Taux de la lactoferrine comme biomarqueur de la rhinite allergique. : G. -S. Choi 1 , S. -Y. Shin 2 , J. -H. Kim 3 , H. -Y. Lee 1 , N. S. Palikhe 1 , Y. -M. Ye 1 , S. -H. Kim 1 and H. -S. Park 1
Departments of 1Allergy and Rheumatology, and 2Otolaryngology, Kyung Hee University College of Medicine, Seoul, Korea and 3Department of Pathology, Ajou University School of Medicine, Suwon, Korea
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 40 Issue 3, Pages 403 - 410
– Contexte :
- La rhinite allergique (RA) est une maladie très commune et un facteur de risque d’asthme allergique.
- La découverte de nouveaux biomarqueurs pour la détection précoce de la RA permettrait d’améliorer les résultats cliniques et réduire son poids socio-économique. -*Nous avons cherché à identifier un nouveau marqueur sérologique de détection de RA à l’aide d’une approche protéomique.
– Méthodes :
- Afin d’identifier les protéines impliquées dans la RA, une protéomique comparative a été utilisée sur des liquides de lavage nasal (LLN) prélevés avant et après un test de provocation nasale (TPN) avec Dermatophagoides pteronyssinus (DPter) chez un sujet souffrant d’une RA à DPter.
- La pertinence clinique des protéines identifiées a été évaluée par ELISA utilisant les LLN et des sérums provenant de trois groupes d’étude :
- RA à DPter ;
- sujets présentant une IgE réactivité à DPter non symptomatique ;
- et des sujets non atopiques comme contrôles sains.
- Les sensibilités et spécificités des protéines candidates pour la prédiction de la RA ont été déterminées en utilisant des courbes ROC (Caractéristique opérante du receveur).
– Résultats :
- Dans l’analyse protéomique, l’expression de la lactoferrine était régulée positivement après TPN.
- L’étude de validation en utilisant ELISA a montré un niveau significativement plus faible de lactoferrine sérique dans le groupe RA que dans les deux autres groupes (P <0,05, respectivement).
- Pour distinguer les sujets atteints ou non de RA, le seuil de réduction optimale du taux sérique de lactoferrine a été fixée à <307 ng/ml en utilisant la courbe ROC.
- La sensibilité et la spécificité de prédire la RA étaient de 81,4% et de 58%.
- Lorsqu’il est combiné au taux d’IgE sériques spécifiques de DPter, la sensibilité et la spécificité de la prédiction de la rhinite allergique étaient de 76,7% et 79,2%.
– Conclusion :
- Ces résultats suggèrent que le taux de lactoferrine sérique est associé au phénotype de la rhinite allergique à Dermatophagoides pteronyssinus, et que combiné au taux d’IgE sériques spécifiques de DPter, il pourrait être un marqueur sérologique potentiel pour la détection précoce de la RA.
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