a peu de données sur l’impact d’un changement dans l’exposition aux affections microbiennes durant la grossesse et le risque pour l’enfant de développer une maladie allergique.
En reprenant une étude de cohorte de 24690 enfants, (provenant des données de l’étude West Midlands General Practice Research Database), les auteurs ont étudié les relations entre un certain nombre d’expositions prénatales et leurs relations avec l’incidence ultérieure d’un asthme, d’un eczéma et d’un rhume des foins.
Les résultats suggèrent que l’exposition aux antibiotiques in utero est associée à une augmentation du risque de développer un asthme d’une façon dose dépendante (plus de deux traitements antibiotiques comparés à aucun : ratio = I,68, IC (intervalle de confiance) de 95% : 1,51-1,87) et une association similaire est notée pour l’eczéma (ratio = 1,56, IC 95% : 1,06-1,29) et le rhume des foins (ratio ajusté = 1,56, IC 95% : 1,22-2,01).
L’exposition à un certain nombre d’infections pendant la vie in utero est aussi associée à une augmentation mais modérée à développer une maladie allergique.
Un effet protecteur fort des autres frères et sœurs est observé à l’intérieur de la cohorte, mais des grossesses précédentes qui n’entraînent pas une naissance viable ne sont pas protectrices.
Conclusion : Ces données suggèrent que l’exposition à des antibiotiques et à des infections in utero représentent un facteur de risque important dans le développement ultérieur des maladies allergiques.
Envie de réagir?